Culte du 22 mars 2020

 

Dimanche 22 mars

Bonjour à tous, chers frères et sœurs en Christ.

Le culte de ce dimanche matin sera un peu particulier. En effet, nous sommes séparés pour un temps. Nous ne pouvons pas nous réunir matériellement et pourtant, nous croyons que, par l’Esprit, nous sommes UN, rassemblés en un seul corps.

C’est Dieu qui nous rassemble même si nous sommes loin les uns de autres.
Avant de prier et louer le Seigneur je voulais vous encourager à ne pas céder à la peur ou à la panique.

Même si nous n’en comprenons pas le sens, chaque épreuve est utile pour nous faire grandir dans la foi et nous rendre plus forts.

Prière :

Seigneur, notre Dieu, nous venons humblement devant toi, ce matin, te rendre la louange et la gloire qui te sont dues.
Dans ce temps d’épreuve difficile, nous te demandons de garder nos cœurs et nos âmes dans
Ta paix. Que ta parfaite joie illumine nos vies malgré ce trouble qui envahit notre quotidien.

Que ta main nous porte dans cette tempête et nous aide à marcher dans la confiance et la foi
car tu es le Seigneur de nos vies. Ta Parole nous encourage, tu nous le dit dans :
Esaïe 41.10,

« sois sans crainte, car je suis avec toi, n’ouvre pas des yeux inquiets, car je suis ton Dieu,
je te fortifie, je viens à ton secours, je te soutiens de ma droite victorieuse. »

A toi soit la gloire par Jésus-Christ, ton fils unique et notre sauveur. Amen

Chantons pour rendre gloire à notre Seigneur

JEM 576 – Je loue ton nom Eternel

https://www.youtube.com/watch?v=9qa88dZaJWo

Strophe

Je loue ton nom Éternel ; Seigneur, je célèbre ta bonté. Quelle joie, tu vis en moi ! Quelle joie, tu viens pour nous sauver. Je loue ton nom Éternel ; Seigneur, je célèbre ta bonté. Quelle joie, tu vis en moi ! Quelle joie, tu viens pour nous sauver.

Refrain

Tu viens du ciel sur la terre Montrer la voie, De la terre à la croix Payer pour moi, De la croix jusqu’au tombeau, Et du tombeau jusqu’au ciel. Je loue ton nom, Éternel.

Strophe

Je loue ton nom Éternel ; Seigneur, je célèbre ta bonté. Quelle joie, tu vis en moi ! Quelle joie, tu viens pour nous sauver. Je loue ton nom Éternel ; Seigneur, je célèbre ta bonté. Quelle joie, tu vis en moi ! Quelle joie, tu viens pour nous sauver.

Refrain

Tu viens du ciel sur la terre Montrer la voie, De la terre à la croix Payer pour moi, De la croix jusqu’au tombeau, Et du tombeau jusqu’au ciel. Je loue ton nom, Éternel.


JEM 570 – Entends mon cœur, mon esprit qui te loue

https://www.youtube.com/watch?v=iC2XHJS0LzE

Strophe 1

1. Comment expliquer et comment décrire Un amour si grand, si puissant, Que rien ne peut le contenir ? Tu sais mes espoirs, Seigneur, tu sais mes craintes Et mes mots sont bien trop petits Pour dire tout l’amour que j’ai pour toi.

Refrain

Alors entends mon cœur, Mon esprit qui te loue, Entends le chant d’amour D’un enfant racheté. Je prendrai mes faibles mots Pour te dire quel Dieu merveilleux tu es, Mais je ne pourrai pas Te dire combien je t’aime ; Alors entends mon cœur.

Strophe 2

2. Si tout comme la pluie Les mots pouvaient couler Et si j’avais l’éternité, Je ne pourrais pas l’exprimer. Mais dans les battements de mon cœur Tu entendras toujours: « Merci pour la vie, pour la vérité Et pour le chemin ».

Refrain

Alors entends mon cœur, Mon esprit qui te loue, Entends le chant d’amour D’un enfant racheté. Je prendrai mes faibles mots Pour te dire quel Dieu merveilleux tu es, Mais je ne pourrai pas Te dire combien je t’aime ; Alors entends mon cœur.

Strophe 3

3. (Instrumental) Tu sais nos espoirs, Seigneur, tu sais nos craintes Et nos mots sont bien trop petits Pour dire tout l’amour que nous avons.

