Culte en ligne du 10 mai 2020.


Liturgie 10 mai 20

Prédication du 10 mai 2020

 
Alès Liturgie 10/05/20
*Ouverture
C’est dans l’amour et dans la joie de notre Seigneur que je vous salue ce matin.
Prière
Seigneur notre Dieu et Père, nous recevons maintenant avec reconnaissance et avec foi la promesse de ton Fils :
Matthieu 18/20 : « Là où deux ou trois s’assemblent en mon nom, je suis au milieu d’eux. »
Toi qui es au milieu de nous, accorde-nous de te reconnaître, de t’écouter, et de te chanter notre joie. Amen.
Chant : « Avec toi, Seigneur » JEM 241
Chant : « C’est auprès de Dieu » JEM 521
*Louange
Lecture du Psaume 33 (M. et Mme Giustiniani) :
« Justes, poussez des cris de joie en (l’honneur) de l’Éternel !
La louange convient aux hommes droits.
Célébrez l’Éternel avec la harpe, psalmodiez en son (honneur) sur le luth à dix cordes.
Chantez-lui un cantique nouveau ! Jouez bien de vos instruments en l’acclamant.
Car la parole de l’Éternel est droite, et toute son œuvre (s’accomplit) avec fidélité ; Il aime la justice et le droit ; la bienveillance de l’Éternel remplit la terre.
Les cieux ont été faits par la parole de l’Éternel, et toute leur armée par le souffle de sa bouche.
Il amoncelle en une masse les eaux de la mer, Il met les abîmes dans des réservoirs.
Que toute la terre craigne l’Éternel ! Que tous les habitants du monde tremblent devant lui !
Car il dit, et (la chose) arrive ; Il ordonne, et elle existe.
L’Éternel renverse le conseil des nations, Il anéantit les projets des peuples ; le conseil de l’Éternel subsiste à toujours, et les projets de son cœur, de génération en génération.
Heureuse la nation dont l’Éternel est le Dieu ! (Heureux) le peuple qu’il a choisi pour son héritage !
L’Éternel regarde du haut des cieux, Il voit tous les humains ; du lieu de sa demeure il observe tous les habitants de la terre, Lui qui forme leur cœur à tous, qui est attentif à toutes leurs œuvres.
Point de roi qui soit sauvé par une grande armée ; le héros n’est pas délivré par une grande force.
Le cheval n’est qu’une illusion pour (assurer) le salut, et toute sa vigueur ne donne pas la délivrance.
Voici que l’œil de l’Éternel est sur ceux qui le craignent, sur ceux qui s’attendent à sa bienveillance.
Afin d’arracher leur âme à la mort et de les faire vivre pendant la famine.
Notre âme attend l’Éternel ; Il est notre secours et notre bouclier, car notre cœur se réjouit en lui, car nous avons confiance en son saint nom.
Éternel ! que ta bienveillance soit sur nous, comme nous nous attendons à toi. »
Chant : « Grandes et merveilleuses » JEM 414
Prière (JY et J Nouvel)
Nous t’adorons et nous te bénissons, ô Seigneur Dieu.
Tu es grand et ta gloire est sans mesure. Tu es tout et tu peux tout.
Dans ta majesté infinie tu n’as besoin de rien.
Ta toute-puissance est non seulement force, mais encore vérité et justice.
Ta gloire est non seulement lumière, mais encore pureté et bonté.
Seigneur Dieu, c’est en Jésus-Christ que tu nous as découvert la grandeur de tes perfections.
C’est lui qui a écarté le voile qui nous cachait ta face.
Lui seul nous a révélé la profondeur de ton amour.
Par sa résurrection, tu nous as rendu la force et le courage de lutter et de souffrir pour toi, et tu as mis dans nos cœurs l’adoration de ton nom, la fidélité à ta loi et l’amour du prochain.
Sa victoire sur la mort nous a libérés de toute peur de mourir et nous a dotés d’une espérance que rien ne pourra décevoir.
En t’aimant, Dieu éternel, nous possédons la vraie richesse et en Jésus-Christ, nous avons la plénitude de la vie et de la joie.
A toi, Dieu tout-puissant, la louange, l’honneur et la gloire. Amen.
Chant : « Dieu tu es grand » JEM 368
*Loi (R et R Lafont)
Lecture de Romains 13 : 8-10 :
