Prédication du 14 février 2021.

Prédication apporté par notre pasteur Clémence Bury.

14 fév. 21 – Mc. 5, 21-43-1

Alès Marc 5 : 21-43 14/02/21

Confesser notre libération d’enfant de Dieu !

*Prière

Aujourd’hui encore, le texte nous parle de libération par le Christ. Lui seul est le Libérateur qui a tout pouvoir sur la maladie, la mort, les forces occultes, et Il veut nous rendre libres par sa Parole de vie. Mais il nous est aussi parlé de témoignage, de confession de foi, et de la nécessité de dire autour de nous comment le Seigneur nous a rendus libres !

*Lecture

Ayant retraversé le lac après avoir libéré un homme possédé, le Seigneur se trouve immédiatement en présence d’autres cas de misère humaine. En chemin vers la maison de Jaïrus, où est couchée sa fille qui est à toute extrémité, il est arrêté par la femme qui a une perte de sang. Son mal dure depuis douze ans et échappe complètement à la compétence des médecins. Son cas à elle est désespéré, tout comme l’était celui du démoniaque. Lui était irrémédiablement captif d’une foule de démons, elle l’est d’une maladie incurable.

Beaucoup de luttes, beaucoup d’efforts sincères, mais aucun soulagement comme résultat. Alors, quand elle a cessé tout effort pour obtenir une amélioration et qu’elle est venue à Jésus, lui se révèle être le grand Libérateur.

Dans le cas du démoniaque, nous ne pouvons pas vraiment parler de foi, car il était complètement dominé par les démons. Dans le cas de la femme, nous pouvons seulement parler d’une foi qui est imparfaite. Elle a confiance dans la puissance de Jésus, puissance si grande que même ses vêtements la communiquent. Cependant elle doute de pouvoir parvenir jusqu’à lui. Les foules qui se pressent l’en empêchent et elle ne se rend pas compte à quel point lui, le parfait Serviteur, est à la disposition de tous ceux qui ont besoin de lui. Cependant, la guérison dont elle a besoin, elle la reçoit en dépit de tout. L’accès dont elle a besoin est rendu possible et la bénédiction lui est apportée. Satisfaite de cette bénédiction, elle se serait éloignée furtivement.

Mais il ne doit pas en être ainsi. Elle aussi doit témoigner de ce que la puissance de Jésus a fait, et par là elle doit recevoir une autre bénédiction pour elle-même. La façon qu’a notre Seigneur d’agir envers elle est pleine d’instruction spirituelle.

La parfaite connaissance que Jésus a de toutes choses est révélée. Il sait que de la puissance est sortie de lui et qu’on a touché ses vêtements. Il a posé la question, mais il connaît la réponse, car il se retourne pour voir « celle » qui a fait cela.

Sa question révèle aussi le fait que beaucoup l’ont touché de bien des manières ; cependant personne d’autre n’a fait sortir de lui de la puissance en le touchant. Pourquoi cela ? Parce qu’entre tous, elle seule l’a fait dans la conscience de ses besoins et avec foi. Quand ces deux choses sont là, ce n’est pas en vain qu’on est en contact avec Jésus. Bon nombre d’entre nous aimeraient être comme cette femme et souhaiteraient recevoir la bénédiction, sans reconnaître publiquement celui qui les a bénis. Il ne doit pas en être ainsi. Le Seigneur mérite que nous confessions la vérité et que nous fassions connaître sa grâce qui sauve. Dès que la puissance est sortie de lui pour notre délivrance, vient pour nous le moment de témoigner. Et comme l’homme a dû aller dans sa maison vers les siens, la femme va s’agenouiller à ses pieds en public. Tous deux lui ont rendu témoignage et, notons-le, tout à fait différemment de ce que nous aurions pu attendre. La plupart des hommes trouveraient peut-être que rendre témoignage chez soi est difficile. Pour les femmes ce serait plutôt rendre témoignage en public. L’homme a dû parler à la maison et la femme en présence de la foule. Cependant ce n’est pas à la foule qu’elle s’est adressée, mais à lui.

Comme fruit de sa confession, la femme reçoit une autre bénédiction : elle reçoit l’assurance définitive, par la parole du Seigneur, que sa guérison est entière et complète. Quelques minutes auparavant, elle a senti dans son corps qu’elle était guérie, et puis elle déclare toute la vérité, sachant ce qui lui était arrivé. C’est très bien, mais pas tout à fait suffisant. Si le Seigneur lui avait permis de s’en aller simplement avec ses bons sentiments et cette connaissance de ce qui lui était arrivé, elle aurait pu être la proie de bien des doutes et de bien des craintes dans les jours suivants. La moindre sensation de malaise aurait fait naître l’inquiétude quant à une rechute éventuelle, mais en l’occurrence elle reçoit la parole définitive de Jésus : « Sois guérie de ton mal ». Voilà qui règle tout, sa parole à lui était beaucoup plus sûre que ses sentiments à elle.

