Prédication apportée par le pasteur Samuel Kabo.
Pour que la présence divine en nous croissante ![]()
Pour que la présence divine en nous croissante
Les difficultés d’Israël en son temps, à avoir, une vision claire de Dieu et qu’il se montre moins réceptif à la Parole qui porte la présence de Dieu lui-même. Erreur à éviter que conseille Jacques d’accueillir avec humilité la Parole que Dieu plante dans notre cœur, car elle a le pouvoir de nous sauver. Nous recherchons par ce message, plusieurs buts
*Pour que notre intelligence soit purifiée afin de comprendre les réalités divines
*Pour que la force (puissance) avec laquelle nous travaillons à notre vocation soit réellement celle du Saint-Esprit car je puis tout par celui qui me fortifie, disait Paul
*Qu’avec cette que nous soyons rendus capables d’affronter et supporter la souffrance qui nous est imposée au nom de la justice du Christ. Car nous avons besoin de persévérance, en dépit des obstacles et difficultés afin qu’après avoir accompli la volonté de Dieu, nous obtenions ce qui nous est promis.
Je suis persuadé que ce message se veut la clef des serrures de beaucoup de cœur et ce sera l’aube d’un jour nouveau. C’est-à-dire un point de départ vers un nouvel horizon spirituel. Alors, comment vivre une présence amplifiée de Dieu.
Et c’était le cri de cœur de Moïse dans un environnement agité où le passé a laissé des entailles profondes dans l’âme de beaucoup, où le présent baigne dans les troubles ambiants, dans un monde qui chancelle comme une cabane ivre où enfin l’avenir est rempli d’incertitude : Consultons 4 petits passages
1-Exode 33v14 : Moïse dit au Seigneur : « Écoute, Seigneur ! Tu m’as ordonné de conduire ce peuple, mais tu ne m’as pas indiqué qui tu veux envoyer pour m’aider. Pourtant tu m’as choisi spécialement et tu m’accordes ta faveur, c’est toi qui l’as affirmé. Eh bien, puisque j’ai ta faveur, fais-moi connaître tes intentions. Ainsi je te connaîtrai vraiment et je bénéficierai pleinement de ta faveur. N’oublie pas que ce peuple, c’est le tien. » Le Seigneur lui répondit : « Je viendrai en personne ! Tu n’auras pas à t’inquiéter. » Moïse demande au Seigneur d’accompagner Israël dans sa marche vers le pays promis. La présence d’un ange ne suffit pas. Avant la crise du veau d’or, Dieu habitait parmi son peuple, le Seigneur lui-même dirigeait les siens. Le Seigneur se laisse attendrir et promet de nouveau à Moïse qu’il le guidera. Cette présence du Seigneur avec son peuple distingue Israël des autres peuples. »
2-Luc 23v44-47 : « Or il était environ la sixième heure ; et il y eut des ténèbres sur tout le pays jusqu’à la neuvième heure ; et le soleil fut obscurci, et le voile du temple se déchira par le milieu. Et Jésus, criant à haute voix, dit : Père ! Entre tes mains je remets mon esprit. Et ayant dit cela, il expira. »
3-Hébreux 10v20, 22 : « Ayant donc, frères, une pleine liberté pour entrer dans les lieux saints par le sang de Jésus, par le chemin nouveau et vivant qu’il nous a consacré à travers le voile, c’est-à-dire sa chair, approchons-nous avec un cœur vrai, en pleine assurance de foi, [ayant] les cœurs par aspersion purifiés d’une mauvaise conscience et le corps lavé d’eau pure ».
4- Ezéchiel 3v24 : « Alors l’Esprit de Dieu me pénétra et me remit debout. Il me dit « Va t’enfermer dans ta maison. »
N’avez-vous pas remarqué, que chaque fois que vous essayé de lire la Bible ou d’essayer de prier, vous savez que Dieu est là, présent mais qu’une sorte de rideau épais, une sorte de voile plus ou moins épais semble se placer en votre cœur et sa présence, au point que quand vous essayer de prier, les mots sur vos lèvres semblent mourir dans votre gorge. Vous percevez ce voile subtil aussi, chaque fois que vous ouvrez votre Bible, vous la trouver étrangement froide, sans relief, sans puissance, pourtant c’est là où l’on est sensé rencontrer Dieu, recueillir ses conseils pour sa propre vie. Cette expérience que je viens de souligner se vit aussi tristement dans les louanges et adoration en sens que les chants que l’on entonne avec les autres sonnent vides et le cœur reste, héla, insensible malgré votre concentration et vos efforts pour au moins ressentir quelque chose.
