Culte en ligne du 24 mai 2020.

 

Liturgie-Dim24-05-20Prédication 24 mai 20 – Jn 17, 1-11

L’Ascension Programme KT pour 4-9.docx

L’Ascension Programme KT pour 9-14

Dimanche 24 mai 2020
I. ACCUEIL – (Isabelle Pit)
Bonjour à tous, chers frères et sœurs qui nous rejoignez ce matin pour ce temps de culte.
Même si nous sommes séparés les uns des autres pour un temps, le Seigneur nous rassemble à sont appel et nous formons la maison du Dieu vivant.
Nous lisons au Ps. 92 :
« Qu’il est bon de célébrer l’Eternel et de psalmodier en l’honneur de ton nom ô Très-Haut ! D’annoncer dès le matin ta bienveillance et ta fidélité pendant les nuits,
Sur l’instrument à 10 cordes et sur le luth, au son de la harpe.
Tu me réjouis par ce que tu fais, ô Éternel !
Et j’acclame les œuvres de tes mains. »
Je vous invite à prier :
Seigneur, notre Dieu, tu as préparé cette heure dans ton amour pour nous.
Tu nous appelles à recevoir ta Parole qui, jour après jour, confirme ton alliance et nous enseigne à vivre selon tes enseignements.
Dispose nos cœurs à écouter avec foi, à participer avec ferveur et que ce culte, conduit par toi, soit pour l’édification de l’Eglise et la manifestation de ta gloire. Amen
Pour entrer dans la louange, je vous propose de chanter
1 – JEM 521 – C’est auprès de Dieu que je veux me tenir
II. LOUANGE – (Sylvie Saretto)
Nous poursuivons la louange par une prière :
Seigneur, notre Dieu, nous nous tournons vers toi dans la reconnaissance.
Notre cœur est joyeux de te savoir présent et fidèle dans ton amour pour nous.
Nous te bénissons de nous avoir donné ce jour pour nous reposer en toi
et célébrer ton nom.
Merci pour ton appel qui a donné un sens à notre existence et a marqué notre place dans l’église ; merci pour les frères et sœurs qui nous aident dans notre marche vers toi ; merci pour les pasteurs ; merci pour ceux que tu places sur notre route afin que nous cheminions avec eux ; merci pour les liens que tu tisses et tout particulièrement pour la communion fraternelle que tu suscites. Béni sois-tu, Seigneur, d’être le bon berger qui connaît son troupeau, qui le garde et le protège de tout mal.
Nous te rendons grâce pour Ta Parole et parce que tu pourvois, en toutes choses, à ce qui nous est nécessaire. A toi, Père, Fils et Saint-Esprit soit tout honneur et toute gloire. Amen
2- JEM 368 – Chantons : Dieu, tu es grand
III. LECTURE DE LA PAROLE (Mireille Colomb)
Ecoutons la Parole du Dieu Vivant. Je lirais dans Luc 6. 39/45
« Jésus leur dit aussi une parabole : un aveugle peut-il conduire un aveugle ? Ne tomberont-ils pas tous les deux dans une fosse ?
Le disciple n’est pas plus que le maître ; mais tout disciple accompli sera comme son maître. Pourquoi vois-tu la paille qui est dans l’œil de ton frère et ne remarques-tu pas la poutre qui est dans ton œil à toi ? Ou comment peux-tu dire à ton frère ; laisse-moi ôter la paille qui est dans ton œil, toi qui ne vois pas la poutre qui est dans le tien ? Hypocrite, ôte premièrement la poutre de ton œil et alors tu verras à ôter la paille qui est dans l’œil de ton frère.
Il n’y a pas de bon arbre qui produise de mauvais fruit, ni de mauvais arbre qui produise de bon fruit. Car chaque arbre se connaît à son propre fruit… L’homme bon tire le bien du bon trésor de son cœur et le mauvais tire le mal de son mauvais trésor, car c’est de l’abondance du cœur que la bouche parle. »
La Parole nous enseigne chaque jour à marcher selon la pensée de Dieu, pour ressembler à Christ. En la méditant, nous nous rapprochons peu à peu du maître. Il nous reste tant de chemin à parcourir pour lui ressembler. Comment le pourrions-nous ?