Refrain 3

Alors entends nos cœurs, Nos esprits qui te louent, Entends le chant d’amour De tous tes rachetés. Nous prendrons nos faibles mots Pour te dire quel Dieu merveilleux tu es, Non nous ne pourrons pas Te dire tout notre amour ; Alors entends nos cœurs.

Dans ta grande bonté, tu nous à donné Ta Parole, pour être un enseignement mais aussi un baume sur nos cœurs blessés ou inquiets. Je vous invite à ouvrir votre Bible au Psaume 23.
«1 L’Eternel est mon berger, je ne manquerai de rien.
2 Il me fait reposer dans de verts pâturages, il me dirige vers les eaux paisibles.
3 Il restaure mon âme. Il me conduit dans les sentiers de la justice, à cause de son nom.

4 Quand je marche dans la vallée de l’ombre de la mort, je ne crains aucun mal, car tu es avec moi : ta houlette et ton bâton, voilà mon réconfort.

5 Tu dresses devant moi une table, en face de mes adversaires ; tu oins ma tête d’huile et ma coupe déborde.

6 Oui le bonheur et la grâce m’accompagneront tous les jours de ma vie, et je reviendrai dans la maison de l’Eternel, pour la durée de mes jours. »

Chantons encore – JEM 847- C’est dans le calme et la tranquillité que sera votre force.

https://www.youtube.com/watch?v=Ltg2DIQmCXw

Refrain

C’est dans le calme et la tranquillité Que sera notre force Et la confiance en ta fidélité Sera notre paix. C’est dans le calme et la tranquillité Que sera notre force Et la confiance en ta fidélité Sera notre paix.

Strophe 1

1. Nous avons tant de peine à croire En tes promesses Et à ne pas compter sur nos propres efforts.

Refrain

C’est dans le calme et la tranquillité Que sera notre force Et la confiance en ta fidélité Sera notre paix. C’est dans le calme et la tranquillité Que sera notre force Et la confiance en ta fidélité Sera notre paix.

Strophe 2

2. Car tu attends de nous révéler ta tendresse Et de convaincre nos cœurs de ta compassion.

Refrain

C’est dans le calme et la tranquillité Que sera notre force Et la confiance en ta fidélité Sera notre paix. C’est dans le calme et la tranquillité Que sera notre force Et la confiance en ta fidélité Sera notre paix.

Ce que nous traversons actuellement me fait penser au passage de Matthieu 14. 22/33
quand Jésus va à la rencontre de ses disciples en marchant sur les eaux. Ceux-ci s’en effrayent croyant voir un fantôme, mais Jésus leur parle et Pierre lui répond :

  • V 28 : si c’est toi, ordonne-moi d’aller vers toi sur les eaux. Et Jésus lui dit : viens !
    Pierre sortit de la barque et marcha sur les eaux pour aller vers Jésus.
    Mais en voyant que le vent était fort, il eut peur et comme il commençait à s’enfoncer,
    il s’écria : Seigneur sauve-moi !
    Aussitôt Jésus étendit la main, le saisit et lui dit : homme de peu de foi, pourquoi as-tu douté ? Ils montèrent dans la barque et le vent tomba. Ceux qui étaient dans la barque
    se prosternèrent devant Jésus et dirent : tu es véritablement le Fils de Dieu. »

Frères et sœurs, ne doutons pas, Jésus est avec nous dans la barque. Il nous tient dans sa main puissante. Rien ne peut nous arriver. L’inquiétude est légitime mais ne laissons pas l’ennemi s’engouffrer dans la brèche de la peur pour semer la panique. Dieu nous demande aussi d’être soumis aux autorités lorsqu’elles font le bien.

Je sais que si j’avais été à la place de Pierre dans cette tempête j’aurai sans doute eu la même réaction que lui. Je n’aurai peut-être même pas osé aller à la rencontre de Jésus sur l’eau.

Aujourd’hui, notre foi est mise à l’épreuve et je suis convaincue que c’est pour notre bien
et peut-être pour le bien du monde qui ne connaît pas le salut.
Ne cédons pas au découragement ou au doute, restons confiants, malgré la tempête, restons unis. Dieu fera tout comme il le promet.

Je vous propose de chanter comme une prière et une confession de nos fautes :
Tel que je suis, sans rien à moiAEC 420 (1,2,4)

https://www.youtube.com/watch?v=IuBpuuw21fs

Strophe 1

1. Tel que je suis, sans rien à moi, Sinon ton sang versé pour moi Et ta voix qui m’appelle à toi, Agneau de Dieu, je viens, je viens !