Ainsi en est-il pour nous : quelque chose a été vraiment accompli en nous par l’Esprit de Dieu à la conversion, et nous le savons, et nos sentiments peuvent être des sentiments de bonheur. Mais cependant il n’y a pas une base solide sur laquelle puisse se fonder notre assurance, ni dans des sentiments, ni dans ce qui a été fait en nous. Le fondement solide pour l’assurance se trouve dans la Parole du Seigneur. Nombreux sont ceux qui aujourd’hui manquent d’assurance, tout simplement parce qu’ils ont commis l’erreur que cette femme a été sur le point de commettre : ils n’ont jamais vraiment confessé Christ et reconnu ce qu’ils lui devaient. S’ils acceptent de réparer cette erreur, comme l’a fait cette femme, sa Parole leur donnera toute assurance. Souvenez-vous de cela, ne demeurez pas inconnus dans la foule, si vous possédez le pardon de vos péchés ; vous devez au Seigneur une confession franche de ce qu’Il a fait pour vous, et ce sera pour vous le moyen de progresser dans la jouissance de sa grâce.

Au moment même où la femme est délivrée, le cas de la fille de Jaïrus devient plus critique. Arrive la nouvelle de sa mort. Nous avons vu Jésus triompher des démons et de maladie, même quand les victimes ne pouvaient compter sur aucun secours humain. La mort est, de toutes les choses, la plus irrémédiable. Jésus peut-il triompher de cela ? Il le peut et c’est ce qu’il fait.

La manière dont il soutient la foi vacillante du chef de synagogue est très belle. Jaïrus avait été tout à fait confiant que Jésus pouvait guérir, mais maintenant, il s’agit de la mort. C’est la grande mise à l’épreuve de sa foi et aussi de la puissance de Jésus. « Ne crains pas, crois seulement », est la parole qui vient à lui. La foi en Christ ôtera la peur de la mort pour nous comme pour cet homme.

La mort n’était qu’un sommeil pour Jésus ; cependant les pleureuses professionnelles se moquent de lui dans leur incrédulité. Il les met dehors et, en la présence des parents et de ceux de ses disciples qui sont avec lui, il ramène l’enfant à la vie. Ainsi, pour la troisième fois dans ce chapitre, la délivrance est apportée à quelqu’un dont le cas est désespéré à vues humaines.

Mais le commencement du verset 43 s’oppose absolument aux versets 19 et 33. Il ne doit pas y avoir de témoignage, cette fois-ci.

Dans cet évangile tout particulièrement, le Seigneur ne veut pas que ses œuvres alimentent la curiosité du monde. Il y a une différence entre rendre témoignage à la grâce de Dieu, après en avoir été l’objet, et rapporter des faits merveilleux et intéressants, tels que ceux que Jésus accomplissait, comme des nouvelles qui étonnent des gens sans besoins. Serait-on aussi pressé aujourd’hui de raconter au monde sa conversion, que de rapporter un miracle quelconque, s’il avait lieu ? On comprend facilement pourquoi le Seigneur défend de parler de la résurrection de cette jeune fille.

Le divin Serviteur n’a pas besoin de la réputation du monde. Au jour où tout sera manifesté, cette approbation deviendra publique, et tout contribuera à la gloire de Dieu.

Ce devait être fort intéressant de voir un homme guérir des malades, chasser des démons, purifier des lépreux et ressusciter des morts. Le spectacle d’une telle puissance miraculeuse attirait les sens ! Les gens aimaient assister à des scènes aussi merveilleuses. Ils faisaient ainsi de Jésus un objet intéressant pour l’esprit, mais — c’est bien triste à dire — ils ne Le connaissaient pas comme leur Sauveur. Ils ne voyaient pas en Lui le Rédempteur de ceux qui sont perdus, mais un faiseur de miracles. Ils ne voyaient en Lui que quelque chose d’intéressant sur le moment, mais nullement l’auteur d’un «salut éternel». Permettez-moi de vous demander s’il n’en est pas de même aujourd’hui. Ne sommes-nous pas entourés d’une vaste foule religieuse — une foule qui fait de la religion «chrétienne», comme ils l’appellent, un sujet d’intérêt et de discussion, mais on ne connaît pas Christ crucifié comme son Sauveur ?