« Ne devez rien à personne si ce n’est de vous aimer les uns les autres, car celui qui aime les autres a accompli la loi.
En effet, les commandements :
– ne commets pas d’adultère,
– ne tue pas,
– ne vole pas,
– ne convoite pas,
ceux-ci et tous les autres se résument dans ce seul commandement :
aime ton prochain comme toi-même. 
L’amour est donc le plein accomplissement de la loi. »
Chant : « Sonde-moi ô Dieu » JEM 18
*Confession des péchés
Lecture de Romains 7 : 14-25 :
« Nous savons, en effet, que la loi est spirituelle ; mais moi, je suis charnel, vendu au péché.
Car ce que j’accomplis, je ne le comprends pas. Ce que je veux, je ne le pratique pas, mais ce que je hais, voilà ce que je fais.
Si ce que je ne veux pas, je le fais, je déclare, d’accord avec la loi, qu’elle est bonne.
Maintenant, ce n’est plus moi qui accomplis cela, mais le péché qui habite en moi.
Car je le sais : ce qui est bon n’habite pas en moi, c’est-à-dire dans ma chair. Car je suis à même de vouloir, mais non pas d’accomplir le bien.
Je ne fais pas le bien que je veux, mais je pratique le mal que je ne veux pas.
Si je fais ce que je ne veux pas, ce n’est plus moi qui l’accomplis, mais le péché qui habite en moi.
Je trouve donc cette loi pour moi qui veux faire le bien : le mal est présent à côté de moi.
Car je prends plaisir à la loi de Dieu, dans mon for intérieur, mais je vois dans mes membres une autre loi, qui lutte contre la loi de mon intelligence et qui me rend captif de la loi du péché qui est dans mes membres.
Malheureux que je suis ! Qui me délivrera de ce corps de mort ?
Grâces soient rendues à Dieu par Jésus-Christ notre Seigneur ! … Ainsi donc, par mon intelligence, je suis esclave de la loi de Dieu, tandis que, par ma chair, je suis esclave de la loi du péché. »
Chant : « Feu du fondeur » JEM 572
*Annonce du pardon
Lecture de Romains 6 : 20-23 :
« Car, lorsque vous étiez esclaves du péché, vous étiez libres à l’égard de la justice.
Quels fruits portiez-vous alors ? Des fruits dont vous avez honte maintenant, car leur fin, c’est la mort.
Mais maintenant, libérés du péché et esclaves de Dieu, vous avez pour fruit la sanctification et pour fin la vie éternelle.
Car le salaire du péché, c’est la mort ; mais le don gratuit de Dieu, c’est la vie éternelle en Christ-Jésus notre Seigneur. »
Romains 5 : 1 :
« Nous avons été rendus justes devant Dieu à cause de la foi et nous sommes maintenant en paix avec lui par notre Seigneur Jésus-Christ. »
Chant : « La force est en Christ » JEM 81
*Confession de foi
Nous croyons en Dieu le Père,
en qui nous avons la vie, le mouvement et l’être.
Nous croyons en Jésus-Christ, son Fils, notre unique Seigneur.
En lui nous avons le pardon des péchés et la vie éternelle.
Nous croyons au Saint-Esprit, Esprit de vérité et d’amour qui nous transforme en de nouvelles créatures.
Nous croyons à la communion des rachetés du Sauveur, qu’il rassemble par sa parole dans l’Église dont il est le seul Chef.
Nous croyons à la venue du règne de Dieu, attendant selon sa promesse de nouveaux cieux et une nouvelle terre où la justice habitera.
*Offrande
Notre richesse est en Dieu et en Son Fils Jésus-Christ par qui nous sommes faits héritiers de la vie éternelle et du Royaume des cieux. Conscients que tout ce que nous avons vient de Dieu, nous mettrons de côté l’offrande que nous avons prévue pour ce dimanche, comme un culte agréable rendu à Dieu qui nous comble de Ses bienfaits. J’en profite pour remercier tous ceux qui ont à cœur de continuer à soutenir l’église en envoyant leurs dons au foyer ou au trésorier directement !
Prière
Seigneur, nous te remercions pour tous les dons que chaque jour, nous recevons de ta main bienveillante. Nous te prions d’accepter cette offrande et de la faire fructifier afin qu’elle serve à l’annonce de ton Royaume et de ta gloire. Amen.
*Prédication

