Culte en ligne du dimanche 15 novembre 2020.

 

 

 

Sermon du 15 11 20

Titre : Deviens et reste une outre neuve !

Jésus et le jeûne

« 33Les pharisiens dirent à Jésus : « Les disciples de Jean, de même que les nôtres, jeûnent souvent et font des prières ; mais tes disciples, eux, mangent et boivent. » 

34Jésus leur répondit : « Pensez-vous pouvoir obliger les invités à un mariage à jeûner pendant que le marié est avec eux ?  35Mais des jours viendront où le marié leur sera enlevé ; alors ces jours-là, ils jeûneront. »36Jésus leur dit aussi cette parabole : « Personne ne déchire une pièce d’un vêtement neuf pour réparer un vieux vêtement ; sinon, le vêtement neuf est déchiré et le morceau de tissu neuf ne s’accorde pas avec le vieux.  37Et personne ne met du vin nouveau dans de vieilles outres ; sinon, le vin nouveau fait éclater les outres : il se répand et les outres sont perdues. 38Mais pour du vin nouveau, il faut des outres neuves !  39Et personne ne veut du vin nouveau après en avoir bu du vieux. On dit en effet : “Le vieux est meilleur.” » Luc 5v33

Ce passage de Luc (Matthieu 9) que nous venons de lire se trouve en parenthèse entre des récits qui racontent Jésus dans ses actes.

Après avoir Jésus guéri une personne paralysée, Jésus appelle Matthieu au service. Jésus guérit une femme souffrante et ramène à la vie une jeune fille. Il va guérir deux aveugles qui apprécient désormais le soleil et la couleur de la nature. Jésus guérit un homme muet et lui restitue la parole et mange avec des pécheurs.

Ainsi les différentes maladies que le Seigneur rencontre et guérit sont autant d’aspects de la triste condition dans laquelle le péché a consigné la créature de Dieu que nous sommes. Jésus démontre par-là, la totale incapacité de l’homme à se soustraire de l’emprise de Satan et du mal et d’effectuer le moindre mouvement vers Dieu, pour son salut. Mais le divin médecin n’ignore pas l’influence de la puissance du mal sur l’âme l’homme : le péché dont la capacité de nuisance ne disparaît pas à la conversion.

Selon les pharisiens, Jésus n’aurait pas dû se comporter de cette manière par souci de pureté. Il aurait dû choisir d’autres fréquentations que manger avec les pécheurs. Il aurait dû se manifester par la pratique d’une discipline spirituelle comme le jeûne plutôt que de faire la bonne chair. Et enfin l’observation des pharisiens sur le jeûne et la prière va lui offrir l’occasion d’un nouvel enseignement : Pour contenir le vin nouveau de l’Evangile qui se veut la bonne nouvelle du royaume de Dieu, les vieilles pratiques religieuses à l’occurrence le judaïsme ne faisaient plus l’affaire, elles doivent céder en face d’une ère nouvelle qui est entrain de s’ouvrir .

Mais Jésus, considéré dans le passage comme le marié, est là, présent en chair et en os et les pécheurs notoires sont invités à l’accueillir et à se joindre à la fête du salut. L’ère nouvelle de l’accomplissement a débuté. Toutefois cette ère de la grâce et de lumière incarnée par Jésus va hélas essuyer critiques et oppositions de la part des pharisiens. Ceux-ci ne veulent pas entendre de cette oreille le changement bouleversant pour eux qui s’annonce et sans discernement, ils vont se montrer les acteurs d’une farouche opposition. D’où cette métaphore : « Personne ne déchire une pièce d’un vêtement neuf pour réparer un vieux vêtement ou Et personne ne met du vin nouveau dans de vieilles outres »

A– Comment devenir une outre neuve ? Car on le devient.

