Culte en ligne du dimanche 26 avril 2020.

Liturgie du 26 dimanche 26 avril 20

Prédication du dimanche 26 avril 20


Alès Culte 26/04/2020

Ouverture (Mireille Colomb)

Aujourd’hui, le Seigneur accueille ses enfants en tout lieu où son nom est célébré.

Gens du monde entier, acclamez le Seigneur. Offrez lui un culte joyeux, présentez-vous à lui avec des cris de joie.

Sachez-le, c’est le Seigneur qui est Dieu, c’est Lui qui nous a faits, nous sommes à Lui.

Nous sommes son peuple, le troupeau dont il est le berger.

Acclamez-le, exprimez vos louanges, louez le Seigneur, remerciez-le d’être votre Dieu !

Oui, le Seigneur est bon et son amour n’a pas de fin ; de siècle en siècle Il reste fidèle. (Ps. 100)

Que sa bénédiction repose sur chacun d’entre nous et sur ce culte que nous voulons lui consacrer. Amen.

Chant : « Règne en moi » JEM 821

Louange (Famille De Saléon)

– Louez l’Éternel, vous toutes les nations, glorifiez-le, vous tous les peuples !

Car sa bienveillance pour nous est efficace, et la vérité de l’Éternel dure à toujours.

Louez l’Éternel!

La droite de l’Éternel est élevée ! La droite de l’Éternel agit avec puissance !

Je ne mourrai pas, je vivrai, et je redirai les œuvres de l’Éternel.

La pierre qu’ont rejetée ceux qui bâtissaient est devenue la pierre principale, celle de l’angle.

C’est de l’Éternel que cela est venu : c’est un miracle à nos yeux.

C’est ici la journée que l’Éternel a faite : à cause d’elle, soyons dans l’allégresse et la joie.

(Ps. 117 et 118 : 16-17, 22-24)

– Que le ciel, avec tous les anges, tressaille de joie !

Que la terre aussi se réjouisse dans la lumière triomphante de son Roi !

Et que l’Église exulte et chante, revêtue de la gloire de son Époux, le Seigneur Jésus-Christ, qui vit et règne avec le Père Tout-Puissant, dans l’unité du Saint-Esprit, aux siècles des siècles. Amen.

Chant : « Mon Dieu, Toi le Roi » JEM 796

Chant : « Tous les rois de la terre » JEM 831

Chant : « Notre Dieu règne encore » JEM 131

Loi (Famille Montès : à deux voix ; l’un dit les « Je suis… » et l’autre les « Seigneur… »)

Recueillons-nous pour écouter la voix de Jésus-Christ et pour lui répondre dans nos coeurs :

– Je suis la lumière du monde. Celui qui me suit ne marchera pas dans les ténèbres, mais il aura la lumière de la vie. (Jean 8 : 12)

– Seigneur, éclaire-nous et apprends-nous à marcher comme des enfants de lumière.

– Je suis le chemin, nul ne vient au Père que par moi. (Jean 14 : 6)

– Seigneur, garde-nous de nous égarer loin de toi.

– Je suis le Cep, vous êtes les sarments. Celui qui demeure en moi et en qui je demeure porte beaucoup de fruits. (Jean 15 : 5)

– Seigneur, fais-nous la grâce de porter des fruits à ta gloire.

– Je suis la Résurrection et la Vie. Celui qui croit en moi vivra, quand même il serait mort. (Jean 11 : 25)

– Seigneur, fais-nous participer à ton éternelle vie.

– Je suis l’étoile brillante du matin qui annonce le jour éternel. (Apocalypse 22 : 16)

– Seigneur, viens bientôt !

Amen.

Confession des péchés

Diaporama-Poème de Monique Cabanis

Annonce du pardon (Famille Hugon)

– « Et si vous invoquez comme Père celui qui, sans considération de personnes, juge chacun selon ses œuvres, conduisez-vous avec crainte pendant le temps de votre séjour (sur terre) .