Strophe 2

2. Tel que je suis, bien vacillant, En proie au doute à chaque instant, Lutte au dehors, crainte au dedans, Agneau de Dieu, je viens, je viens !

Strophe 3

3. Tel que je suis, ton cœur est prêt À prendre le mien tel qu’il est, Pour tout changer, Sauveur parfait ! Agneau de Dieu, je viens, je viens !

Strophe 4

4. Tel que je suis, ton grand amour A tout pardonné sans retour. Je veux être à toi dès ce jour ; Agneau de Dieu, je viens, je viens !

« Je ne sais pourquoi dans sa grâce Jésus m’a tant aimé, pourquoi de son sang il efface
ma dette et mon péché. Mais, je sais qu’en lui j’ai la vie, il m’a sauvé dans son amour,
et gardé par sa main meurtrie, j’attends l’heure de son retour. »

Celui qui croit que Jésus est mort pour ses péchés et qu’il est ressuscité, celui là est sauvé.
Il n’y a pas de dette, pas de facture à payer. Ce salut est offert à tous !
Tout a été accompli à la croix. C’est ce en quoi nous croyons.


Chantons notre reconnaissance pour un tel don, un tel trésor.

AF 45 – Compte les bienfaits de Dieu (1,2,4)

https://www.youtube.com/watch?v=mywV4B6SYGE

Strophe 1

1. Quand le vol de la tempête Vient assombrir ton ciel bleu, Au lieu de baisser la tête, Compte les bienfaits de Dieu.

Refrain

Compte les bienfaits de Dieu, Mets-les tous devant tes yeux, Tu verras, en adorant, Combien le nombre en est grand.

Strophe 2

2. Quand sur la route glissante, Tu chancelles sous ta croix, Pense à cette main puissante Qui t’a béni tant de fois.

Refrain

Compte les bienfaits de Dieu, Mets-les tous devant tes yeux, Tu verras, en adorant, Combien le nombre en est grand.

Strophe 3

3. Si tu perds dans le voyage Plus d’un cher et doux trésor, Pense au divin héritage Qui Là-Haut, te reste encor.

Refrain

Compte les bienfaits de Dieu, Mets-les tous devant tes yeux, Tu verras, en adorant, Combien le nombre en est grand.

Strophe 4

4. Bénis donc, bénis sans cesse Ce Père qui chaque jour Répand sur toi la richesse De son merveilleux amour.

Refrain

Compte les bienfaits de Dieu, Mets-les tous devant tes yeux, Tu verras, en adorant, Combien le nombre en est grand.

Comme je l’ai dit au début, les cultes que nous allons vivre dans les semaines à venir seront différents. Cela va nous sortir de nos habitudes et certains se posent sûrement la question de l’offrande. Nos revenus en baisse, le chômage partiel pour certains. Comment honorer notre engagement ?

Le Seigneur connaît chaque besoin, chacune de nos difficultés. Remettons-lui tout ce qui nous inquiète, il pourvoira à tout, selon sa promesse.

Même si nous ne pouvons pas être présent au culte, nous pouvons donner autrement par d’autres moyens comme l’envoi de virements. Nous sommes reconnaissants pour ces promesses sachant que tous nos biens lui appartiennent.

Prédication – Pasteur Clémence Bury (Voir vidéo et/ou autre document)

Alès Luc 13 : 1-9 22/03/20

* Prière

* Lecture

Un dictateur qui massacre des habitants pendant qu’ils célèbrent leur culte, un bâtiment qui s’écroule et tue dix-huit personnes : voilà deux faits divers parmi beaucoup d’autres. Nos moyens d’information nous en rapportent des quantités dans le même genre. Populations massacrées, affamées volontairement, accidents de chemin de fer ou d’avion, c’est notre ration quotidienne d’horreur. Comment réagissons-nous à ces nouvelles tragiques, quand le malheur arrive aux autres ? Peut-être par un peu de pitié, par une petite participation financière pour aider les victimes… ou par l’indifférence de ceux qui sont gavés d’information. Quand c’est nous qui subissons le malheur, peut-être sommes-nous tentés de soupirer, comme le font certains : « Mais qu’est-ce que j’ai fait au Bon Dieu pour mériter ça ? » Le « ça » en question peut être très grave, ou beaucoup moins.

On retrouve dans cette phrase deux éléments important : la mise en cause de Dieu dans ce qui arrive, nous dédouanant nous mêmes à bon compte, et aussi l’affirmation de notre innocence : « je n’ai rien fait qui mérite ça ». Ou plus exactement, en réunissant les deux : « comme ce que j’ai fait ne peux pas être la cause du malheur qui me frappe, l’auteur de mon malheur ne peut être que Dieu, directement ou indirectement ».