Au temps de Jésus, les outres étaient fabriquées soit avec une peau de chèvre ou de mouton, une peau de vache ou de chameau selon la taille de l’outre voulue. C’est dire qu’un animal devrait être ‘sacrifié’ pour obtenir la matière première nécessaire, à la fabrication d’une outre neuve. La tête de l’animal était coupée à la hauteur du cou afin qu’il devienne le bec verseur. Tout l’intérieur de l’animal devrait être vidé par cette ouverture, sans déchirer la peau, laquelle avec l’intérieur retourné est exposé au soleil pendant 3 mois, afin que toutes les graisses et les lambeaux de chairs soient éliminés. C’est à cette condition qu’on obtient une pièce saine sinon, elle serait inutilisable car elle contaminerait le contenu. Ensuite quelque séjour dans l’eau permet à la peau de gagner en souplesse. Le livre des Actes nous parlent de certain Simon le corroyeur dont la maison était établie au bord de la mer. Fabriquer des outres était son métier.

Ouvrir notre cœur à Jésus, l’accepter comme Seigneur de notre vie est le point de départ de tout renouveau spirituel. Accepter de mourir en nous-mêmes dans un élan de foi dans la résurrection du Christ nous accorde de vivre la vie divine dans tous les aspects de notre existence humaine. C’est « porter sa croix » qui se manifeste par une vie d’abnégation et de renoncement à soi pour le Christ. Certes, il faudra beaucoup de travail avant d’être utilisé comme une outre neuve mais ce n’est pas notre affaire. C’est l’affaire du Saint-Esprit! Il nous est tout simplement demandé de renoncer à ce à quoi chacun est attaché et d’être à accepter ce que Dieu veut faire dans chacune de nos vies. Toutefois n’oublions pas que sans l’œuvre accomplie par Jésus à la croix, il nous serait impossible d’y parvenir. Il a fallu que Jésus renonce à sa vie, qu’il connaisse la mort physique et qu’il ressuscite, afin, que nous également en nous identifiant à sa mort, nous puissions être associés à sa vie abondante promise, celle de l’Esprit. (Selon Jean 3 à 11 tel que Jésus l’explique à Nicodème).

Ce qui doit nous conduire à avoir sur le plan spirituel des dispositions intérieures nouvelles et un regard nouveau et établir de nouvelles priorités.

Quelles sont donc ses priorités ? C’est « Travailler, non pas pour la nourriture qui est périssable, mais pour la nourriture qui dure et qui est source de vie éternelle. Cette nourriture, le Fils de l’homme vous la donnera, parce que Dieu, le Père, a mis sur lui la marque de son autorité. » Nous donnons à notre existence une nouvelle orientation sous l’éclairage de la Parole de Dieu, parole de vérité.

C’est dire qu’en toute chose et dans n’importe quelles circonstances le primat revient à Dieu : « Cherchez d’abord le règne de Dieu, cherchez à faire sa volonté, et Dieu vous accordera aussi tout le reste. » Matthieu 6v33

B- Devenir une outre nouvelle et le rester est la condition pour recevoir pour soi d’abord la bénédiction et de la partager

Pour éclairer notre compréhension, faisons un parallèle avec l’évangile de Jean chapitre 2 v 7-au cours d’un mariage où Jésus avait été invité. Et pour pallier au manque de vin constaté, il dit quelque chose qui ressemble à un ordre : « remplissez d’eau ces vases. Ils les remplirent jusqu’au bord ». Voyez-vous ! A quel moment Jésus intervient-il ? C’est exactement au moment où le vin ancien est épuisé, totalement épuisé. Vidé. C’est lorsque nous sommes vidés de nous-mêmes que s’amorce l’œuvre de transformation. Et c’est un principe biblique que nous sommes invités à assimiler et intégrer Pas de mélange. Et ce principe spirituel, on le trouve en deux endroits : le Deutéronome 22v11 et Lévitique 19v19 : « Ne porte pas de vêtements faits de laine et de lin tissés ensemble. » : L’image du lin dans la bible est liée à la résistance et la force. Samuel faisait le service devant l’Eternel, et cet enfant était revêtu d’un éphod de lin. 1Sa 2:18 . Ce revêtement sacré est celui de l’Esprit Saint. L’observance de la plupart de ces lois n’est pas exigée pour les chrétiens d’aujourd’hui, mais nous devrions prendre en compte et retenir les principes contenus dans chacune d’elles qui puissent nous guider dans la vie quotidienne

Encore  une loi à observer comme la première. C’est celle-ci : « n’accouple pas, dans tes troupeaux, deux bêtes d’espèces différentes ; ne sème pas dans tes champs deux semences différentes ; ne porte pas de vêtements tissés de deux sortes de fils » sinon il n’ y aura ni fécondité, ni reproduction ni fructification (le croisement de l’âne et de la jument, mulet qui stérile).