Vous savez en effet que ce n’est point par des choses périssables — argent ou or — que vous avez été rachetés de la vaine manière de vivre, héritée de vos pères, mais par le sang précieux de Christ, comme d’un agneau sans défaut et sans tache ; il a été désigné d’avance, avant la fondation du monde, et manifesté à la fin des temps, à cause de vous.

Par lui, vous croyez en Dieu qui l’a ressuscité d’entre les morts et lui a donné la gloire, afin que votre foi et votre espérance soient en Dieu. » (1 Pierre 1 : 17-21)

– « Garde-moi, ô Dieu ! car je me réfugie en toi. Je dis à l’Éternel : Tu es mon Seigneur, Mon Bien, il n’y a rien au-dessus de toi !

L’Éternel est mon partage et ma coupe ; C’est toi qui assures mon lot ; Ma part me revient en (un lieu de) délices ; C’est un héritage magnifique pour moi.

Je bénis l’Éternel, qui me conseille ; La nuit même mon cœur m’exhorte.

Je contemple l’Éternel constamment devant moi, Quand il est à ma droite, je ne chancelle pas.

Aussi mon cœur est dans la joie, mon esprit dans l’allégresse, Même mon corps repose en sécurité.

Car tu n’abandonneras pas mon âme au séjour des morts, Tu ne permettras pas que ton bien-aimé voie le gouffre

Tu me feras connaître le sentier de la vie ; Il y a abondance de joies devant ta face, Des délices éternelles à ta droite. » (Ps. 16 : 1-2, 5-11)

Chant : « Quand j’invoque le Seigneur » JEM 353

Confession de foi

Chant : « Il est Seigneur » JEM 758

Offrande

Sur le chemin d’Emmaüs, Jésus s’est présenté vivant aux disciples.

Comme eux, le cœur brûlant d’amour, nous regardons vers l’avenir où s’accompliront toutes les promesses dans la splendeur de son Royaume, et nous attendons son retour.

Que notre offrande soit le signe de notre profonde gratitude et de notre reconnaissance au Seigneur ressuscité.

Prière

Seigneur Dieu, nous étions morts avec nos fautes et tu nous as fait revivre avec le Christ.

Que pourrions-nous te rendre pour tant de grâces ?

Accepte dans ta bonté cette offrande que nous te présentons en signe d’adoration et d’amour : C’est de toi, par toi et pour toi que sont toutes choses.

A toi la gloire, maintenant et toujours. Amen.


Prédication

 Lc. 24 : 13-35 ; Ac. 2 : 14-33

*Prière

Dimanche dernier, le pasteur Kabo nous a entretenus sur l’héritage qui est le nôtre. Avec les textes de ce matin nous est rappelé ce qu’il convient de faire de cet héritage. Cet héritage doit être partagé, témoigné, prêché, proclamé ; afin que d’autres puissent entrer et prendre leur place dans le peuple de Dieu, l’Assemblée qu’Il constitue. Cette Assemblée est l’épouse de son Fils, Jésus-Christ, et c’est en Lui, par Lui et pour Lui que nous sommes devenus témoins de la grâce infinie de Dieu.

Je vous invite donc à entendre la lecture de deux textes ce matin qui nous parlent chacun de notre rôle de témoins, sans oublier d’y ajouter les versets de la première épître de Pierre qui ont été lus pendant la liturgie, versets qui nous appellent à la vie Nouvelle, à rompre avec les habitudes du passé et à recentrer la foi sur la personne de Jésus, dans l’éclairage de l’Esprit.

*Lectures

Comme nous l’avons vu dans les études bibliques sur les 7 paroles de Christ à la croix, le sujet principal de toute l’Écriture Sainte est Christ, et particulièrement, pour annoncer le salut, le point sur lequel nous devons insister est sa résurrection. Nous devons annoncer Jésus-Christ ressuscité et glorifié ! C’est à cela que tient la force de cette toute première prédication chrétienne prononcée par Pierre dans le récit des Actes. On peine à reconnaître le disciple fougueux qui, quelque jours à peine auparavant, a renié le Christ trois fois ! Quelle autorité ici, quelle sagesse ! On voit tout de suite qu’il s’est passé quelque chose, qui s’appelle la Pentecôte, et qui a transformé le disciple en apôtre. On a sous les yeux la puissance de l’Esprit Saint et les miracles qu’Il accomplit dans la vie de celui qui le reçoit ! Ce miracle, qui a aussi eu lieu en nous qui confessons le Christ comme Sauveur et Seigneur, doit aussi avoir changé les choses ; l’Esprit Saint a fait de nous des témoins de la résurrection du Christ, et c’est cela que nous allons étudier aujourd’hui, en nous posant sérieusement les questions suivantes : Suis-je réellement un témoin ? Suis-je un bon témoin ? Comment puis-je laisser Dieu améliorer ça en moi ?