Si ces points de vue sont couramment partagés dans l’ensemble des sociétés humaines, ils ne sont pas partagés par Jésus. Si l’Eglise se doit de partager la douleur des victimes, d’écouter, de pleurer avec ceux qui pleurent, de soutenir les survivants, elle n’a pas à cautionner ce type de discours. Les deux parties du passage du jour nous donnent aussi deux clés pour envisager une autre parole sur de tels événements, et sur le message de l’Evangile de manière plus générale.

Aujourd’hui nous sommes rejoints dans l’actualité puisque nous vivons un temps très étrange de pandémie et de confinement, temps pendant lequel nous sommes appelés à vivre notre temps autrement, et à repenser nos priorités.

La question qui se pose à nous, comme aux protagonistes de ce récit, est celle de notre réaction. Comment réagissons-nous à ce que nous ne comprenons pas ? Avec quel filtre lisons-nous les événements ?

Quand j’ai commencé à réfléchir sur ce texte, je ne pouvais pas imaginer qu’il serait autant d’actualité. Eh non, la Bible n’est pas coupée de nos réalités. La manière d’aborder la situation dans ce texte peut nous paraître abrupte et sans sentiment humain. La condoléance est présente ailleurs dans la Bible. Cependant je partirai du texte d’aujourd’hui.

Le roi Hérode, bien connu pour son tempérament sanguinaire, a fait tuer par ses soldats plusieurs habitants de Galilée. Luc ne précise pas dans quel but ni avec quels sentiments est rapporté l’événement. Peut-être ceux qui interrogent Jésus pensent-ils que ces gens devaient être bien coupables pour mériter un tel châtiment. L’idée que le péché attire le malheur comme une punition de Dieu est ancienne. On la trouve dans le Premier Testament, elle a encore cours du temps de Jésus. Il se peut que ces gens qui parlent à Jésus, qui lui racontent les dernières nouvelles aient cette pensée dans la tête. Peut-être attendent-ils que Jésus abonde dans ce sens-là. On ne sait pas…

Mais Jésus ne confirme rien du tout, au contraire. Ces pauvres gens tués sur l’ordre d’Hérode n’étaient pas plus coupables que les autres. Et Jésus raconte un autre fait divers : une des tours de Jérusalem est tombée et dix-huit personnes sont mortes sous les décombres. Ces dix-huit-là non plus ne sont pas punies pour leurs crimes. Jésus renverse l’opinion courante. Non, les victimes ne sont pas plus coupables que ceux que la vie a préservés jusqu’à maintenant. Tout le monde est également coupable, tous sont également pécheurs. Il n’existe pas d’exception. Nous aussi, nous sommes des pécheurs, nous risquons de subir les mêmes malheurs. Personne ne peut être assez orgueilleux pour se croire à l’abri.

Je ne sais pas à quelle époque le changement s’est opéré, de la victime certainement coupable à la victime certainement innocente, mais il reste que l’ensemble de la société humaine se pense parfaitement innocent, ou disons pas coupable au point de mériter ça.

Or, l’Evangile va à l’encontre de ce point de vue, en en prenant le total contrepoint : « Il n’y pas un juste, pas même un seul. »

Tous sont coupables, tous sont pécheurs, moi, vous, eux, tous. Il n’y a pas de victime innocente, pas une seule. Ou plutôt si, mais alors une seule : Jésus, sur la croix. Lui, fils de Dieu, lui sans péché. Il est victime innocente, il est LA victime innocente.

Comme il arrive souvent, cette vérité proférée par Jésus est dure à entendre, dure à encaisser. Et pourtant… Et pourtant, si nous réfléchissons un peu, sans chercher de faux-fuyant, sans essayer de nous excuser, nous comprendrons vite que nous sommes effectivement responsables, donc réellement coupables et réellement pécheurs, lorsque surviennent des catastrophes dans le genre de celle que l’évangéliste Luc rapporte.

« Si vous ne vous convertissez, vous périrez tous de même » répond Jésus.
On ne peut pas dire que Jésus fait preuve ici de beaucoup de psychologie.
Une question lui est posée, une question qui travaille beaucoup de nos contemporains encore aujourd’hui – pourquoi tant d’innocents souffrent-ils et meurent-ils ? – et Jésus lance un avertissement, ou du moins une exhortation à se convertir sans tarder ! On peut dire qu’il ne cherche pas à plaire.