En effet, le principe plus général de ces différentes lois interdisant le « mélange » n’exprime qu’une seule chose : La volonté de Dieu pour son peuple de rechercher la pureté et la qualité et enfin de prospérer. De même, les chrétiens doivent tendre vers un caractère pur et pieux de la vie abondante de l’Esprit.

Dans le naturel, les outres étaient utilisées pour contenir de l’eau, du lait, du vin, de l’huile, … . Jésus déverse dans ses outres la parole, la miséricorde et la bénédiction, l’œuvre du Saint-Esprit : l’onction qui a pour mission de conduire son église dans toute la vérité.

C-Pourquoi Jésus dit : pas de compromis entre vieilles outres et les outres neuves ?

La première métaphore, évoque le vieil habit faisant allusion au temps de la loi, l’habit neuf, le temps de grâce. Ces temps sont-ils incompatibles ? Et pourtant la Bible qualifie la Loi de Dieu, sainte, juste et bonne. Mais où se situe finalement le problème ? C’est que les hommes ont cette fâcheuse inclinaison de transformer les Paroles de Dieu en lois purement humaines. On la à un ensemble d’interdits qui rendent les êtres captifs, esclaves, au lieu de les rendre libres selon l’évangile. Dans l’ordre de l’alliance avec Dieu, la grâce est supérieure à la loi. Le mélange de la loi de l’ancienne alliance (devenue loi des hommes) et de la grâce porte atteinte aux deux car si nous vivons selon la loi, nous sommes déchus de la grâce. Or tout est grâce de la part de Dieu. Simplement, il nous est demandé d’y accéder et d’en jouir aux conditions fixées par le Christ et non aux nôtres. Souvent les croyants veulent accéder aux bénédictions divines à leurs « conditions »

Une pièce d’étoffe prise sur un habit neuf abîme celui-ci et n’est pas assorti au vieux, ni par sa résistance ni par son aspect. Pour Jésus il n’est pas question de « christianiser » le judaïsme. Il est sclérosé. La chair et la loi vont ensemble. La grâce et la vie de l’Esprit vont ensemble. Il est donc dommageable de mélanger grâce et loi, justice de Dieu et justice des hommes.

 

– Romain 8 v 5 à 8 : « ceux, en effet qui vivent selon la chair s’affectionnent aux choses de la chair, tandis que ceux qui vivent selon l’Esprit s’affectionne aux choses de l’Esprit ». La chair se revêt non de vêtement de justice du Christ, mais du légalisme religieux qui déchoit le croyant de la nouvelle alliance de la grâce salutaire

Et l’affection de la chair, c’est la mort, tandis que l’affection de l’Esprit, c’est la vie et la paix.

Car l’affection  de la chair est inimitié contre Dieu, par ce qu’elle ne se soumet pas à la volonté de Dieu et qu’elle ne le peut même pas. Or, ceux qui vivent selon la chair ne sauraient plaire à Dieu.

Romain ch 8 v 13 et 14 : « Si vous vivez selon la chair, vous mourrez; mais si vous vivez, par l’Esprit, vous faites mourir les actions du corps, vous vivrez. Car tous ceux qui sont conduits par l’Esprit de Dieu sont fils de Dieu. »

Revenons à notre parabole : c’est une folie de vouloir mettre du vin nouveau dans de vieilles outres devenues rigides ou ayant perdu leur élasticité. La fermentation du vin nouveau crée une pression que les vieilles outres ne peuvent supporter, elles éclatent, se rompent et le vin est perdu. La tradition et les rites légalistes sont trop rigides pour contenir la joie dans son intensité et le dynamisme de la vie dans l’Esprit. La liberté spirituelle est ainsi volée, du coup, nos cœurs manquent de vivre l’enthousiasme débordant du Chrétien.

