Etude biblique du 14 janvier 2018 : « Dons et offrandes (exposé suivi d’échanges).

Etude biblique présentée par le pasteur C. Bury.

 

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Alès Étude Biblique sur l’offrande 14/01/18

LA GESTION DES BIENS QUE DIEU NOUS CONFIE

Des gérants de Dieu

Tous les gens sont appelés à vivre, non pas pour eux-mêmes, mais pour servir Dieu et les autres. Nous sommes tous des serviteurs ou des gérants à qui Dieu a confié une tâche dans sa création. À cause du péché qui est entré dans le monde et qui est dans nos propres vies, nous nous sommes rebellés contre notre Créateur et nous sommes devenus de mauvais gérants de sa création. Selon le plan rédempteur de Dieu, Jésus est venu comme serviteur pour nous purifier de nos péchés et pour réparer nos torts et notre mauvaise gérance. Lui seul a bien accompli la tâche que Dieu lui a confiée. À cause de Jésus, les chrétiens reçoivent à nouveau le cadeau dêtre des gérants des biens de Dieu — des gérants pardonnés et restaurés.

Toute lÉglise du Christ et tous les chrétiens ont la vocation de servir leurs frères et sœurs ainsi que tous les hommes. Nous sommes le corps du Christ en action dans le monde, servant et travaillant au nom de Dieu et appelés à bien utiliser les dons, les biens et les talents que Dieu nous accorde.

a. Dieu détermine la distribution des dons (biens, talents, etc.) reçus par chacun durant sa vie. Il nous donne loccasion de les employer et den bénéficier. Ce que chacun reçoit comme biens ou talents vient entièrement de Dieu. Il ne faut pas croire que nous les avons acquis simplement par la sueur de notre front ou par notre sagesse ou à cause de la « chance ». Un bon gérant doit dabord savoir à qui appartiennent les biens quil administre; il a besoin de reconnaître que tout ce qui est à sa disposition vient de son Maître. Ne pas le savoir ou refuser de le reconnaître, cest risquer de tomber dans lidolâtrie. Si nous pensons être propriétaires de ce que nous sommes appelés à gérer, nous ne sommes plus des gérants, mais des patrons (1 Sam. 2:7; Deut. 8:17; Prov. 10:22; Osée 2:8).

b. Parce que Dieu est créateur, propriétaire et maître de tout, il établit lui-même et lui seul les exigences de la gérance des biens et du monde qui lui appartiennent. Il a fait une alliance avec nous et nous demande de gérer fidèlement ses affaires. Il veut que sa volonté soit faite et que ses désirs gouvernent les nôtres.

c. La loi et les principes de gérance sont exprimés dans les dix commandements, expliqués par les prophètes de lAncien Testament, répétés par Jésus et appliqués par les apôtres du

Nouveau Testament (Jér. 11:4).

d. Devant chaque gérant, deux routes sont ouvertes : celle de la fidélité et celle de la révolte. La façon dont nous employons ce qui appartient à Dieu par sa grâce et avec la force quil nous promet englobe toutes les étapes et tous les aspects de notre vie (Matt. 7:13-14).

e. À la fin de lhistoire, ces deux routes viendront en jugement. Entre le moment de la création et le jour du jugement sétend la période de la gérance, où Dieu nous tient responsables de lemploi de ses dons conformément à ses directives. Notre obéissance ou notre désobéissance à sa Parole sera jugée par Dieu, puisque nous devrons rendre compte de lemploi que nous aurons fait de ses dons (Matt. 25:14-46; Apoc. 20:12).