Chantons comme une prière de repentance :
3 – JEM 642 – Pardon, Seigneur, pardon
IV – CONFESSION DES PECHES (Isabelle Valy)
Conscients de nos fautes, Seigneur, nous implorons ta divine tendresse avec cette prière de St-Augustin :
Seigneur, donne-moi de m’accueillir comme tu m’accueilles, de m’aimer comme tu m’aimes.
Délivre-moi de la perfection que je veux me donner,
ouvre-moi à la sainteté que tu veux m’accorder.
Epargne-moi les remords de Judas, rentrant en lui-même pour n’en plus sortir,
épouvanté et désespéré devant son péché.
Accorde-moi le repentir de Pierre, rencontrant le silence de ton regard plein de tendresse et de pitié ; et si je dois pleurer, que ce ne soit pas sur moi-même mais sur ton amour offensé.
Donne-moi le courage de sortir de moi-même. Dis-moi que tout est possible à celui qui croit, dis-moi que je peux encore guérir dans la lumière de ton regard et de ta Parole.
Nous chanterons :
4- JEM 240 – Te ressembler Jésus
V- PARDON (Yves Nouvel)
Écoutons l’annonce du pardon faite à ceux qui croient en Jésus-Christ.
Romains 5.8/11:
« Mais en ceci, Dieu prouve son amour envers nous : lorsque nous étions encore pécheurs, Christ est mort pour nous. A bien plus forte raison, maintenant que nous sommes justifiés par son sang, serons-nous sauvés par lui de la colère. Car si, lorsque nous étions ennemis, nous avons été réconciliés avec Dieu par la mort de son Fils, à bien plus forte raison, étant réconciliés, serons-nous sauvés par sa vie.
Plus encore, nous nous glorifions en Dieu par notre Seigneur Jésus-Christ par qui, maintenant, nous avons obtenu la réconciliation
Chantons notre reconnaissance
5 – Jésus est ressuscité, Alléluia JEM-770 (A apprendre)
sinon : Dieu ta fidélité – JEM 400
VI – CONFESSION DE FOI (Monique Cabanis)
Je vous invite à confesser notre foi avec les premiers témoins de Jésus-Christ en proclamant :
  • Avec Jean-Baptiste : Voici l’Agneau de Dieu qui ôte le péché du monde
  • Avec André : Nous avons trouvé le Messie
  • Avec Marthe : Oui, Seigneur, je crois que tu es le Christ, le Fils de Dieu, celui qui devait venir dans le monde.
  • Avec Nathanaël : Maître, tu es le Fils de Dieu, le roi d’Israël
  • Avec les Samaritains : Nous savons que c’est lui qui est véritablement le Sauveur du monde
  • Avec Pierre : Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant
  • Avec Thomas : mon Seigneur et mon Dieu !
Amen
Offrande (Isabelle Pit)
L’offrande que nous sommes appelés à faire est un signe de notre foi en Jésus-Christ qui, pour nous, de riche qu’il était, s’est fait pauvre pour nous enrichir.
Nous mettrons de côté cette offrande comme chaque semaine. Merci à vous tous qui continuez à soutenir l’église de vos dons, malgré les circonstances, en les envoyant au foyer ou au trésorier.
Rendons grâce à Dieu pour les dons qu’il nous accorde.
Seigneur, notre Dieu, accepte cette offrande que nous mettons de côté comme un signe d’adoration et d’amour. C’est de toi et pour toi que sont toutes choses. A toi soit la gloire, maintenant et toujours. Amen
VII – PRÉDICATION : Jean 17 : 1-11
Pasteur Clémence Bury
*Prière
Jeudi, c’était l’Ascension. Notre Seigneur Jésus est retourné au Ciel, près de Son Père. Moment de gloire et d’exaltation tel que les disciples en sont restés le nez en l’air, à contempler le ciel !