Pour entrer dans la vision du Christ, il revient à chacun de recevoir du Seigneur un cœur nouveau, et esprit nouveau » et ceci de manière continue car c’est une opération de l’Esprit qui n’est jamais achevée. Par ailleurs, nous sommes amenés à comprendre que les outres anciennes sont en quelque sorte nos piétés religieuses dépourvues de vie au risque d’empêcher que s’opère un changement, le déversement du Saint-Esprit qui par nature bouleverse nos habitudes. Pour accueillir les œuvres de la grâce, nous avons besoin de préparer de nouvelles outres c’est-à-dire développer une mentalité renouvelée : « Lorsque l’Esprit saint déverse son vin nouveau dans la vie des croyants. Tout dans son existence devient sujet au changement, c’est un renouveau permanent.

Depuis la réforme jusqu’à aujourd’hui, nous sommes appelés à vivre notre vie de foi inspirée de ce principe vital. La part qui nous revient est de veiller à ce que ce principe salutaire ne s’essouffle pas  Chaque être humain de sa conception à sa mort est en construction permanente même si notre âge est avancé. A nous aujourd’hui comme aux Réformateurs d’antan, un choix s’impose : Soit accepter de devenir une outre neuve où rester outre ancienne. Aujourd’hui, les croyants dans le monde font face à ce même choix. Accepter une remise en question, c’est vouloir croître, c’est vouloir aller plus loin en eaux profondes avec jésus, c’est-à-dire vivre des parcelles encore inconnues de sa grâce.

Les juifs qui ne voulurent pas changer (vieilles outres) devinrent ceux qui menèrent un combat sans merci envers l’Église (nouvelle outre) du Seigneur Jésus. Chaque croyant, chaque communauté -en tout lieu- est un chantier, toujours en construction. Notre devenir dépend de notre choix actuel de devenir des outres neuves ou rester sur nos acquis.

A nos aînés, je cite Billy Graham
« L’Écriture est remplie d’exemples d’hommes et de femmes que Dieu a utilisés tard dans la vie, souvent avec un grand impact, des hommes et des femmes qui refusaient d’utiliser l’âge avancé comme une excuse pour ignorer ce que Dieu voulait qu’ils fassent…Ce n’est pas parce que nous devenons plus faibles physiquement avec l’âge que nous devons nous affaiblir spirituellement. »

Prions

Pour le renouvellement de notre vie spirituelle.


Sermon du 15 11 20


Chers Paroissiens

Depuis quelques jours nous vivons à nouveau un confinement imposé par les autorités gouvernementales pour des raisons sanitaires.

Les cultes en présentiel sont donc interdits et nous manquent beaucoup.

Heureusement un groupe de fidèles a repris les enregistrements vidéo certes avec beaucoup de contraintes mais quel bonheur de pouvoir continuer à écouter le message de notre Seigneur.

Un très grand merci à cette équipe.

La situation financière qui s’était lentement redressée ces dernières semaines est de nouveau en difficulté.

Après projection sur les charges strictement nécessaires nous devons percevoir 20 240 € d’ici la fin de l’année.

Objectif très important mais réalisable aux vues des dernières collectes réalisées.

Donc soyons motivés pour remplacer notre moyen de collecte par des virements bancaires ou l’envoi par courrier.

Je vous rappelle mon adresse et celle du foyer :

Nouvel Thierry 264 G Vieille route d’Anduze 30100 Ales

ERE Ales 45 avenue Marcel Cachin 30100 Ales

Référence compte pour virement

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Comme il est écrit dans Colossiens 3:23-24 « Tout ce que vous faites, faites le de bon cœur, comme pour le Seigneur et non pour les hommes, sachant que vous recevrez du seigneur la récompense de l’héritage qu’il garde pour son peuple; servez Christ, le Seigneur »

Fraternellement

Le Trésorier