Nous assistons dans cette prédication à une mise sous nos yeux des deux lignes dont il est parlé dans l’Écriture à savoir la ligne du conseil de Dieu et de sa souveraineté, et la ligne de la responsabilité de l’homme. Dieu seul comprend parfaitement le lien entre les deux. Dieu s’est servi de la méchanceté de l’homme pour accomplir l’œuvre de la rédemption ! Quel triomphe de la grâce ! Pierre fournit à ses auditeurs trois preuves de ce que Jésus de Nazareth était bien le Messie promis : sa vie avec les miracles et prodiges accomplis, sa mort accomplissant le dessein de Dieu, et sa résurrection glorifiant le Père.

Dieu a exalté le Christ qui attend maintenant que ses ennemis soient faits son marchepied, attente que nous devrions partager aussi ! Notre regard n’est pas confiné ! Alors levons les yeux et contemplons Jésus glorifié et exalté, à la droite du Père !

Contemplons-le, et proclamons-le, car c’est bien là l’objectif ! Je lis dans 1 Pierre 2 les versets 9 et 10 : « Vous êtes une race élue, un sacerdoce royal, une nation sainte, un peuple racheté, afin d’annoncer les vertus de celui qui vous a appelés des ténèbres à son admirable lumière ; vous qui, autrefois, n’étiez pas un peuple et qui, maintenant, êtes le peuple de Dieu ; vous qui n’aviez pas obtenu miséricorde et qui, maintenant avez obtenu miséricorde. »

Dieu fait de nous des témoins ! On pourrait citer la fin de l’Évangile de Matthieu où Jésus dit : « Allez et faites de toutes les nations des disciples » ou encore le verset 48 du dernier chapitre de Luc qui dit : « Vous en êtes témoins ».

Dans l’Évangile de Luc que nous avons lu, nous avons le récit de ce qui change un être humain déçu en témoin. Nous pouvons d’ores et déjà avancer le fait que ce qui produit ce changement, outre l’Esprit Saint comme nous l’avons vu dans le récit des Actes, c’est la rencontre avec Jésus ressuscité !

La fin du chapitre 23 et le début de ce chapitre 24 montrent clairement qu’aucun des disciples du Seigneur ne s’attendait en aucune manière à Sa résurrection. Cela en rend le témoignage d’autant plus marqué et convaincant. Les disciples n’étaient ni exaltés ni visionnaires, ni portés à croire n’importe quoi, mais étaient plutôt d’un esprit matérialiste, et découragés, enclins à douter de tout.

Les femmes nous sont présentées d’abord. Leurs pensées se limitaient aux circonstances d’un enterrement ordinaire. Leur esprit était occupé du sépulcre, du corps du Seigneur, et des aromates et des parfums qu’il était coutume d’employer. Toutefois, le sabbat juif était là, et interrompait leurs activités — cela venait de Dieu, car leurs activités étaient tout à fait inutiles, et au moment où elles auraient pu les reprendre, le corps du Seigneur n’était plus là. Au lieu du corps mort, elles trouvent deux hommes en vêtements éclatants, et entendent de leur bouche que le Seigneur est maintenant « le Vivant » et ne gît plus parmi les morts. Ainsi, le premier témoignage de Sa résurrection vient de la bouche des anges. Un second témoignage se trouve dans les paroles qu’Il avait Lui-Même prononcées pendant Sa vie. Il avait prédit Sa mort et Sa résurrection. Quand ces paroles leur sont rappelées, elles s’en souviennent.

