Prédication du 29 mars 2026.

Prédication apportée par le pasteur Samuel Kabo.

Une renccontre bouleversante

Thème : Une rencontre bouleversante

Jean 4v7-15

Dans sa mission divine de restaurer ce que le péché a détruit, le Fils de l’homme, après avoir rencontré Nicodème dans le chapitre précédent le Fils de Dieu, dans son abaissement inconcevable, est venu à la rencontre d’une femme samaritaine. A Nicodème, intellectuel, docteur de la loi, Jésus s’est directement adressé : si tu ne nais pas de nouveau tu ne peux entrer dans le royaume de Dieu. A cette femme, assoiffée de toutes sortes de soifs humaines dont le chemin mène aux puits, Jésus, avec une douceur dit: ‘si tu connaissais le don de Dieu’. Voilà, la toile de fond de ce récit tracé dans l’évangile de Jean 4. Parcourons-le ensemble du v7 à v15 : « Une femme de Samarie vint pour puiser de l’eau et Jésus lui dit : « Donne-moi à boire. » …La femme lui dit : « Maître, donne-moi cette eau, pour que je n’aie plus soif et que je n’aie plus besoin de venir puiser de l’eau ici. »


Pourquoi Jésus, en partance pour Galilée veut à tout prix traverser la Samarie, souvent évitée par des voyageurs juifs ? Voyons le contexte historique et culturel du moment. Les samaritains sont les descendants des 10 tribus du Nord du peuple juif, après la séparation entre le royaume du nord- Samarie et le royaume du Juda dans le sud. La conquête par les assyriens plusieurs siècles auparavant, une population étrangère s’y est introduite avec des pratiques religieuse et culturelles différentes que celles de juifs du sud. Les samaritains ont ainsi développé leur propre version de la foi différente de celle des juifs avec un centre religieux situé au Mont Garizim. C’est cette divergence religieuse qui est au cœur des tensions qui séparaient les juifs des samaritains. Aux yeux des juifs les samaritains sont considérés impurs et aux yeux des samaritains les juifs sont des haineux, arrogants. Ce qui explique pourquoi juifs évitent, dans leur voyage entre Judée et Galilée, de fouler la Samarie, qui a effectué une rallonge de 1 ou 2 jours à la contourner pour gagner leur destination. C’est établi comme une règle de pureté chez les juifs d’où l’étonnement et la réticence des juifs lorsque Jésus a opté de traverser la Samarie.

Ce qui va commencer comme une banale conversation sur l’eau va se terminer par une révélation qui va bouleversée la vie d’une femme recommandable au regard sa vie décousue. Et cette rencontre va avoir lieu symboliquement au puits dit de Jacob : Patrimoine commun aux juifs et aux samaritains et quelle heure de la journée ? à midi, quand le soleil est de plomb. Pas de bruit d’insectes. Voilà qu’une ombre frêle se meut au loin, chemin d’une femme qui mène au puits. Pourquoi à cette heure-ci ? Pour éviter les regards désagréables. Des regards de jugements sur un style non recommandable.

En fait, cette pauvre femme porte en elle un fardeau invisible, des besoins humains non assouvis qui se manifestent sous forme de soifs/ besoins (issu de Dieu, seul capable de combler des besoins fondamentaux, ceux que nous éprouvons lorsqu’on s’éloigne de Dieu la vie éternelle).

Revenons à cette femme souffrant d’une profonde solitude

Toujours dans une insatisfaction permanente, personne marginalisée en raison de sa vie dissolue, portant des blessures béates du rejet.

Jésus ne l’a pas réduite à son passé ni à ses erreurs mais la perçoit comme une âme aux besoins dont lui est la réponse.

Cette journée ordinaire, comme les autres va devenir une journée extraordinaire quand cette femme va croiser un autre type de regard, celui d’un homme, rempli de compassion, d’amour dont la mission va révéler celle de chercher et sauver ce qui est perdu.

Jésus se montre libre à l’égard des règles sociales, culturelles et religieuses juives qui interdisaient les contacts avec les Samaritains et les rencontres publiques avec les femmes. En s’affranchissait à ces règles qui enferment au lieu de libérer, Jésus s’est offert la possibilité de répondre au besoin de salut de cette femme dans le désarroi.