Ainsi, avant d’ouvrir la Parole pour lire le texte d’ aujourd’hui, je vous invite à vous associer à cette contemplation avec le chant suivant :
→ Chant : « Il est exalté » – JEM 352
*Lecture : Jean 17 : 1-11
On reste dans l’Evangile de Jean. Ce passage suit un long développement où Jésus, de manière pédagogique, enseigne ses disciples sur son départ, l’ « après » et la venue du Saint Esprit.
Il y a deux semaines nous méditions cette parole du Christ : « Je suis le chemin, la vérité et la vie ».
Aujourd ‘hui avec ce texte nous nous fixons sur la dernière portion : Jésus est la Vie. De Christ seul on peut dire qu’il est cette vie ; nous comme croyants, nous ne sommes pas la vie éternelle, mais nous l’avons en Lui ; et comme elle n’est reçue que par la foi, c’est pareillement par la foi qu’elle est exercée, soutenue et fortifiée.
Avec ce texte, nous sommes témoins des paroles adressées au Père par le Fils éternel devenu homme ! Quel privilège de voir ainsi le Christ prier son Père pour nous !
Nous aborderons donc ce texte avec la vie éternelle et la gloire qui lui est associée comme toile de fond, et nous nous pencherons plus précisément sur deux verbes très présents dans cet évangile :donner et croire.Donner et croire, mots caractéristiques de l’évangile de Jean Le mot croire est fréquemment répété tout au long de l’évangile selon Jean, on l’a remarqué bien des fois. Croire, c’est ce que l’homme est responsable de faire. Lorsque les foules demandent au Seigneur : « Que ferons-nous pour faire les œuvres de Dieu ? », Il répond : « C’est ici l’oeuvre de Dieu, que vous croyiez en celui qu’il a envoyé » (Jean 6:28-29). Donner est un autre mot que nous
rencontrons souvent aussi, en lisant cet évangile. Tandis que croire est l’expression de ce que l’homme doit faire, donner c’est ce que Dieu fait. Nous avons ces deux mots, ces deux pensées,
dans le verset bien connu : « Car Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse pas, mais qu’il ait la vie éternelle » (Jean 3:16).
Jean 1 à 14 Donner et croire sont donc deux mots  caractéristiques de l’évangile selon Jean. Cet évangile nous
présente le Seigneur Jésus comme Fils de Dieu, Envoyé du Père. Ayant quitté la gloire du ciel, Il est venu ici-bas non pour exiger quelque chose de sa créature déchue, mais pour « nous apporter du sein de la lumière les dons de l’Éternel ». Il est venu pour donner ! — Dans ce monde, Il a été le divin étranger, incompris et rejeté : la lumière a lui dans les ténèbres, les ténèbres ne l’ont pas comprise ; le Créateur est apparu dans le monde fait par Lui, le monde ne l’a pas connu ; le Messie d’Israël est venu au milieu de son peuple, Il vint « chez soi », les siens ne l’ont pas reçu. « Mais à tous ceux qui l’ont reçu, il leur a donné le droit d’être enfants de Dieu, savoir à ceux qui croient en son nom… ». — Nous retrouvons là encore : donner et croire (Jean 1:5, 10, 11, 12). — Dans le chapitre 3 (verset déjà cité) Il est lui-même le don de Dieu : Dieu a donné son Fils unique. Grâces lui soit rendues pour son don inexprimable ! — C’est le Saint Esprit, puissance de la vie nouvelle, qui est le don de Dieu dans le chapitre 4 : « Si tu connaissais le don de Dieu… » (v. 10) ; et Jésus dit à la femme samaritaine : « Celui qui boira de l’eau que je lui donnerai, moi, n’aura plus soif à jamais ; mais l’eau que je lui donnerai sera en lui une fontaine d’eau jaillissant en vie éternelle » (v.14). Le don de Dieu, le don du Fils, c’est le Saint Esprit, envoyé par le Père (Jean 14:16) et par le Fils(Jean 15:26 ; 16:7). — Le Seigneur Jésus est le véritable pain qui vient du ciel, donné par le Père,
« pain de Dieu… qui donne la vie au monde » (6:32-33), et Il parle Lui-même du pain qu’Il donnera : sa chair qu’Il donnera pour la vie du monde (6:51). — Le chapitre 10 nous présente, de façon si
touchante, ce que le bon Berger fait pour ses brebis. Il « leur donne la vie éternelle, et elles ne périront jamais » ; c’est le Père qui les lui a données et nul ne les ravira de sa main (10:28-29). —