La foule qui entourait Jésus se souciait peu de Lui, parce qu’elle ignorait tout de Sa Personne et de Son œuvre. C’était plutôt un obstacle pour une personne sans ressource et convaincue de péché, qui voulait venir à Jésus. Il en est de même aujourd’hui. Quels sont ceux, je vous le demande, qui font le plus obstacle à la diffusion de l’évangile, de nos jours, sinon ceux qui se disent chrétiens sans avoir de relation vitale avec Christ Lui-même ? — ceux qui se contentent d’entendre parler de Lui sans l’avoir reçu dans leur cœur comme leur Sauveur ?

Il y avait une personne — une seule, pour autant que nous le sachions — au milieu de cette foule, chez qui le Saint Esprit opérait effectivement dans le coeur. Il en a souvent été ainsi, et encore aujourd’hui. Au milieu d’une foule assemblée pour entendre l’évangile, il se peut qu’un seul cœur soit ouvert pour le recevoir.

Le Seigneur distingue la foule de laprofession extérieure et ceux qui ont une foi personnelle en lui ; en effet nous lisons : « Le Seigneur connaît ceux qui sont siens ». Les gens qui l’entouraient étaient peut-être sincères, car ils avaient vu ses miracles et goûté ses bienfaits, mais n’ayant aucune conscience de leur besoin de Christ, ils n’avaient pas de foi personnelle en lui. Aujourd’hui aussi, on peut être tout à fait sincère en embrassant, comme on dit, la religion chrétienne. Mais cette profession extérieure de christianisme — se joindre à la foule pour suivre Jésus — ne sauvera pas l’âme, et ne réglera pas la question des péchés, de la mort et du jugement ; elle ne brisera pas le pouvoir du péché, et elle ne délivrera ni de la corruption de la chair et du monde, ni de la crainte de la mort.

Pour qu’il y ait une vraie bénédiction, il doit y avoir une foi personnelle dans le Seigneur Jésus. Dans le cas de la femme, ce contact personnel de la foi est illustré d’une façon admirable. Premièrement, nous voyons que là où il y a de la foi, il y aura toujours une certaine conscience du besoin d’un Sauveur personnel. Cette conscience peut varier beaucoup d’un cas à l’autre, mais elle existera.

Deuxièmement, la femme n’avait pas seulement conscience de son besoin, mais elle réalisait combien son cas était sans espoir, s’il était laissé à ses propres efforts et aux capacités des hommes.

Troisièmement, la foi non seulement nous amène à la conscience de notre besoin et de notre propre incapacité d’y répondre, mais elle perçoit quelque chose de l’excellence de la Personne de Jésus. Elle découvre qu’il y a en lui la grâce et la puissance pour répondre à ses besoins. En outre, la foi rend humble. L’âme qui vient pour demander est prête à s’abaisser et à dire, comme la femme : « Si je touche, ne fut-ce que ses vêtements, je serai guérie ». Nous n’avons pas à accomplir quelque grande chose pour nous assurer la bénédiction — cela ne ferait que flatter notre orgueil ; mais nous sommes amenés à accepter de n’être rien, et à donner toute la gloire à Christ. La vertu est en Christ, non pas dans la foi ; le contact de la foi assure la bénédiction en nous mettant en relation avec Celui en qui est tout le mérite.

Nous voyons ensuite que le Seigneur se plaît à encourager la foi. Il ne veut pas que celui qui a été l’objet de la bénédiction disparaisse sans bruit. Il introduit le croyant dans sa propre présence pour lui dire là toute la vérité. Il aime que nous lui déclarions tout, qu’il n’y ait pas de distance ni de réserve entre lui et les siens.

Enfin, nous voyons ce qui résulte du fait d’être amené dans la présence du Seigneur et de lui ouvrir nos cœurs. Comme la femme, nous pouvons alors poursuivre notre chemin, non pas en nous confiant dans nos sentiments ou dans quelque expérience, aussi réels soient-ils, mais en nous appuyant sur sa propre parole. Ainsi la femme apprend de sa bouche même qu’elle est guérie : « Ta foi t’a guérie ».