Alès Jean 14 : 1-6 ; 1 Pierre 2 : 4-10 10 mai 2020

*Prière

Les deux textes que nous allons lire ce matin commencent par deux exhortations intéressantes que l’on peut associer pour en faire une sorte de mot d’ordre pour la période que nous vivons actuellement : « Que votre cœur ne se trouble pas ! » et « Approchez-vous de lui (de Jésus) ! ». Quel meilleur programme que celui-la ? Ne pas se troubler, ne pas s’agiter mais s’approcher de Jésus et demeurer en Sa présence !

Cette présence, nous l’avons vu il y a deux semaines, est réelle même si elle est invisible. Jésus est tout le temps avec nous, Il est en nous. Nous avons à être témoin de cette présence vivante du Christ.

Et comme nous l’a rappelé le pasteur Kabo la semaine dernière ; pour être porteur de cette vie du Christ, nous devons d’abord mourir avec Lui et ressusciter avec Lui.

Personne ne va vers le Père sans passer par moi, dit Jésus. Il est le Chemin, la Vérité et la Vie. Pierre vivante, éliminée par les hommes, il est devenu la clé de voûte de l’Église, faisant de nous une race choisie, un sacerdoce royal, une nation sainte, un peuple qui appartient à Dieu.

Je vous invite à la lecture de l’Écriture…

* Lectures : Jean 14 : 1-6 ; 1 Pierre 2 : 4-10

Jean 14:6 : «Moi, je suis le chemin, et la vérité, et la vie ; nul ne vient au Père que par moi». C’est simple, mais c’est complet. Si Jésus parle de chemin, c’est donc qu’il y a des chemins qu’il ne faut pas suivre. Dès le départ se voit confirmer ce que nous disions en introduction, à savoir que le meilleur endroit pour se tenir, c’est dans la présence du Seigneur. Pour marcher sur le bon chemin, il faut nous approcher de Jésus !

Il est bon de connaître et de faire connaître aux croyants les vérités chrétiennes, mais il ne faut pas oublier l’essentiel, la source et le centre, qui est Christ. On peut connaître beaucoup de vérités et n’être pas converti, ou aimer tant de choses avant Christ. «Je suis depuis si longtemps avec vous et tu ne m’as pas connu ?» demande-t-il à Philippe (Jean 14:9) ; toi, tu ne m’as pas connu ! Est-ce que, par quelques expériences nouvelles, nous avons accru nos richesses ces derniers jours ? Pouvons-nous dire : Seigneur, j’ai appris d’une manière nouvelle ce que tu es pour mon âme ? A la veille du déconfinement, posons-nous un instant et regardons en arrière en nous demandant ce que nous avons appris du Seigneur et de nous-mêmes pendant cette période étrange que nous avons vécue. Et gardons cette habitude, par exemple chaque fin de semaine, de nous demander : « Qu’est-ce que j’ai vécu avec Dieu cette semaine ? Qu’est-ce que j’ai appris sur Lui et de Lui ? »

«Moi, je suis le chemin, et la vérité, et la vie» (Jean 14:6). Certains peuvent se souvenir du temps où ils cherchaient ce chemin dans le labyrinthe des pensées des hommes, au milieu de la masse confuse des erreurs des hommes. Ils se souviennent de cette parole : «Moi, je suis le chemin». On n’a pas besoin de connaître les erreurs, il suffit de connaître la vérité. La vérité est la lumière qui dissipe les ténèbres dans l’âme. Ceci est d’ailleurs bien dit dans l’épître de Pierre : Jésus nous a transportés des ténèbres à son admirable lumière, autrement dit, Il nous a fait connaître la vérité !

Il faut un chemin pour sortir du monde et aller vers Dieu. Ce chemin, c’est Christ. La vérité, vous l’avez dans la Parole de Dieu et en Christ. Jésus dit tout : il dit ce qu’est Dieu, il dit ce qu’est l’homme. Il donne la raison de ces faits étranges : le péché, la souffrance, la mort, ces réalités terribles qui enlaidissent les choses les plus belles. Jésus connaît le plus profond de notre cœur et de notre nature.