Dans le chapitre 14, le Seigneur s’adresse aux siens avant de les quitter, Il leur donne sa paix, précieuse paix qui a été sa part dans le monde, tandis qu’Il marchait dans le chemin de la
soumission à la volonté de son Père (14:27). Jean 17 : Ceux que tu m’as donnés C’est dans le chapitre 17 que « donner » est le plus souvent répété. Dans cette prière, le Seigneur Jésus parle des siens à son Père, des disciples dans les versets 6 à 19, puis de tous ceux qui croiront en Lui par leur parole, à partir du verset 20. Il les lui recommande pour qu’ils soient gardés au milieu d’un monde ennemi. Comment les nomme-t-Il ? Il ne se sert que d’une seule expression pour cela : « ceux que tu m’as donnés » (cf. Jean 10:29). Aussi bien dans la parle de la prière où Il parle de ses disciples que dans celle où il n’y a aucune dis(nc(on entre eux et ceux qui croiront par leur parole, c’est toujours « ceux que tu m’as donnés ». Ils sont précieux à son coeur parce qu’Il les
a reçus comme un don du Père ; Ils les a reçus tels qu’ils étaient : souillés, perdus, mais, « ils étaient à toi et tu me les as donnés » (v. 6) et, afin de les rendre propres pour la présence du Père,
Il a accompli l’oeuvre de la rédemption. Ils étaient au Père par l’élection, mais « morts dans leurs fautes et dans leurs péchés ». Le Père les a donnés au Fils pour qu’Il les introduise dans la gloire, car son désir était « d’amener plusieurs fils à la gloire » (Héb. 2:10), les plaçant dans une position telle que son amour soit pleinement satisfait, la position du Fils lui-même. Ce que le Père a donné au Fils Nous avons ensuite, dans ce chapitre, ce que le Père a donné au Fils :
1° « autorité sur toute chair » (v. 2). Comme Fils de l’Homme, autorité lui est donnée pour exercer le jugement (Jean 5:22-27). Mais, c’est aujourd’hui le jour de la grâce et « toute autorité lui ayant été donnée dans le ciel et sur la terre » (cf. Mat. 28:18-20), Il s’en sert pour donner la vie éternelle à ceux qui étaient au Père. Le Père lui a donné cette puissance avec le droit de l’exercer afin
qu’aient la vie éternelle tous ceux qui étaient élus en Christ avant la fonda(on du monde. 2° « l’oeuvre que tu m’as donnée à faire » (v. 4). Quelle oeuvre ! Méditons dans nos cœurs sur ce qu’elle a été pour le Seigneur Jésus, sur tout ce qu’elle comportait pour Lui d’abaissement, d’humiliation, de souffrances indicibles — oeuvre par laquelle Il a glorifié son Dieu et Père ! — Il l’a reçue comme un « don » de Dieu, un « don » que nul autre ne pouvait recevoir ! Il la considère ici comme « achevée » : après avoir été dans sa vie la parfaite offrande, Il sera dans sa mort le parfait sacrifice pour le péché mais déjà Il peut dire : « Moi, je t’ai glorifié sur la terre, j’ai achevé l’oeuvre que tu m’as donnée à faire ». 3° « tout ce que tu m’as donné » (v. 7). Sans doute s’agit-il là des révélations données au Fils par le
Père. 4° « les paroles que tu m’as données » (v. 8). Le Fils était en perpétuelle communication et communion avec Celui dont Il était venu pour faire la volonté. Son oreille était ouverte pour
recevoir les « paroles » que le Père lui donnait, pour écouter « comme ceux qu’on enseigne » (cf. Ésaïe 50:4-5). C’est ainsi qu’Il pouvait dire : « Je ne fais rien de moi-même, mais… selon que le Père m’a enseigné, je dis ces choses. Et celui qui m’a envoyé est avec moi ; il ne m’a pas laissé seul, parce que moi je fais toujours les choses qui lui plaisent » (Jean 8:28-29). 