La vérité, en fait, est qu’il y ait un voile épais et impénétrable qui subsiste entre notre esprit et la présence de Dieu qui se veut bienveillante.
La conséquence est que les vérités écrites mises à ma disposition destinées à me transformer, me faire entrer en communion avec Dieu, et qui sont de vérités à vivre, restent que des connaissances intellectuelles ou simplement des slogans chrétiens. Maintenant permettez-moi de signifier ce que ce voile n’est pas :
Ce voile n’est pas votre inconstance dans votre discipline spirituelle, ni dans vos irrégularités à assister aux rencontres (…). La présence de Dieu ne libère pas qu’à l’église contrairement à ce que beaucoup pensent.
Le voile que j’évoque n’est pas non plus les petits péchés que nous confessons dans nos séquences liturgiques, même pas nos confessions avant chaque sommeil de la nuit. C’est vrai que ces choses, associées à d’autres manquements, peuvent troubler notre conscience et qui requiert confession selon Proverbes 28v13 : « Rien ne réussit à celui qui cache ses fautes, mais celui qui les avoue et y renonce est pardonné c’est dire que Seigneur fait grâce à ceux qui ne cachent pas leurs fautes (Ps 32v5 ) et qui changent de comportement » Proverbes 28v13. Tout cela n’est pas le voile en question.
Mais c’est quoi finalement ce voile ?
Ce voile est quelque chose de beaucoup plus insidieux, beaucoup plus subtil. Ce voile est profondément enraciné dans notre vieille nature (la nature d’Adam déchu. C’est l’ombre de ce voile qui séparait Adam de la présence de Dieu). Profondément enraciné en nous, ce voile fait, hélas, l’objet d’un soin et protégé par notre propre cœur. L’épître aux Hébreux nous donne la clé pour comprendre ce mystère profond : «…par le chemin nouveau et vivant qu’il nous a consacré à travers le voile, c’est-à-dire sa chair… »
A la mort de Jésus, le voile du Temple qui séparait le lieu saint du lieu très saint où habite la présence de Dieu (le shékina), dans l’ancienne alliance, était déchiré du haut en bas, laissant s’étendre la présence de Dieu. Cette présence de Dieu n’est plus bloquée, ni réservée au souverain sacrificateur selon l’ordre humain, mais rendant la présence de Dieu, accessible à tous. Malheureusement, cette présence n’est pas vécue de manière entière et pleine par les enfants de Dieu, pourtant supposés être nés de nouveau et supposés vivre désormais sur terre une vie de profonde communion avec l’Esprit Saint qui porte la présence de Dieu éternel, omniprésent.
Nous sommes individuellement, collectivement invités à entrer dans la présence de Dieu par la chair déchirée de Jésus. Mais où est encore le problème ? Réponse la chair.
La chair, notre chair qui désigne la nature humaine d’Adam avec ses actes et désirs corrompus. La vie égocentrée du « moi », tournée vers nous-mêmes, avec des choses spirituelles, des intentions religieuses. C’est ce péché subtil, bien dissimulé qui empêche le Saint-Esprit de déployer la pleine mesure de la présence de Dieu.
C’est ce péché qui détruit notre marche avec Dieu. En sorte que nous en sommes amenés à nous contenter que d’une présence réduite, très réduite de Dieu.
Voyez-vous, ce ne sont pas des péchés que nous commettons ça et là qui constituent le voile. Ces péchés-là peuvent être réglés par la confession et purifiés par le pardon.
Ici il s’agit particulièrement du « moi », du « moi » non conquis par Christ. Il s’agit du « moi » non crucifié, qui est passé, dans sa nature, maître dans l’art de dissimulation. Il s’agit de l’égo qui refuse de mourir en Christ. Mais comment réduire son influence et laisser Christ prendre le plein contrôle de notre vie ? Nous trouverons la solution dans la réponse de l’Eternel à Moïse. « Et l’Éternel dit : Voici un lieu près de moi, et tu te tiendras sur le rocher ; et il arrivera, quand ma gloire passera, que je te mettrai dans la fente du rocher, et je te couvrirai de ma main jusqu’à ce que je sois passé » Exode 33v21-22
Ces deux réalités du Rocher qui renvoie à la mort en Christ. Il indique clairement la position de celui qui est réellement sauvé, fondé et protégé en Christ.