Il est, comme le dit Pierre, la pierre angulaire choisie par Dieu sur laquelle tout repose.

L’homme n’a pas voulu de cette pierre précieuse, choisie de Dieu, et l’a rejetée ; oui, ce que Dieu avait élu et estimé, nous l’avons rejeté ! Si vous croyez encore qu’il y a, par nature, un bon désir dans votre cœur, vous n’avez pas compris la grâce.

Et Satan fait tout pour régulièrement nous susurrer à l’oreille « tu n’es pas si mauvais que ça ! », car sans conviction de péché, pas besoin de grâce ni de Sauveur !

Voilà comment on distingue ceux qui croient : c’est pour eux que Christ est précieux.

Vous êtes absolument méchants dans le fond, c’est le sens du « tous sont coupables » ; vous avez rejeté la pierre vivante, mais, par grâce, vous êtes la race élue, la sacrificature royale, pour annoncer les vertus de Celui qui vous a appelés des ténèbres à sa merveilleuse lumière.

Ce que Dieu a manifesté comme étant la vérité, doit maintenant se manifester dans nos cœurs par la puissance du Saint-Esprit. Nous devons avoir la connaissance claire et distincte que Dieu fait grâce à l’homme, lorsque toute sa méchanceté a été manifestée. Il nous faut compter sur les difficultés du chemin, sur tout le mal qui est en nous, mais compter aussi sur la grâce qui s’applique à ce mal. On pourrait dire : Dieu nous a délivrés et si nous observons les commandements, nous serons la nation sainte. C’est une méprise, car ce serait commencer par la grâce et finir par la loi. Ayant compris qu’il n’existe pas de bien en nous, nous devons aussi comprendre que la grâce de Dieu a agi selon la connaissance exacte qu’elle avait de ce mal. Si je devenais la nation sainte par mon obéissance, toute la gloire en serait à moi. La chose n’arrive jamais, car cela exalterait l’homme et non pas Dieu.

Mais si, après avoir péché et rejeté la pierre vivante, je reçois comme une grâce d’être la nation sainte, j’annonce la grâce de Dieu, et il est glorifié.

Dieu a fait l’expérience de votre cœur ; il vous connaît ; il sait que vous ne valez rien. Il faut que, là-dessus, vous soyez d’accord avec Dieu. Il a fait l’expérience de votre cœur : il a donné la loi, vous l’avez violée ; il a donné les prophètes, vous les avez tués ; son Fils, vous l’avez rejeté et mis à mort. C’est nous tous que cela concerne !

Si vous faites l’expérience de vos propres cœurs, n’en soyez pas étonnés, mais soyez-en humiliés et comprenez que la grâce de Dieu s’applique à cela même. C’est justement là que la grâce se révèle dans toute son étendue et sa magnificence ! Si vous faites cette expérience avec la chair et avec Satan, vous serez profondément troublés ; si vous la faites avec l’Esprit de Dieu, vous serez conduits humiliés à Jésus.

C’est là que nous mesurons aussi ce que signifie mourir avec Christ et ressusciter avec Christ, comme l’a développé le pasteur Kabo dimanche dernier ! Quand on fait l’expérience réelle de nos cœurs et qu’on comprend alors ce qu’est la grâce, on ne peut que désirer mourir avec Christ pour renaître à la vie nouvelle avec Lui ; parce qu’enfin on a ouvert les yeux sur notre misère, sur nos ténèbres, et qu’on aspire à vivre vraiment, de la vie du Seigneur !

Notre premier privilège est de nous approcher de Dieu, et notre responsabilité est d’être fidèle à nous en approcher. Notre second privilège, c’est d’être une sacrificature royale, de manifester la gloire de Christ, et notre responsabilité est d’annoncer les vertus de Celui qui nous a appelés des ténèbres à sa merveilleuse lumière. Nous sommes placés dans le monde pour cela.

« Je suis le chemin », dit Jésus : Il est le seul accès qui mène au Père.