Les femmes s’en retournent et rapportent toutes ces choses aux onze ; c’est-à-dire qu’elles leur présentent le témoignage des anges, les paroles du Seigneur Lui-même, et aussi le témoignage de leurs propres yeux : le corps du Seigneur n’est pas dans le sépulcre ; pourtant ils ne les croient pas. Un sceptique moderne pourrait appeler ces choses « des contes » ; eh bien, c’est exactement ainsi que les disciples les reçurent. Pierre, cependant, avec son caractère impulsif habituel, va un peu plus loin. Il court au sépulcre pour voir par lui-même, et ce qu’il voit confirme leurs paroles. Pourtant, dans son esprit, c’est l’étonnement, plutôt que la foi, qui est produit.

Le récit suivant nous amène à l’après-midi du jour de la résurrection, et Luc nous donne en détail l’histoire des deux disciples d’Emmaüs. Cet épisode nous donne un aperçu très frappant de l’état d’esprit qui les caractérisait et, sans aucun doute, représentaient-ils les autres en cela.

Ces deux disciples s’éloignaient manifestement de Jérusalem pour retourner chez eux, déçus et découragés à l’extrême.

N’y a-t-il pas de même aujourd’hui beaucoup de croyants découragés et déçus qui, de la même manière, tournent le dos à la compagnie des enfants de Dieu et s’égarent dans un chemin solitaire ? Poursuivant ainsi leur chemin solitaire, ne sont-ils pas souvent pleins de raisonnements et de tristesse ?

Ces deux disciples avaient nourri de ferventes espérances centrées sur le Messie, et ils croyaient L’avoir trouvé en Jésus. Pour eux, Jésus de Nazareth était « un prophète, puissant en œuvre et en parole devant Dieu et devant tout le peuple » ; et il est clair que là s’arrêtait leur foi. Ils ne percevaient pas encore en Lui le Fils de Dieu, que la mort ne pouvait retenir, et ainsi, pour eux, Sa mort était la fin affligeante de Son histoire. Ils pensaient vraiment que « c’était Celui qui aurait dû délivrer Israël », mais alors, pour eux, cela voulait dire les délivrer par Sa puissance, du pouvoir de tous les ennemis de leur nation, plutôt que de les délivrer pour Dieu par Son sang. Sa mort avait renversé leur espoir de cette délivrance en puissance et en gloire. Cette déception venait de ce qu’ils avaient nourri des espérances qui n’étaient pas établies sur la Parole de Dieu. Ils s’attendaient à la gloire sans les souffrances.

Ne sommes-nous pas souvent comme ces disciples ? N’est-ce pas une pensée commune à de nombreux chrétiens que Christ est venu dans le monde pour en faire un endroit meilleur et plus heureux ? N’essayons-nous pas parfois de ramener Christ dans nos circonstances en vue de notre confort temporel et de notre gloire terrestre ? Et avec de telles pensées dans nos esprits, ne tombons-nous pas dans une grande déception quand nous trouvons nos circonstances difficiles, et que s’identifier avec le peuple du Seigneur nous jette parmi les pauvres et les méprisés de ce monde, y trouvant en outre le mépris et l’opprobre, et peut-être même des pertes et de la souffrance ?

On peut trouver aujourd’hui bon nombre de croyants qui se sont égarés dans le monde d’une façon assez semblable. Eux aussi se sont éloignés parce qu’ils étaient déçus, et ils sont déçus parce qu’ils nourrissaient de fausses espérances. Ces espérances ont pu être centrées sur le travail chrétien et les conquêtes de l’Évangile, ou bien sur quelque groupe ou corps de croyants avec lesquels ils étaient liés, ou peut-être sur eux-mêmes, la sainteté et la puissance de leur vie personnelle. Quoi qu’il en soit, les choses ne se sont pas passées comme ils escomptaient, et ils se trouvent dans le découragement le plus profond.