Permettez-moi d’être douloureusement clair à ce sujet parce que les chrétiens l’ont jamais entendu et ne l’ont point intégré dans le cœur pour faire le vrai travail du salut.
La question est que Dieu ne partagera pas, il ne peut pas partager sa gloire avec la vie égocentrée du « moi » de l’homme déchu. Cela violerait sa nature même en tant que Dieu (car Dieu est fidèle mais fidèle à lui-même d’abord).
C’est dire que la vie égocentrée de ‘moi’ et la vie de l’Esprit ne peuvent coexister paisiblement dans le même cœur avec la même intensité. L’une doit diminuer pour que l’autre puisse s’exprimer pleinement. D’où les propos de Jean le Baptiste : « Il faut que lui (Jésus) croisse, et que moi je diminue. » Jean 3v30. Mais ça, c’est dans le cadre d’exercice de ministère, en termes de rayon d’influence. C’est avec Paul que cette réalité de la vie nouvelle du croyant s’exprime clairement : « J’ai été mis à mort avec le Christ sur la croix, de sorte que ce n’est plus moi qui vis, mais c’est le Christ qui vit en moi. Car ma vie humaine, actuelle, je la vis dans la foi au Fils de Dieu qui m’a aimé et a donné sa vie pour moi. » Galates 2v20.
Et voilà le chemin indiqué : « De même vous aussi, tenez-vous vous-mêmes pour morts au péché, mais pour vivants pour Dieu dans l’union avec Jésus-Christ » Romains 6v11
La grande tragédie indicible du christianisme moderne est que nous voulons Dieu et nous nous aimons tellement que nous ne voulons pas mourir à nous-mêmes.
Nous voulons le Saint-Esprit sans se considérer comme crucifié. Ou alors nous voulons par la bouche être crucifié avec le Christ en même nous sommes prompts à vouloir descendre de la croix dès les coups de clou commencent à faire leurs effets. Ainsi nous trouvons les moyens d’être occupés pour Dieu mais sans mourir à nous-mêmes. Et nous avons confondu l’activité avec la mort. Nous avons confondu le service avec la reddition. Nous avons remplacé le travail douloureux et agonisant de la croix avec de multiples substituts moindres, plus faciles, plus confortables. Dieu ne se laisse pas trompé et ceci pour notre propre bien.
Au-delà de notre service chrétien, Dieu perçoit notre motif secret de le servir. Il voit à travers notre prière que nous cherchons vraiment sa face ou alors nous ne cherchons que sa main de bénédiction. C’est pourquoi nous ressentons cette terrible distance de Dieu. C’est pourquoi, la bible semble morte à la lecture, impuissante dans nos mains. C’est pourquoi l’adoration nous laisse souvent froid et vide. C’est pourquoi, à l’église, même entouré, on se sent particulièrement seul car le vide de notre cœur n’est pas encore comblé par le Saint-Esprit qui témoigne de la présence de Dieu. On n’est sauvé certes mais on est loin de la pratique des œuvres bonnes que le Père a préparées d’avance pour nous. Il faut que la nature adamique soit confrontée à la croix car Dieu ne peut reformer le vieil homme, il ne peut l’améliorer, ni lui appliquer une transformation spirituelle.
Alors pour la gloire de notre Christ et pour libérer la présence grandissante de Dieu, le vieil homme, la vie égocentrée du ‘moi’ doivent mourir. Mort au péché et au monde, vivant désormais pour le Christ est le grand mystère dans lequel le chrétien doit entrer. N’ajoutons pas notre vie (déchue) à celle du Christ. C’est incompatible. Sinon nous ne connaîtrons jamais la plénitude de la présence divine et sa puissance promise. Pas de crucifixion partielle non plus, mais totale.
Le voile n’a pas été plié soigneusement et bien rangé pour un usage ultérieur. Non! La main de Dieu l’a déchiré au complet pour qu’on ne puisse plus jamais l’utiliser. Alors laissons la croix du Christ s’appliquer à nous et ceci tous les jours.