Ainsi le voyage de Jésus par la Samarie n’est un simple déplacement géographique, c’est acte volontaire, chargé de significations spirituelles. C’est le prélude à une rencontre qui changerait le destin d’une vie qui finit par toucher toute sa communauté entière

Ce qui paraît un détail, cette prise de position contre ces règles motivées par la méfiance et la haine (au lieu d’unir) va briser les fondements des barrières diaboliques séculières, spirituelles maintenant séparés samaritains et juifs, peuple appartenant au même héritage spirituel, le puits de Jacob, sources de vie pour de générations. Le puits de Jacob, endroit symbolique où les besoins physiques et spirituels se rejoignent, le puits de Jacob est l’endroit où le ciel est ouvert et où les réponses du ciel adaptées du ciel répondent aux besoins profonds de l’homme

Jésus a porté ses regards au-delà des murs que les hommes, les traditions religieuses ont érigé. Jésus voyaient des âmes en détresse, à sauver. Des âmes en besoin de lumière, de vérités et principalement d’amour et de compassion que seul Dieu peut offrir pas son Fils.

Jésus lui répondit : Si tu savais quel don Dieu veut te faire et qui est celui qui te demande à boire, c’est toi qui lui aurais demandé à boire et il t’aurait donné de l’eau vive c’est-à-dire de l’eau courante, jeu de mots avec : eau qui donne la vie. Voici les phrases qui sans doute, ont ouvert les yeux du cœur de cette femme.

V13 Celui qui boit de cette eau, reprit Jésus, aura de nouveau soif. 14Mais celui qui boira de l’eau que je lui donnerai n’aura plus jamais soif. Bien plus : l’eau que je lui donnerai deviendra en lui une source intarissable qui jaillira jusque dans la vie éternelle.

v15– Maître, lui dit alors la femme, donne-moi de cette eau-là, pour que je n’aie plus soif et que je n’aie plus besoin de revenir puiser de l’eau ici.

16 – Va donc chercher ton mari, lui dit Jésus, et reviens ici. 17– Je ne suis pas mariée, lui répondit-elle. – Tu as raison de dire : Je ne suis pas mariée. 19– Maître, répondit la femme, je le vois, tu es un prophète.

A travers ce récit, nous percevons cette vérité universelle, laquelle ? Tous les êtres humains ont une soif, une soif spirituelle, on pourrait dire un vide ayant la forme de Dieu (la pensée de l’éternité dont parle Ecclésiaste 3v11)

L’être humain cherche souvent à combler les vides de son cœur par des choses matérielles (altérables), des relations sentimentales, aussi nobles qu’elles peuvent être sont souvent instables, soit par des addictions qui nous réduisent en esclaves. Mêmes nos réalisations, à coups d’efforts ne peuvent combler les besoins profonds de nos âmes. Seule l’eau vive que Jésus offre. Elle symbolise la vie éternelle : «dernier jour de la fête, le jour le plus solennel, Jésus se tint devant la foule et lança à pleine voix : Si quelqu’un a soif, qu’il vienne à moi, et que celui qui croit en moi boive. des fleuves d’eau vive jailliront de lui, comme le dit l’Ecriture..

Voyez-vous, Jésus n’a pas réservé cette offre à une personne parfaite mais une rejetée, une ostracisée poussée au banc de la société selon les règles, les normes de l’époque desquelles Jésus s’est affranchi pour manœuvrer pour le salut. Par ce geste Jésus a montré que son message n’est exclusif mais pour tout le monde.

Ayant trouvé la vérité, un nouvel espoir, elle a laissé par terre son jarre, l’objet de sa première préoccupation- parce qu’elle a trouvé, la vérité, la grâce, la vraie lumière qui a transformée sa vie, sans perdre un instant elle court vers la ville, poussée par l’envie de témoigner à tout le monde le messie qu’elle vient de rencontrer

 

Le cheminement de cette femme, qui s’épanouit dans son témoignage final auprès de la population de son village, devient un modèle pour tous les croyants.

Prions.

-cœurs orphelins

-recevoir le salut offert par le Christ.

-Libérés du passé

-Pour devenir un témoin efficace

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