Le cas de Cléopas pourra aider à faire le diagnostic de leurs ennuis. En premier lieu, ils peuvent avoir, comme lui, un petit « Israël » qui absorbe leurs pensées. Si Israël avait été délivré, comme Cléopas l’avait espéré, il aurait été dans l’allégresse : comme ce n’était pas le cas, il avait perdu sa ferveur et son intérêt. Il lui fallait apprendre que, bien qu’Israël ait été au centre même du petit tableau lumineux qu’il s’était peint en imagination, il n’était pas au centre du tableau de Dieu. C’est le tableau de Dieu qui est le vrai, et son centre en est Christ, ressuscité d’entre les morts.

Quand Jésus se joint à eux, les amène à s’exprimer et gagne leur confiance, Il leur expose, non des choses qui concernaient Israël, mais « les choses qui Le regardaient » LUI-MÊME. Un remède sûr contre les déceptions, c’est de donner à Christ toute la place dans ce dont notre esprit est occupé : non pas le travail, même le travail chrétien, non pas les frères, ni même l’église, non pas le moi dans l’une quelconque de ses nombreuses formes, mais Christ.

Or souvent, c’est bien là le problème ! Nous cherchons dans l’Écriture ce qui nous concerne d’une façon ou d’une autre (« nous » peut être l’humanité, l’Église, Israël, etc.) alors que ce que nous devons y chercher, c’est le Christ ! Nous devons chercher les pensées de Dieu, et celles-ci nous dévoilent Son Fils ! Comme le disait Ruben Saillens : « Jésus-Christ tout entier dans la Bible toute entière ».

Il y avait un second point. Il est vrai que ces faux espoirs de Cléopas, qui étaient la cause de sa déception, avaient jailli du fait qu’il pensait trop à Israël et trop peu à Christ ; pourtant cette échelle de valeurs erronée provenait de la lecture incomplète de l’Ancien Testament. Le verset 25 montre que, parce qu’ils étaient sans intelligence et lents de cœur à croire, cela les avait conduits à négliger certaines parties des Écritures. Ils croyaient quelques-unes des choses que les prophètes avaient dites — ces choses agréables, évidentes, faciles à comprendre quant à la gloire du Messie — tandis qu’ils mettaient de côté et négligeaient les prédictions de Ses souffrances, qui sans aucun doute, leur paraissaient mystérieuses, étranges et difficiles à comprendre. Les choses mêmes qu’ils avaient négligées étaient justement ce qui leur aurait épargné la pénible expérience par laquelle ils passaient.

En leur parlant, le Seigneur insiste par trois fois sur l’importance de l’Écriture tout entière, versets 25 et 27. Il agit avec eux de façon à leur faire comprendre que Sa mort et Sa résurrection étaient le fondement, indiqué à l’avance, de toute la gloire qui était encore à venir. « Ne fallait-il pas que le Christ souffrît ces choses ? » Oui, certainement ! Et puisqu’Il devait souffrir, Il avait souffert.

Quelle étape extraordinaire cela a dû être ! Une fois arrivés, ils ne purent supporter la pensée de se séparer de ce compagnon inattendu ; ils Le supplient de ne pas les quitter. Entrant pour rester avec eux, Il prend nécessairement la place qui est la Sienne de droit. Il faut qu’Il soit Celui qui reçoit, qui conduit et aussi qui bénit ; alors « leurs yeux furent ouverts et ils Le reconnurent ». Quelle joie pour leurs cœurs lorsque, soudain, ils discernent leur Seigneur ressuscité !

Mais pourquoi disparut-Il de devant leurs yeux au moment précis où ils L’avaient reconnu ? Sans doute, pour la même raison qui lui avait fait dire à Marie de ne pas Le toucher, au début de ce même jour (voir Jean 20:17). Il désirait leur montrer, dès le départ, que par Sa résurrection, Il était dans une situation nouvelle et qu’en conséquence, il fallait un fondement nouveau à leurs relations avec Lui. Toutefois, la brève vision qu’ils ont eue du Seigneur ajoutée à l’explication qu’Il leur a donnée de toutes les prophéties des Écritures a produit son effet. Ils sont complètement transformés. Une lumière nouvelle s’est levée pour eux ; de nouveaux espoirs ont surgi dans leur cœur ; finis, leur découragement et leur désir de s’isoler. Bien que la nuit soit tombée, ils reprennent le chemin de Jérusalem, pour chercher la compagnie des autres disciples. Le cœur malade, ils avaient cherché la solitude ; maintenant, la foi et l’espérance étant ranimées, la compagnie des frères et sœurs dans le foi fait leur délice. Il en est toujours ainsi pour nous tous.