Il y a bien d’autres occasions où on constate cela chez Jésus : il ne cherche pas à plaire.

La question de la souffrance des innocents, il n’y répond tout simplement pas. Pourtant elle nous paraît essentielle, incontournable. Jésus n’y répond pas. Par contre, il nous appelle à nous convertir sans attendre.

Et s’il y avait dans cette réponse abrupte de Jésus, une profonde sagesse pour nos vies ? Avons-nous vraiment besoin de savoir pourquoi les innocents souffrent ?

Le silence de Jésus sur la question nous laisse penser qu’il y a qu’il y a quelque chose de plus important que d’avoir réponse à tout.

Avons-nous vraiment besoin de savoir pourquoi nous traversons cette crise sanitaire sans précédent ?

Nous recevons de Jésus une parole dont nous avons par contre un urgent besoin pour vivre. Elle est toute simple : « convertissez-vous, faites retour, demi-tour ! »

Nous n’aurons jamais réponse à toutes les questions, mais nous pouvons faire quelque chose : nous convertir.

Avec cet appel à la conversion, Jésus nous fait sortir des explications théoriques de la souffrance pour nous engager dans la vie concrète, quotidienne, la vie que nous avons à vivre.
Nous pouvons en cela imiter le Seigneur, le Dieu d’Israël. Lorsque Moïse lui demande son nom, en quelque sorte donc une définition intellectuelle de qui est Dieu, il ne reçoit pas non plus de réponse directe à sa question.

Le Seigneur lui dit simplement : « je serai qui je serai », c’est-à-dire : je m’engage avec vous dans votre histoire, dans votre histoire de souffrances. Dans les évènements que vous allez vivre, vous me découvrirez, vous connaîtrez qui je suis.

Comme les Galiléens massacrés par Pilate pendant la fête de Pâque, Jésus mourra de la main du même tyran, pendant la fête de Pâque. Il s’engage dans notre histoire, dans l’histoire de son peuple Israël d’abord, victime de tant d’injustices, victime des tyrans qui se sont succédés sur son sol.

Il s’engage aussi dans notre histoire de victimes, partageant les blessures de notre existence. A cause de cela, nous pouvons nous convertir.

Nous pouvons faire quelque chose, pour que nos vies ne soient pas comme cette tour de Siloé qui a écrasé les autres. Pourquoi cette tour a-t-elle écrasé des personnes ? Parce qu’on l’a abîmée, une pierre a été descellée.

En nous convertissant, en accueillant Jésus, nous pouvons construire notre vie avec une pierre d’angle, une pierre solide, qui fera tenir debout notre vie, sans menacer la vie des autres.

Dieu, le Dieu d’Abraham, le Dieu d’Isaac et le Dieu de Jacob ne parle pas de Lui-même en termes abstraits. Pour se faire connaître il fait mieux que çà : il agit. Il libère les hébreux de leur douloureux esclavage en Egypte.

Jésus ne raisonne pas devant la souffrance des innocents. Il fait ; il agit. Il ira lui aussi à Jérusalem mourir de la main de Pilate, comme d’autres innocents. Il ressuscitera pour nous faire passer avec lui dans la vie maintenant.

Les questions demeurent, mais Jésus est là, engagé dans notre vie. Et I nous invite à revenir à Dieu.

Il y a aussi la deuxième partie de ce texte, cette petite histoire de figuier. Cet arbre qui ne donne pas de fruit, mais que le jardinier échappe de la hache pour encore une année d’espérance.
Cette parabole nous parle de la patience de Jésus.

Aucun vigneron ne laisse un arbre inutile dans sa vigne, c’est sûr. Mais Jésus le fait.
Des innocents meurent trop jeunes, et des bourreaux bénéficient d’une longévité exceptionnelle. La conclusion logique, c’est qu’il n’y a pas de Dieu. Que la vie avec son cortège de souffrances contredit l’existence d’un Dieu bon, juste.

Jésus tire une autre conclusion : il y a chez Dieu, le vigneron une patience étonnante, incompréhensible, miraculeuse, que Lui-même, Jésus a demandée. « Laisse le figuier encore cette année, le temps que je bêche tout autour et que je mette du fumier ».

Jésus s’engage à aller à la racine de nos vies. Là où d’autres auraient pensé que cela n’en vaut pas la peine, Jésus persévère. Il témoigne de la fidélité, de l’amour intransigeant, tenace, résistant, têtu du Dieu d’Israël. Ce Dieu tient ses engagements, son alliance avec Israël, son alliance avec le monde.