Aujourd’hui, vous entendez parler de Jésus, ce Sauveur béni qui est venu chercher et sauver ce qui était perdu (Matt. 18:11). Dieu ordonne que cette bonne nouvelle soit publiée. Qu’en faites-vous personnellement ? Venez-vous à Jésus afin d’être sauvé ? Vous venez de voir une grande foule se pressant autour de Jésus, mais seule celle qui l’avait touché par la foi reçut l’effet de Sa puissance. Il ne suffit pas d’entendre parler de Jésus, ou de lire l’évangile, ni même de parler de Lui, pour être sauvé. Il faut un coeur repentant, conscient de son besoin d’être sauvé, sachant que Jésus a dit : «Je ne mettrai point dehors celui qui vient à moi» (Jean 6:37) ? Soyez sûr qu’Il ne sera pas indifférent à votre cas, si vous désirez Son salut. Vous connaîtrez Jésus comme Celui qui a ôté vos péchés par le sang de Sa croix, Celui qui a été ressuscité des morts et qui est entré dans le ciel. Vous verrez alors que Jésus a porté vos péchés, qu’Il les a ôtés pour toujours, sous le jugement de Dieu, par Sa mort sur la Croix. Vous ne craindrez plus la colère de Dieu, et vous goûterez la paix dans Sa présence.

Il faut avoir à faire avec Jésus, et apprendre dans le secret les leçons de Sa grâce qui guérit, avant de pouvoir Le confesser en vérité devant les hommes.

Mais remarquez encore une chose. Jésus donne en exemple à la multitude la foi de cette femme — la seule — qui l’a si bien honoré. Il accepte ouvertement son adoration, et proclame la nouvelle relation qui l’unit à Lui pour l’éternité en l’appelant «Ma fille», ce qui exprime si bien sa nouvelle relation avec Dieu. «Vous êtes tous fils de Dieu par la foi dans le Christ Jésus» (Gal. 3:26). «Bien-aimés, nous sommes maintenant enfants de Dieu» (1 Jean 3:2). C’est ce dont l’Esprit de Dieu rend maintenant témoignage dans la conscience des croyants. «L’Esprit lui-même rend témoignage  avec notre esprit, que nous sommes enfants de Dieu» (Rom. 8:16). Êtes-vous conscient de votre relation de fils et de fille ? Ce n’est pas un simple titre honorifique, comme tant de distinctions de ce monde, mais une nouvelle relation, éternelle, dans laquelle Dieu nous a introduits en Christ. «Voyez de quel amour le Père nous a fait don, que nous soyons appelés enfants de Dieu» (1 Jean 3:1). Oui, ceux qui croient dans le Christ Jésus sont enfants de Dieu.

Les dernières paroles adressées par Jésus à cette femme sont catégoriques : «Va en paix». Le premier mot, «va», est remarquable, et j’y pense souvent. Il a une force dont certaines personnes semblent n’avoir jamais fait l’expérience. Ce peut être des croyants sincères, mais qui s’accrochent toujours à Christ avec des doutes, dans l’ignorance du pardon des péchés et de la paix pour maintenant. Ils réclament toujours d’être guéris, avec l’espoir d’être pardonnés etc… alors que Christ leur dit : «Vous êtes pardonnés, allez» !

Autrement dit : Cesse de douter, de craindre, de te méfier ; tu es guéri, pardonné, réconcilié avec Dieu dont tu es l’enfant, tu es un pécheur sauvé. «Va en paix». Si vous croyez au Seigneur Jésus, prenez devant Dieu et devant les hommes votre place comme quelqu’un de sauvé ! Où que vous alliez, soyez en paix quant à votre salut, sachant qu’autant l’orient est loin de l’occident, autant Christ a éloigné de vous vos transgressions (Ps. 103:12). Dieu Lui-même a dit : «Je ne me souviendrai plus de leur péché» (Jér. 31:34 ; Héb. 10:17).

«Dieu a tant aimé le monde, qu’Il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en Lui ne périsse pas, mais qu’il ait la vie éternelle» (Jean 3:16). Si vous croyez la déclaration de Dieu quant à la valeur de la croix de Christ pour votre salut, Il vous donne la garantie d’avoir le droit d’affirmer : «Je suis un enfant de Dieu (Jean 1:12), Jésus a expié mes péchés à moi ; par Ses meurtrissures je suis guéri». N’est-ce pas une bonne nouvelle à partager ? Ne pouvons-nous pas dire, avec le psalmiste : « L’Eternel a fait pour nous de grandes choses, nous sommes dans la joie » ? Alors ne restons pas des anoymes dans la foule mais faisons-le savoir ; confessons notre libération d’enfants de Dieu ! Amen.

JEM 427 « Je n’ai que toi »

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