On voit que les états d’âme des disciples étaient variés au matin de la résurrection. Pierre était tombé ; Thomas doutait ; Marie de Magdala était dans la désolation ; et les deux disciples sur le chemin d’Emmaüs étaient remplis de déception. Mais il est heureux de voir avec quelle habileté divine et quelle grâce parfaite le Seigneur Lui-même s’adapte à ces divers états d’âme. Il a une parole de restauration pour ceux qui sont tombés, une parole de reproche, mais quand même d’encouragement pour ceux qui doutent, une parole de consolation pour la désolée, et une parole de réveil pour toucher le cœur et atteindre la conscience des déçus.

Ce passage de Luc contient deux faits bien précieux pour nous. Le premier est celui-ci : au milieu de toute notre ignorance, malgré notre grande faiblesse, quelqu’un nous a trouvés qui s’associe à nous pendant notre marche dans ce monde. Si misérable que soit celle-ci — je ne parle pas ici du chemin de la désobéissance — nous avons quelqu’un qui vient se placer à côté de nous, qui marche avec nous, qui nous entoure de sympathie, de sollicitude. Oui, quelqu’un qui nous encourage sur ce chemin qui conduit à la gloire, dans laquelle il veut, Lui, nous introduire auprès du Père. Et parce qu’Il a Lui-même marché sur ce chemin, il n’y a pas meilleur guide que Lui, pas de meilleure main à laquelle se tenir.

Un second fait que je voudrais faire remarquer dans ce passage de Luc est le suivant : le Seigneur Jésus vient s’asseoir à table avec ses disciples, il ouvre leurs yeux pour qu’ils puissent reconnaître l’œuvre accomplie à la croix, puis… disparaît de devant leurs regards. Notez bien qu’il n’est pas dit qu’il s’en soit allé, il est toujours au milieu d’eux, mais invisible. Il est là et les disciples peuvent réaliser que le Seigneur n’a pas quitté ce lieu. Et bien, chers amis, c’est aussi ce que nous pouvons réaliser selon sa promesse : « Là où deux ou trois sont assemblés en mon nom, je suis là au milieu d’eux ». Il est là au milieu de nous, même si notre assemblée en ce moment est virtuelle. Est-ce que nous réalisons cela chaque premier jour de la semaine, à cette table où nous venons nous souvenir de la mort et de la résurrection de notre Seigneur ? Oui, est-ce que nous réalisons que nous venons y rencontrer notre Sauveur bien-aimé ? Ou bien, venons-nous avec plus ou moins d’indifférence à sa personne ? Venons-nous comme lorsqu’il était dans ce monde, prêchant au milieu de ses disciples ? Cette présence invisible du Seigneur Jésus est-elle pour nous une présence réelle ? Il est maintenant avec nous, centre du rassemblement. Il entonne la louange. Pourrons-nous dire en nous séparant : nous avons vu le Seigneur, avec les yeux de la foi, les yeux de l’âme, il est vrai ? Mais cette présence invisible au milieu des siens a infiniment plus de prix que lorsqu’il était au milieu des hommes, avant son sacrifice, avant l’œuvre accomplie à la croix.

On entend dire souvent : si seulement nous l’avions encore au milieu de nous ! Mais nous l’avons, chers amis ; il est là, dans une circonstance à la fois solennelle, et intime, dans le moment même où nous sommes réunis pour le repas où nous célébrons sa mort et son prochain retour. Il est là quand nous ouvrons l’Écriture pour être enseignés par Lui. Il est là quand nous faisons monter vers Dieu nos louanges. Il nous a donné son Esprit par lequel nous réalisons sa présence, et de ce fait, nous pouvons élever nos voix devant Dieu le Père pour le louer. Nos louanges sont ses louanges, celles que le Seigneur Jésus lui-même entonne. Faisons-nous abstraction de toute notre faiblesse pour réaliser cela ? Il a dit lui-même : « Je te louerai au milieu de la grande assemblée » (Ps. 22:22). Puissions-nous prendre conscience de ces bénédictions et en vivre !