Il sollicite notre libre choix sans le forcer : « convertissez-vous ! »

Il nous laisse du temps, tout en nous disant que c’est urgent. Parce qu’il sait que ce n’est pas la peur qui nous poussera à une réelle conversion, mais la découverte de sa patience miraculeuse, de son prodigieux amour.

La manière de Dieu d’être juste, c’est de justifier le pécheur, de donner du temps à celui qui ne le mérite pas. De donner Jésus à ceux qui refusent son appel à la conversion. Son amour est plus fort que nous, plus grand que nous, mais en même temps, jamais il ne nous force. Jusqu’à ce que notre amour réponde au sien. Jusqu’à ce que nos actes répondent aux siens. C’est cela, se convertir.

Oui un délai est donné. A celui qui entend, à celui qui écoute. Il est encore temps de se repentir. Il est encore temps de se reconnaître pas si innocent que ça, pas innocent du tout, de se reconnaître pécheur. Il est encore temps de revenir à Dieu, de se placer sous la grâce de Dieu. Il est encore temps de devenir capable par cette grâce de Dieu, de porter du fruit.

Il ne m’appartient pas à moi, il n’appartient à personne, hormis à Dieu lui-même, de dire pourquoi ce délai m’est donné à moi qui écoute, et qu’il aurait peut-être pu être refusé à certains. La seule chose importante à considérer est que ce délai est là devant chacun d’entre nous aujourd’hui, maintenant. Qu’il se trouve un jardinier pour dire : pas maintenant, laisse-le, laisse-la encore. Et même, il nous faut comprendre que nous chrétiens, nous avons aussi à être ces jardiniers, qui demandent le délai, et qui profitent de ce délai pour creuser, pour amender, pour parler de grâce et de repentance.

Je voudrais que nous réfléchissions sur ce que nous sommes, nous autres chrétiens, nous autres croyants. Qui sommes-nous, que sommes-nous ? Des purs ? Des parfaits ? Non, mille fois non. Et j’ose dire que celui qui le croît s’illusionne beaucoup. Nous sommes avant tout des pécheurs. Notre nature n’est pas différente du reste de l’humanité. Nous sommes des pécheurs. Mais, si nous sommes des pécheurs, nous sommes des pécheurs pardonnés. Nous savons que par la grâce de Dieu nos péchés sont effacés. Je dis bien : par la grâce de Dieu. C’est à dire que nous n’avons jamais rien fait pour mériter ça. S’il y a ici quelqu’un qui pense mériter son salut, il se trompe lui-même. Nous sommes des pécheurs pardonnés, et nous sommes au courant, nous le savons. Nous le savons, et nous l’avons accepté.

Et il faut bien préciser que ce salut est acquis dès qu’il est accepté. Il ne s’agit pas d’un salut futur, d’un pardon à venir. Le croyant, par la foi, EST sauvé, il EST pardonné, et non pas il SERA pardonné.

Autour de nous, il y en a qui pensent que leur péché est tel qu’il est impardonnable. A ceux-là, il est difficile de faire comprendre que, mais si, le pardon, la grâce de Dieu, sont aussi pour lui, pour elle. Il y en a qui disent qu’ils ne veulent rien devoir à personne, et qu’ils peuvent racheter leurs fautes, payer, expier, et repartir la tête haute. A ceux-là, il est difficile de dire que, définitivement, ils ne peuvent pas se racheter par eux-mêmes, que rien ne peut contrebalancer leur péché, qu’il n’y a que la grâce offerte de Dieu, le salut gratuit, qui puisse leur rendre la vie vivable, digne d’être vécue.

Venons-en maintenant à ce mot, si fréquent dans la Bible, et sur lequel insiste notre texte, c’est à dire le mot « repentance ».

« Si vous ne vous repentez », « si vous ne changez pas de vie », « si vous ne vous convertissez pas », « si vous ne changez pas de conduite », « si vous ne changez pas de comportement », suivant diverses versions françaises du texte.

Qu’est ce qui est attendu ? Plusieurs choses, consécutives ou simultanées, immédiates ou progressives.
1.La prise de conscience du péché, des échecs, des ratages, des petites ou grandes catastrophes provoquées, du mal qui nous enveloppe si facilement, la prise de conscience de notre non-innocence, de notre culpabilité réelle et pas seulement imaginaire, maladive ou fictive.
2.La volonté d’y mettre fin, de tourner le dos au péché et au mal, de se retourner vers une toute autre direction, de regarder ailleurs.