LES OFFRANDES

1. Les directives de la Parole de Dieu

Nos contributions volontaires régulières ainsi que les dons aux pauvres doivent être déterminés selon les directives de la Parole de Dieu.

a. LorsquIsraël se réunissait pour célébrer la bonté du Seigneur, il nétait permis à personne de venir devant le Seigneur les mains vides. « Chacun donnera ce quil pourra, selon la bénédiction que lÉternel, ton Dieu, lui aura accordée. » (Deut. 16:17).

b. Le Seigneur promet de bénir ceux qui donnent fidèlement. « Honore lÉternel avec tes biens et avec les prémices de tout ton revenu : alors tes greniers seront abondamment remplis, et tes cuves regorgeront de vin nouveau. » (Prov. 3:9-10).

c. « Mais quand tu fais laumône, que ta main gauche ne sache pas ce que fait ta main droite, afin que ton aumône se fasse en secret, et ton Père, qui voit dans le secret, te le rendra. » (Matt. 6:3-4).

d. « Que chacun de vous, le premier jour de la semaine, mette à part chez lui ce quil pourra selon ses moyens… » (1 Cor. 16:2).

e. « Que chacun donne comme il la résolu en son coeur, sans tristesse ni contrainte; car Dieu aime celui qui donne avec joie. » (2 Cor. 9:7).

2. La pratique de l’offrande

Autrefois, les premiers fruits de la récolte étaient donnés sous forme de denrées. Tous ceux qui étaient présents pouvaient voir ce qui était offert au Seigneur. Progressivement, ces dons en nature ont été remplacés par des offrandes sous forme dargent. Ce nest pas parce que personne ne sait combien dargent nous mettons dans le panier quil nous serait permis de le faire négligemment ou sans y avoir réfléchi. Narrive-t-il pas fréquemment que des personnes fouillent dans leurs poches et déposent quelques petites pièces de monnaie dans le panier?

3. Donner est un acte d’adoration

Lorsque nous donnons, nous devrions dabord porter notre attention sur le fait que nous apportons des dons devant le Seigneur. Nos offrandes nont pas tant besoin dêtre versées à des causes et à des organisations, mais plutôt dêtre données au Seigneur dans le contexte de ladoration de son nom.

a. Le montant que nous donnons devrait être déterminé selon la mesure de nos bénédictions et non en fonction de la valeur dune cause.

b. Des offrandes régulières pour les gens dans le besoin produisent souvent moins denthousiasme que des causes spéciales que nous pouvons avoir à coeur. Cela est dû en partie au fait que lon ne reconnaît pas que loffrande est un acte dadoration auquel lÉglise participe de façon individuelle et communautaire.

c. Des offrandes pour des causes particulières encouragent lidée que nous pouvons choisir quelle cause soutenir ou non. Notre offrande devient ainsi fracturée, isolée et quelque peu individualiste. LÉglise perd de vue sa raison dêtre première qui est dadorer notre Dieu dans la communion des saints.

d. Donner à diverses causes peut nous faire perdre de vue que nous sommes en train dadorer le Seigneur. Les diacres ont été ordonnés pour agir au nom du Seigneur et ont été nommés pour recueillir et gérer les offrandes et les distribuer au nom du Christ selon les besoins. La distribution des offrandes est leur responsabilité et ne devrait pas être laissée à la discrétion des individus.

LES OFFRANDES ET LES DÎMES SELON L’ANCIEN TESTAMENT

1. Les premières dîmes

a. Abraham a offert la dîme du butin en guise de reconnaissance envers Dieu et pour assurer le soutien matériel dun serviteur de Dieu (Gen. 14:20).

b. Jacob a fait le voeu de donner au Seigneur selon la mesure de ses bénédictions (Gen. 28:20-22).

2. Les règles sur les dîmes

a. La dîme devait être motivée par la reconnaissance, car tout ce que nous possédons appartient au Seigneur (Lév. 27:30-33).

b. La 1re dîme était pour le salaire des prêtres et des Lévites, afin dassurer le ministère de lÉvangile (Nomb. 18:21-30).

c. La 2e dîme était un acte dadoration au sanctuaire, afin dassurer la tenue des fêtes et des célébrations et la participation de tout le peuple dans la joie (Deut. 12:6,10-11,17-18).

d. La 3e dîme était prélevée tous les trois ans, afin de pourvoir aux besoins des pauvres (Deut. 14:28-29 et 26:12).