En Jean 20, nous avons quelqu’un qui découvre ce qu’était cette bénédiction. Il a suffi d’un seul mot prononcé par le Seigneur : « Marie ! » pour lui faire réaliser d’une manière complète ce que c’est que de l’avoir avec elle, toujours avec elle, sans le perdre jamais, parfaitement certaine que Jésus sera éternellement avec elle.

Encore une remarque : Voyez, quand le Seigneur se présente au milieu des disciples, il leur dit une chose, et la répète, tellement c’est important. Il leur dit : « Que la paix soit avec vous ». Ce seul mot me dit toute l’étendue des bénédictions que le Seigneur m’accorde. Que la paix soit avec vous . Il n’y a plus aucune séparation entre Dieu et nous, aucun obstacle à la jouissance d’une paix parfaite. Tout est réglé pour toujours par le sang précieux versé sur la croix. L’œuvre est accomplie à jamais, elle est parfaite. Qu’y a-t-il entre Dieu et moi ? Il y a la paix. Toutes les questions ont eu leur solution à la croix pour l’éternité. Autrefois il y avait l’inimitié entre nous et Dieu, maintenant il y a la paix. Que Dieu nous donne, chers amis, quand nous sommes réunis autour de notre bien-aimé Seigneur et Sauveur, de faire provision de toutes ces bénédictions infinies, éternelles, que nous possédons maintenant.

Que Dieu nous donne de marcher en paix sur ce chemin de la foi qui prend sa source dans notre rencontre personnelle avec Jésus ressuscité. Puissions-nous laisser Son Esprit agir dans nos vies et nos cœurs pour faire de chacun et chacune de nous, à chaque instant, des témoins de Son amour et de Sa grâce ; particulièrement dans ces temps troublés où nos contemporains ont plus que jamais besoin de trouver une espérance. Partageons notre héritage ! Amen.

Pasteur Clémence BURY


Chant : « Sur le chemin » JEM 138

Intercession (Famille Chalvidal)

– Seigneur par ton Esprit nous voici témoins de la résurrection.

Que notre joie guide notre course pour dire au monde que tu es vivant.

Sois avec nous quand nous apportons cette espérance à ceux qui sont dans la douleur, quand nous disons ce bonheur à ceux qui ne le partagent pas, quand nous annonçons cette paix à ceux qui sont divisés, quand nous proclamons cette certitude à ceux qui sont dans le doute.

Car désormais, nous le savons : la vie éternelle est commencée, tu nous précèdes sur notre chemin.

– Seigneur, en cette période troublée, nous te remettons particulièrement les responsables des nations afin qu’ils plient le genou devant Toi et cherchent en Toi la solution aux problèmes du monde.

Nous te remettons nos frères et sœurs de par le monde : ceux qui passent par la persécution, ceux qui traversent la maladie ou le deuil, ceux qui vivent la solitude et la peur.

– Enfin, nous te remettons tous ceux qui ne te connaissent pas, afin que cette épreuve leur donne de tourner les regards vers Toi. Fais de chacun de nous et de ton Église les témoins de ta victoire ! Amen.

Envoi

Que la grâce et la paix vous soient données de la part de Celui qui est, qui était et qui vient, de la part de Jésus-Christ, le témoin digne de foi, le premier né d’entre les morts et le souverain des rois de la terre.

Il nous aime, Il nous a délivrés de nos péchés par son sacrifice, Il a fait de nous un peuple de rois, des prêtres au service de Dieu, son Père : à Lui donc soient la gloire et le pouvoir pour l’éternité ! Amen. (Apocalypse 1 : 4-6)

Chant : « A Celui qui nous aime » JEM 57