4° « ton nom que tu m’as donné » (v. 11). Le verset 11 contient la première demande formulée par le Seigneur en faveur de ses disciples : « Garde-les en ton nom ». Christ a été ici-bas la parfaite révélation du Père, de sorte qu’Il a pu dire à ses disciples : « Si vous m’aviez connu, vous auriez connu aussi mon Père… », et à Philippe : « Celui qui m’a vu a vu le Père… » (Jean 14:7-9). Il a manifesté le Père saint, Celui qui est amour et lumière. « Personne n’a jamais vu Dieu ; le Fils unique, qui est dans le sein du Père, Lui, l’a fait connaître » (Jean 1:18). Venu ici-bas pour faire connaître Dieu, Il l’a révélé comme Celui qui est amour (Père) et lumière (saint). L’amour de Dieu a brillé dans tout ce que Christ a été, dans toutes ses paroles et dans tous ses actes ; la sainteté de Dieu a été vue dans un homme sur la terre. Rien en Lui ne pouvait voiler la manifestation du Père saint. Ce « nom » Lui avait été donné ; en quelque sorte, Il avait reçu du Père ce service : révéler le nom du Père saint, manifester et maintenir tout à la fois son amour et
sa sainteté ; ce nom si précieux, ce nom qui sauve ! Notre salut est dans l’amour inépuisable du Père et dans sa sainteté parfaite, Lui qui veut nous conduire pas à pas dans le chemin où son Fils bien-aimé, comme homme, l’a parfaitement glorifié. La suite du chapitre développe aussi la gloire que Dieu a donnée à Jésus.
Ce que le Seigneur nous a donné Il nous reste à considérer ce que le Seigneur nous a donné :
1. La vie éternelle (v. 2), non pas seulement une vie qui dure toujours, mais la vie divine, reçue par la nouvelle naissance. En Christ était la vie (Jean 1:4), Il est « la vie éternelle » (1 Jean 5:20). Cette vie est communiquée au croyant. : « qui croit au Fils a la vie éternelle » (Jean 3:36). De sorte que notre vie c’est Christ lui-même : Col. 3:3 ; 1 Jean 1:2 ; 5:11-12. La vie éternelle nous fait connaître Dieu, nous permet de jouir de notre relation avec Lui révélé comme Père — et cela par le Saint Esprit, puissance de la nouvelle vie. C’est seulement à ce nom de Père, révélé par Christ, qu’est rattaché le don de la vie éternelle (1 Jean 2:22-25).
2. « Les paroles que tu m’as données » (v. 8). Le Fils a transmis aux disciples les « communications » que le Père lui faisait et ils les ont reçues par la foi. Ils se trouvent ainsi placés devant le Père dans la position du Seigneur lui-même et jouissent de sa communion, d’une même part avec Lui. Ses paroles demeurent en eux et ils demeurent dans son amour comme Lui demeurait dans l’amour du Père (Jean 15:7-10). Puis dans la suite du  chapitre :
3. « Ta parole » (v. 14). À la suite de Celui qui seul a été le témoin fidèle, les siens ont un témoignage à rendre dans ce monde. Pour faire face à cette responsabilité, ils ont reçu la parole : « Je leur ai donné ta parole ». Ce témoignage provoque la haine du monde : « et le monde les a haïs ». Le don de la parole, l’obéissance à la parole, conduisent le croyant à refléter Christ ici-bas et, de ce fait, attirent sur lui la même haine que celle dont Christ a été l’objet. Les disciples sont haïs comme le Maître l’a été. Ils sont donc placés dans la même position que Lui devant le monde
(v. 14) comme aussi devant le Père (v. 8). En relation avec le Père, ils ne sont pas du monde comme le Seigneur n’en était pas et le monde les hait (cf Jean 15:18 à 25). Jésus nous a donné la parole du Père — parole de grâce, mais aussi de vérité. Le Père et le monde sont toujours en opposition dans les Écritures. La parole du Père nous détache du monde. Si elle est notre règle de conduite, il nous sera impossible de cheminer avec le monde et de nous associer à lui. La Parole — ceinture de la vérité (Éph. 6:14) — formera nos pensées selon Dieu et deviendra le mobile de nos actions. Lorsque les choses du monde nous seront présentées, il y aura donc conflit, il faudra résister et combattre. Mais c’est précisément la Parole qui sera notre arme pour remporter la victoire. Lors de la tentation au désert, le Seigneur Jésus a triomphé de l’adversaire au moyen de la parole : « Il est écrit… ». Elle nourrit l’âme de l’amour du Père et c’est l’amour du Père qui pourra chasser du cœur tout ce qui est du monde (1 Jean 2:14-17).L’amour et la haine sont deux sentiments opposés : le croyant fidèle connaît ici-bas la haine du monde, mais il jouit de l’amour du Père (Jean 17:14, 26).