3. D’autres offrandes prescrites et des offrandes volontaires

a. Des offrandes volontaires (biens et talents) ont été utilisées pour la construction du tabernacle par Moïse (Ex. 35 et 36).

b. Des offrandes volontaires ont été recueillies par David pour la construction du temple de Salomon (1 Chron. 29:1-9).

c. Les premiers fruits des récoltes et les premiers-nés des animaux étaient offerts au sanctuaire (Ex. 23:19; Ex. 34:19-20; Deut. 26:1-11).

d. Les enfants premiers-nés étaient rachetés par une rançon (Ex. 34:20; Nomb. 18:15-18).

e. Les différents sacrifices danimaux étaient prescrits pour représenter lexpiation des péchés, pour exprimer la reconnaissance et pour la communion avec Dieu (Lév. 1 à 7).

f. Des parties du champ et des épis non moissonnés étaient destinées aux pauvres et aux étrangers (Lév. 19:9-10).

g. Le repos de la terre devait être respecté tous les sept ans (Ex. 23:10-11).

4. Devons-nous encore donner la dîme aujourd’hui? (NT)

a. Jésus na pas aboli la dîme, mais il ne la pas prescrite non plus (Matt. 23:23; Luc 11:39- 44; 18:12).

b. Nous sommes exhortés à donner de bon coeur, avec joie, librement, généreusement, abondamment (2 Cor. 9:6-8).

5. Quelques implications pratiques

a. Bien gérer largent que Dieu nous confie; savoir distinguer entre les besoins réels et le luxe.

b. Donner volontairement avec amour, fidélité, justice et miséricorde.

c. Reconnaître que loffrande est une affaire spirituelle et que Dieu est le propriétaire de nos biens.

d. Reconnaître que loffrande fait partie de notre adoration et de notre confession de foi.

e. Donner généreusement en faisant confiance au Seigneur et à ses promesses de bénédiction.

f. Savoir bien investir pour le Royaume de Dieu.

g. Se servir des principes de lAncien Testament sur la dîme tout en évitant le piège du légalisme.

h. Donner selon la mesure de bénédictions que le Seigneur nous accorde.

i. Mettre les offrandes en priorité dans notre budget.

j. Avoir comme priorité de soutenir le ministère de lÉvangile et la mission.

k. Consacrer une part de nos offrandes à laide diaconale envers nos frères et soeurs dans le besoin.

l. Savoir faire la différence entre les contributions au budget général de lÉglise et laide diaconale.

m. Enseigner à nos enfants leur responsabilité de donner à lÉglise dès quils gagnent de largent.

LES DONS ET OFFRANDES SELON LE NOUVEAU TESTAMENT

1. Quelques exemples

a. Des femmes qui ont suivi et servi Jésus (Luc 8:2-3; Marc 15:40-41).

b. Phoebé qui est venue en aide à Paul et à plusieurs (Rom. 16:1-2).

c. Prisca et Aquilas qui ont accueilli une Église dans leur maison (Rom. 16:3; 1 Cor. 16:19).

d. Lentraide dans lÉglise de Jérusalem (Ac. 2:44-45; Ac. 4:32-35; Ac. 11:29-30).

e. LÉglise de Corinthe enthousiaste à participer à la collecte spéciale (1 Cor. 16:1-4).

f. Lexemple des Églises de Macédoine (Phil. 4:10-19; 2 Cor. 8:1-5).

g. LÉglise de Corinthe exhortée à participer à la collecte spéciale (2 Cor. 8 et 9).

2. Quelques causes

a. Soutenir les ministres de lÉvangile et la mission (1 Cor 9:6-14; Gal 6:6; Phil. 4:15-16; 1 Tim. 5:17).

b. Aider les frères dans le besoin (Ac. 11:29; Rom. 12:13; 15:25-27; 1 Cor. 16:1; 2 Cor. 8-9).

c. Aider son prochain (Luc 6:30,38; Gal. 6:10).