3.La confiance placée dans la grâce de Dieu, dans cette grâce qui seule peut rendre possible une vie nouvelle, différente, qui partira dans une nouvelle direction, qui rendra possible un nouveau départ.

Et ce qui rend possible cette repentance, c’est qu’il y a eu une vraie victime innocente, Jésus mort sur une croix, sans péché. Le prix a été payé.

Le fruit digne de la repentance, que nous devons porter, ne nous servira à rien pour nous justifier. Nous ne pourrons pas nous en glorifier de quelque manière que ce soit. Nous devons tout à Jésus-Christ, notre vie, notre salut, ce délai qui nous a permis de comprendre son amour, et de nous mettre à porter ce fruit, qu’il souhaite que nous portions. Que ce fruit soit une attitude, une action ou un témoignage, il est et reste le fruit de l’action de la grâce de Dieu, de son Esprit Saint en nous.

Nous devons en permanence nous rendre disponible à cet amour et à ce témoignage. Il nous faut rester auprès de nos contemporains, pour leur témoigner de l’amour de Dieu, de ce Dieu qui n’est pas l’aveugle destructeur qu’ils pourraient penser dans leur colère, mais bien celui qui les aime et les attend, celui qui leur donne du temps pour le regarder, pour regarder à la croix.

Alors si nous devions chercher un « pourquoi » à cette situation que nous vivons, à cette crise que le monde entier traverse, je crois que la réponse irait dans ce sens :

La prise de conscience de ce délai, la remise en question de nos priorités, l’urgence de témoigner de notre Dieu dans ce monde qui a tout misé sur l’économie et le pouvoir, alors même que tout cela s’écroule au premier virus… La réponse, c’est ce que les Juifs appellent « techouva » (hébreu תשובה)qui peut être traduit par « repentance » ou plus exactement « retour à Dieu ».

Aujourd’hui, l’occasion nous est donnée de revenir à Dieu : dans notre cœur personnellement, dans nos familles, nos foyers ; dans nos communautés même si nous sommes séparés physiquement, mais par la force de la prière nous pouvons être unis ; dans notre monde en disant :

« Nous supplions au nom de Christ : Soyez réconciliés avec Dieu ! » (2 Corinthiens 5 : 20).

J’oserai terminer ce message en remerciant le Seigneur pour ce temps qu’Il nous permet de vivre, même si c’est difficile.

Le remercier parce qu’Il s’approche de nous en même temps qu’Il attend notre retour à Lui. Le remercier parce qu’Il nous donne une grille de lecture des événements qui n’est pas celle du monde. Le remercier parce qu’Il nous réveille et nous veut veillant et priant en attendant Son retour. Gloire te soit rendue Seigneur Dieu, dans le nom de Jésus-Christ ton Fils et par la puissance du Saint-Esprit ! Amen.

Chant : Jem 970 Yahwé

https://www.youtube.com/watch?v=GWhy_fEg4mU

Luc 13 : 1-9

1En ce temps-là, quelques personnes vinrent lui raconter ce qui était arrivé à des Galiléens dont Pilate avait mêlé le sang avec celui de leurs sacrifices.

2Il leur répondit : Pensez-vous que ces Galiléens aient été de plus grands pécheurs que tous les autres Galiléens, parce qu’ils ont souffert de la sorte ?

3Non, vous dis-je. Mais si vous ne vous repentez pas, vous périrez tous de même.

4Ou bien, ces dix-huit sur qui est tombée la tour de Siloé et qu’elle a tués, pensez-vous qu’ils aient été plus coupables que tous les autres habitants de Jérusalem ?

5Non, vous dis-je. Mais si vous ne vous repentez pas, vous périrez tous pareillement.

6Il dit aussi cette parabole : Un homme avait un figuier planté dans sa vigne. Il vint y chercher du fruit et n’en trouva pas.

7Alors il dit au vigneron : Voilà trois ans que je viens chercher du fruit à ce figuier, et je n’en trouve pas. Coupe-le : pourquoi occupe-t-il la terre inutilement ?

8Le vigneron lui répondit : Maître, laisse-le encore cette année ; d’ici-là je creuserai tout autour et j’y mettrai du fumier.

9Peut-être à l’avenir produira-t-il du fruit ; sinon, tu le couperas.