4. La gloire (v. 22). La vie éternelle (v. 2) est le point de départ ; le chemin du croyant commence quand il naît de nouveau. La gloire (v. 22) est le but vers lequel nous allons. Entre le point de
départ et le point d’arrivée, il y a la marche. C’est pour la marche que nous avons « les paroles » (v. 8) et « ta parole » (v. 14). Le Père a donné la gloire au Fils de l’Homme et Lui l’a donnée à ses rachetés afin qu’ils lui soient éternellement unis dans la gloire. Cette gloire nous est déjà donnée ! Bientôt, nous allons y être introduits et notre association avec le Seigneur dans sa gloire sera la preuve que le Père nous aime comme Il aime le Fils. Que déjà cet amour remplisse nos cœurs ! (Jean 17:26). Plus qu’un moment et le Seigneur contemplera tous les glorieux résultats de Son oeuvre que le Père lui avait donnée à faire et qu’Il a achevée. Alors, Il se présentera avec tous ceux pour lesquels Il a tant souffert sur la croix du Calvaire : « Me voici, moi et les enfants que Dieu m’a donnés » (Héb. 2:13).
Dans le chapitre 17 de l’évangile de Jean, le Seigneur Jésus s’adresse donc à Dieu en faveur des siens, de ceux qui lui appartiennent, qui lui ont été donnés par son Père ! Ce sont ceux qui ont entendu sa voix et qui ont cru sa parole. Il s’adresse à Dieu comme Père. C’est sous ce nom si doux que Jésus, le Fils unique et bien-aimé, nous fait connaître Dieu. Les anciens fidèles connaissaient Dieu comme le souverain Créateur de
toutes choses, comme le Tout-puissant et l’Éternel, mais les chrétiens le connaissent comme Père, le Père de notre Seigneur Jésus-Christ. Intéressant de voir qu’ici, la vie éternelle ne réside pas dans le fait de connaître Dieu comme Créateur, mais de la connaître comme Père… Et cela passe forcément par Jésus-Christ qui, comme Fils, était le seul à pouvoir nous faire connaître Dieu comme Père ! Dieu n’est pas seulement le Père du Seigneur Jésus : il est aussi notre Père. À tous ceux qui croient au nom de son Fils, qui l’ont reçu dans leur cœur, il leur a donné le droit d’être ses enfants : ils sont nés de Lui. C’est pourquoi le Seigneur, après sa résurrection, envoie ce message à ses disciples : « Je monte vers mon Père et votre Père ». Et l’apôtre Jean, s’adressant aux chrétiens, leur dit : « Voyez de quel amour le Père nous a fait don que nous soyons appelés enfants de Dieu. Bien aimés, nous sommes maintenant enfants de Dieu ». Le Seigneur Jésus a reçu de son Père autorité sur toute chair ; il est le Seigneur de tous. Mais à ceux que le Père lui a donnés, à ses brebis, il donne la vie éternelle. La vie éternelle n’est pas seulement une vie qui dure toujours. La vie éternelle est une vie divine, dans laquelle on connaît Dieu le Père et Jésus-Christ son Fils, et dans laquelle on jouit de la relation que l’on a avec Dieu comme son enfant, de tout ce que Dieu est : amour et lumière, et aussi de tout ce que le Seigneur Jésus est pour Dieu et pour nous. Cette vie est en Christ ; il est la vie éternelle ; mais elle est communiquée au croyant. Celui qui croit au Fils a la vie éternelle, déjà maintenant. Il a Christ, il a la vie. Notre vie, c’est Christ lui-même.L’ascension marque cette glorification du Christ et son retour auprès du Père quand il a été « élevé dans la gloire ». Le Seigneur Jésus a accompli à la gloire de Dieu le Père l’oeuvre de rédemption que le Père Lui avait confiée. Cette oeuvre est le fondement de la glorification auprès du Père demandée par le Fils encore sur la terre. Dans un triomphe sans pareil, Celui qui s’est si profondément abaissé est ensuite retourné comme homme dans la gloire qu’Il possède comme Fils éternel. Nous n’avons pas encore la gloire dont Jésus parle pourtant au passé, mais pour Dieu, le temps n’a pas l’importance qu’il revêt pour nous !