3. Les raisons de donner

a. Donner dans ladoration et la consécration (2 Cor. 8:5; Rom. 12:1-2).

b. Donner sous la motivation de la grâce de Dieu (2 Cor. 8:1).

c. Donner est le devoir de chacun, riche ou pauvre (1 Cor. 16:2).

d. Donner est un privilège (2 Cor. 8:4).

e. Donner afin dêtre un exemple pour les autres (2 Cor. 9:1-4).

f. Donner pour exprimer la communion fraternelle (2 Cor. 8:4).

g. Donner en vue déquilibrer les ressources dans le corps du Christ (2 Cor. 8:13-15; Rom. 15:27).

4. La manière de donner

a. Donner de façon régulière, hebdomadaire (1 Cor. 16:2).

b. Donner de façon proportionnelle, selon ses moyens (1 Cor. 16:2; 2 Cor. 8:3,11-12).

c. Donner sous la direction dhommes de Dieu fidèles (1 Cor. 16:3-4; Ac. 6:3; 1 Tim. 3:8-10).

d. Donner même dans des circonstances difficiles (2 Cor. 8:2).

e. Donner avec joie (2 Cor. 8:2; Rom. 12:8; 2 Cor. 9:7).

f. Donner généreusement (2 Cor. 8:2).

g. Donner de façon sacrificielle (2 Cor. 8:3; Marc 12:41-44).

h. Donner volontairement (2 Cor. 8:3,10).

i. Donner avec soumission (2 Cor. 8:5).

j. Donner fidèlement (2 Cor. 8:6, 10-11).

k. Donner avec amour (2 Cor. 8:7-8, 24).

l. Donner sans convoitise ni avarice (2 Cor. 9:5).

m. Donner avec discrétion (Matt. 6:1-4).

5. Les conséquences de donner

a. Donner abondamment sera davantage récompensé par Dieu (2 Cor. 9:6; Matt. 6:4).

b. Donner avec confiance que Dieu pourvoira à tous nos besoins (2 Cor. 9:6-11; Phil. 4:19).

c. Donner dans le but de rendre gloire à Dieu et de multiplier les actions de grâce (2 Cor. 9:11-13).

6. Notre modèle par excellence :

Jésus sest fait pauvre afin de nous enrichir (2 Cor. 8:9).

Pour résumer !

a. Tout appartient à Dieu.

L’être humain est le gérant des biens que Dieu lui confie. Le fait de donner est donc une grâce ! Malgré nos manquements, Dieu veut avoir besoin de nous ! Il nous fait confiance, nous faisons partie de son alliance et de sa famille !

b. Donner est une obéissance aux directives de la Parole de Dieu.

L’offrande fait partie intégrante du culte rendu au Seigneur, elle est un acte d’adoration par lequel nous louons Dieu de qui toutes choses proviennent ; cela nous permet aussi de nous replacer dans la dépendance et la confiance en Dieu.

c. Ces offrandes servent à la célébration du culte, à l’annonce de l’évangile et à la solidarité entre frères et sœurs en Christ. Elles servent à l’avancement du règne de Dieu.

d. Notre offrande doit se calculer sur la base de 10% de nos revenus, et plus si cela nous est possible. Notre offrande est proportionnelle à nos revenus et devrait être la ligne prioritaire de notre budget (Les « prémices », le 1er jour de la semaine) !

e. On doit donner avec joie, amour, confiance, fidélité, soumission, adoration et le faire volontairement et régulièrement.

Enfin, pour élargir notre sujet, il est évident que notre offrande au Seigneur ne se limite pas à l’argent, bien que cela en fasse intégralement partie. Dieu attend aussi l’offrande de notre temps, de nos pensées, de notre service, de notre amour, etc. C’est toute notre vie et toute notre personne qu’Il désire !