« Je suis la vérité », dit Jésus : Lui seul nous donne de connaître Dieu et de nous connaître nous-mêmes.

« Je suis la vie », dit Jésus : En s’associant à sa mort et à sa résurrection, nous naissons à la vie nouvelle, la seule vie véritablement digne d’être vécue, la vie telle que le Père veut nous la donner !

Il y a dans ce chapitre de Jean deux choses distinctes : la position dans laquelle Dieu, dans ses conseils de grâce, nous a placés, et ensuite notre condition présente ici-bas. Il est important pour nos cœurs qu’ils saisissent ces deux vérités et la différence qui les distingue.

Lorsqu’on n’a pas compris l’affranchissement, on risque de considérer la piété comme moyen d’arriver à la connaissance de Christ, alors qu’elle découle de cette connaissance de ce qu’est le Seigneur pour nos âmes. Nous ne pouvons être davantage approchés de Lui que nous le sommes, car «il a souffert une fois pour les péchés, le juste pour les injustes, afin de nous amener à Dieu» (1 Pierre 3:18). Nous sommes même «assis dans les lieux célestes en Lui» (Éph. 2:6). Le Saint Esprit nous a été donné et nous sommes scellés comme étant à Christ, et, de ce fait, nous sommes devant Dieu dans la perfection même de Christ. Lui a pu s’asseoir parce qu’il a achevé son œuvre à la satisfaction de Dieu, et nous sommes assis en Lui. Il est notre sacrificateur en ce qu’il présente à Dieu pour nous une justice qui convient à Dieu.

Bien des âmes s’exercent à la piété, font divers efforts en vue de gagner le ciel ; mais, si nous croyons, nous y sommes déjà. Jésus était dans le Père (v. 10), et nous sommes en Lui, et Lui est en nous. Nous sommes bien-aimés de Dieu et nous lui sommes rendus agréables en Jésus, le Bien-aimé (Éph. 1:6). Voilà notre position en Christ ! Si une telle position est ainsi acquise aux croyants, quel est donc le caractère de la piété ? Elle n’est pas un moyen d’acquérir la faveur de Dieu, mais elle est la conséquence de cette faveur connue et appréciée de l’âme. Jésus nous donne la paix dont il a joui ici-bas, Lui qui était agréable au Père, et dont c’étaient les délices d’accomplir la volonté de Dieu. Il a été tenté en toutes choses comme nous à part le péché, mais sa communion avec son Père et sa paix étaient parfaites ; et il nous a laissé cette paix. La ferveur du croyant découle, non seulement de ce qu’il se sait sauvé par Christ, mais encore de ce que Jésus l’a placé, dès ici-bas, dans la même relation avec le Père dont il jouissait Lui-même. La joie de nos âmes est en rapport avec la connaissance de cette vérité. L’amour du Père pour Jésus est aussi notre portion : «Et je leur ai fait connaître ton nom, et je le leur ferai connaître, afin que l’amour dont tu m’as aimé soit en eux, et moi en eux» (Jean 17:26). Ainsi, pour le dire autrement, notre amour pour Lui découle de ce qu’Il nous a aimé le premier. Voilà notre position en Christ : nous sommes bien-aimés de Dieu ! Développons cette vérité :

Qu’est-ce que j’apprends alors de Dieu quand je regarde à la vérité telle qu’elle est en Jésus ? J’apprends d’abord ceci — un Dieu qui descend vers moi, un Dieu qui cherche mon âme pour me faire du bien, un Dieu qui peut marcher avec moi avec amour, tout égoïste que je sois, et avoir pitié de mon ignorance ; et non seulement cela, mais Quelqu’un qui peut m’instruire, et veut le faire, en dépit de mon obstination et de ma stupidité ; en bref, un Dieu plein de grâce et de fidélité qui se fait connaître en Jésus. Je trouve Quelqu’un qui, après avoir employé d’autres moyens, s’est dépensé par amour pour moi afin que je Le connaisse ; Quelqu’un qui a pris sur Lui de porter le jugement de mes péchés. Car Jésus est venu et a pris sur Lui tous les péchés de toute âme qui croit en Lui. J’apprends maintenant qu’Il a été jusqu’à souffrir pour ce moi haïssable qui L’a rejeté et dédaigné, et qu’Il en a complètement fini avec lui. Ce moi a été jugé à la croix de Christ. Si mon âme croit que Dieu est assez bon pour faire tout cela pour moi, pour souffrir tout cela pour moi, pour en prendre et porter toutes les conséquences sur Lui-même dans la personne de Son Fils bien-aimé ; si je vois cela et que je m’incline devant, et que je le reçois de la part de Dieu, qu’est-ce qui pourrait encore ébranler ou tourmenter mon âme ? Mes péchés ? — Certes, si quelque chose doit troubler mon âme, ce sont eux par-dessus tout. — Or à quoi sert la croix ? Qu’est-ce que Dieu y a fait ? Que m’a-t-Il dit dans l’évangile ? S’Il me dit que Dieu se révèle Lui-même dans Son Fils bien-aimé, et que Jésus le Fils de Dieu a été fait péché sur la croix, pourquoi aurais-je le moindre doute ou la moindre inquiétude à ce sujet ?