Cette gloire qui aujourd’hui nous aveuglerait au minimum si nous la regardions (cf. Paul sur le chemin de Damas ou Jean dans l’Apocalypse), le Seigneur Jésus la partagera avec nous quand Il
nous prendra avec Lui, quand nous serons conformes à Son image.Ainsi ce texte nous projette-t-il déjà dans cette gloire ! Il rappelle à notre cœur tout ce que Christ est pour Dieu, tout ce que nous sommes pour Christ et donc tout ce que nous sommes pour Dieu.Nous sommes Ses enfants, nous sommes co-héritiers avec le Fils. Il nous a donné la vie éternelle, Il nous a donné Sa Parole pour notre marche ici-bas en attendant la gloire qui sera la nôtre quand nous serons en Sa présence.
Alors contemplons avec émerveillement tout ce que le Seigneur nous a donné, tout ce qu’Il est pour nous, et chantons avec reconnaissance Son Nom glorieux !
Amen.
→ Chant : « Quand j’invoque le Seigneur »
VIII – INTERCESSION (Jean-Louis Saretto)
Seigneur, nous te rendons grâce pour ton Eglise et te prions de rendre son témoignage puissant. Rends-la humble et disponible, fidèle dans l’obéissance, inébranlable dans la foi.
Seigneur, fais-nous porter les fruits de l’Esprit. Rends plus ardent notre désir de te servir et notre intérêt pour ta Parole.
Donne à notre Eglise d’être une communauté vivante et fraternelle où tous se sentent membres d’un seul corps, que les nouveaux venus se sentent accueillis comme des frères. Nous te confions les jeunes pour qu’ils grandissent dans la connaissance de ton amour et qu’ils tiennent ferme dans la foi.
Nous te présentons tous ceux qui souffrent à travers le monde à cause de ton nom.
Apprends-nous à ne pas nous décourager et a restés unis dans l’épreuve comme les membres d’un même corps sont unis entre eux.
Seigneur, tu es le maître des peuples, la destinée des nations t’appartient. Nous te prions pour tous les pays qui traversent, comme nous, cette épreuve de l’épidémie. Garde notre pays et les autorités qui le dirigent, nous te les confions afin que nous puissions continuer à rendre témoignage en toute liberté.
C’est au nom de Jésus-Christ, ton Fils et notre sauveur, que nous te prions. Amen.
IX – Exhortation et bénédiction (Isabelle Pit)
Romains 12.1,2
« Je vous exhorte donc, frères, par les compassions de Dieu, à offrir vos corps comme un sacrifice vivant, saint, agréable à Dieu, ce qui sera de votre part un culte raisonnable.
Ne vous conformez pas au monde présent, mais soyez transformés par le renouvellement de l’intelligence, afin que vous discerniez quelle est la volonté de Dieu : ce qui est bon, agréable et parfait. »
Que notre Dieu et Père qui donne la paix vous garde et vous bénisse pendant cette semaine, vous donnant la force d’accomplir votre travail en toute sérénité.
Chantons
8 – JEM 821 – Règne en moi