JEM 970 – Yahwé

https://www.youtube.com/watch?v=GWhy_fEg4mU

 

Strophe 1

1. L’Éternel est mon berger, De rien, je ne manquerai. O mon âme, chante, mon âme. Pas à pas, il me conduit, Au bord des eaux calmes, je le suis. O mon âme, chante mon âme.

Refrain

Oui, toujours le bonheur et la grâce M’accompagneront devant sa face. Dans sa présence, tellement de joie, tellement de joie ! Et, tant qu’il se trouve auprès de moi, Aucun mal, mon âme, tu ne craindras, Et dans son temple je reviendrai, je reviendrai.

Strophe 2

2. Et, si je traverse encore La vallée de l’ombre de la mort, O mon âme, chante, mon âme. Puisqu’il m’aime le premier, Non, rien ne pourra me séparer De son amour, de son amour.

Refrain

Oui, toujours le bonheur et la grâce M’accompagneront devant sa face. Dans sa présence, tellement de joie, tellement de joie ! Et, tant qu’il se trouve auprès de moi, Aucun mal, mon âme, tu ne craindras, Et dans son temple je reviendrai, je reviendrai.

Pont

Yahwé, Yahwé, tu fais briller sur moi ton soleil. Yahwé, Yahwé, ta lumière chasse au loin les ténèbres. Yahwé, Yahwé, ta Parole éclaire mon sentier. Yahwé, Yahwé, Yahwé.

Strophe 3

3. Bientôt, il viendra me chercher Et, dans sa maison, j’habiterai. O mon âme, chante, mon âme. Sans cesse, jusqu’à son retour, Mon âme chante son amour Tous les jours, tous les jours.

Refrain

Oui, toujours le bonheur et la grâce M’accompagneront devant sa face. Dans sa présence, tellement de joie, tellement de joie ! Et, tant qu’il se trouve auprès de moi, Aucun mal, mon âme, tu ne craindras, Et dans son temple je reviendrai, je reviendrai.

Pont

Yahwé, Yahwé, tu fais briller sur moi ton soleil. Yahwé, Yahwé, ta lumière chasse au loin les ténèbres. Yahwé, Yahwé, ta Parole éclaire mon sentier. Yahwé, Yahwé, Yahwé.


Prière d’intercession

Notre Dieu, Père tendre et fidèle, nous te rendons grâce pour chacun de nos matins, même si nous sommes dans une situation préoccupante, nous nous remettons entre tes puissantes mains.
Tu nous garderas, même dans la tempête, tu nous l’as promis et tes promesses sont certaines.
Bien sûr, ce matin, nous pensons tout particulièrement à nos frères et sœurs qui sont isolés chez eux. Répand sur eux ta paix, non seulement ici, à Alès mais aussi partout dans notre pays qui vit une épreuve difficile. Garde tes enfants partout dans ce monde. Permet que cette pandémie donne aux hommes l’occasion de réfléchir à leurs actes, à leur vie. Qu‘ils saisissent cette occasion pour te reconnaître, toi le seul vrai Dieu. Soutien ceux qui sont au service de la population, dans les centres hospitaliers, les pharmacies, les cabinets médicaux, mais aussi au gouvernement. Renouvèle leurs forces et encourage les. Tu tiens nos vies dans tes mains, quelle douce certitude de savoir que tu nous aimes chacun pour ce que nous sommes. Comme des petits enfants devant leur père, nous venons te dire : Abba, Père, en toi je me confie car tu sais ce qui est bon pour moi.

A toi la puissance, l’honneur et la gloire, aujourd’hui et à toujours. Amen

Voici l’exhortation que je voulais vous donner pour cette semaine :

Esaïe 41.10,

« Sois sans crainte, car je suis avec toi, n’ouvre pas des yeux inquiets, car je suis ton Dieu,
je te fortifie, je viens à ton secours, je te soutiens de ma droite victorieuse. »

Que le Seigneur, qui a toute autorité sur le monde visible et invisible, vous garde et vous donne Sa paix durant cette semaine et les jours à venir.

Nous terminerons par ce chant

AEC 533 – Nous sommes UN dans un lien d’amour

https://www.youtube.com/watch?v=5kPDDv96Dus

1. Nous sommes un dans un lien d’amour,
Nous sommes un dans un lien d’amour,
Notre esprit est uni avec l’Esprit de Dieu,
Nous sommes un dans un lien d’amour.

2. Maintenant, chantons tous ensemble
Et que son amour se répande.
Prenons-nous par la main et le monde verra :
Nous sommes un dans un lien d’amour.

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