Tout dépend de ceci : Me suis-je incliné devant ce que Dieu a opéré et m’a donné dans la croix de Christ ? Si je me désespère par rapport au péché, cela revient à rendre la croix de Christ sans effet, et à faire de l’œuvre de Christ une chose vaine. Christ a parfaitement accompli Sa tâche, et j’ai le droit de me reposer sur celle-ci, en sorte que je sais que mes péchés ne peuvent plus jamais s’élever contre moi. Ne devrais-je pas être heureux et me reposer dans la paix la plus parfaite en raison de ce que Jésus a fait et souffert ? Ici, la foi peut se reposer. La mort de Christ a une telle valeur dans les pensées de Dieu, qu’Il aime donner cette paix comme conséquence de cette mort. Voilà la vérité telle qu’elle est en Jésus. Vue de cette manière, quelle profondeur et quelle étendue merveilleuses de vérité ! Il me faut regarder à la vérité telle qu’elle est en Jésus : dans ce qu’Il a été ici-bas, comme Celui qui, tout au long de Sa vie et jusqu’à Sa mort, m’a montré ce que Dieu est et ce qu’est l’homme, Lui l’homme-modèle, Lui la pierre angulaire.

En s’approchant de Christ, on devient une pierre vivante, expression pour le moins paradoxale ! L’église est un édifice de pierres vivantes. Nous voyons là un parallèle avec notre verset de l’année sur le corps et les membres. Car c’est ensemble que nous formons cet édifice, cette maison spirituelle dont parle Pierre dans sa lettre. C’est notre vocation à tous ensemble d’annoncer Christ, d’être témoins de sa vie .

Une pierre c’est stable, solide. Une pierre ça n’est pas ballotté à gauche à droite.

En Christ, nous sommes devenus le peuple de Dieu, nous avons obtenu miséricorde.

En Christ, nous avons la paix.

Que nos yeux restent fixés sur Jésus qui est le seul Chemin, la Vérité et la Vie. C’est dans sa présence que nous voulons rester ; aujourd’hui, demain, et chaque jour du reste de notre vie !

Amen.

Chant : « Né de la poussière » JEM 135
*Intercession
« NOTRE PÈRE qui es aux cieux, que ton nom soit sanctifié, que ton règne vienne, que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel.
Donne nous aujourd’hui notre pain de ce jour. Pardonne nous nos offenses, comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés. Et ne nous soumets pas à la tentation, mais délivre nous du Mal.
Car c’est à toi qu’appartiennent le règne, la puissance et la gloire pour les siècles des siècles. Amen. »
*Envoi
Colossiens 2/6-7 :
Ainsi, puisque vous avez accepté Jésus-Christ comme Seigneur, vivez dans l’union avec lui.
Soyez enracinés en lui, construisez toute votre vie sur lui, soyez toujours plus fermes dans la foi, conformément à ce que l’on vous a enseigné, et soyez pleins de reconnaissance.
Romains 15/13 :
Que Dieu qui donne l’espérance, vous remplisse d’une joie et d’une paix parfaite par la foi que vous avez en lui afin que vous soyez riches en espérance par la puissance du Saint-Esprit.
Chant : « Sur toi je me repose » AEC 632