Culte de la journée d’église à Béthanie.

Prédication du pasteur Samuel Kabo le 21 06 2026 à Bethanie pour notre journée d’église. 

Naaman le Syrien, une plongée qui guérit1

 

Naaman le Syrien. Humbles moyens – résultats bénie.
2 Rois 5v 1-19.

Introduction. –

C’est le temps des luttes terribles entre Damas et Samarie, qui ne se termineront que par la destruction de cette dernière ville ; c’est le temps des incursions barbares, des razzias, où le vainqueur, après avoir pillé les campagnes, emmène en captivité la jeunesse qui le servira. Et Naaman est le général de cette armée syrienne, général heureux, donc considéré, qui a rapporté à sa femme, d’une de ses incursions en Samarie, une fillette israélite, dont on ne connaît le nom et qui va être faite.

1- Réputé mais atrocement souffrant

Mais la personne qui a fait d’elle esclave était un général du nom de Naaman. Un général très respecté. Paré de sa superbe uniforme de général, ses subordonnés s’inclinent devant lui à son passage. En raison de ses exploits, il était le bien-aimé du roi de Syrie. Mais cet honorable soldat porte sur son corps une atroce maladie de peau qui le ronge de manière, lente et douloureuse et également très contagieuse. Une maladie incurable, la lèpre qui requiert la mise à l’écart de la personne qui en est atteinte (vallée de Hinon). Pourtant, cet homme, qui a tout pour être heureux, a un de ces « maux » douloureux qui n’ont d’explication ici-bas que par la foi.

Serait-il hors de propos, de recommander de ne pas porter envie à ceux qui vous paraissent les heureux d’ici-bas et dont quelques-uns sont « rongés » de préoccupations et de soucis que les pauvres ont le privilège d’ignorer ?

Ce qu’il y a d’important, c’est de que nous pouvons être grands, considérés, bienveillants, mais pécheurs.

Qui donnera à notre pauvre humanité le remède contre cette affreuse maladie, contagieuse, épidémique et toujours mortelle, à plus ou moins brève échéance ?

2. L’influence d’une enfant.

Si vous étiez à la place de cette fille, arrachée aux siens, quels sentiments éprouveriez-vous ?
Elle a fait preuve de grandeur d’âme en éprouvant de la compassion pour cet homme qui est son maître.
Probablement que la fillette emmenée comme esclave a dû être traitée avec bienveillance par sa nouvelle maîtresse, et qu’ainsi il s’est établi des rapports plus cordiaux que d’habitude entre la grande dame et son humble petite esclave. Mais je connais d’excellents chrétiens de nos jours qui ne manqueront pas de dire, en hochant, sentencieusement la tête : « Si Naaman est lépreux, tant pis pour lui, c’est un châtiment de Dieu. N’a-t-il pas fait beaucoup de mal au peuple d’Israël ? Chacun son tour ici-bas ! » Réprimons bien vite de tels sentiments, qui ne réjouissent que les démons ; laissons à Dieu le soin du châtiment, où, quand et comment il le juge à propos. Voici ce que dit la Parole de Dieu : «Ne te réjouis pas lorsque ton ennemi tombe, ne saute pas de joie lorsqu’il succombe sous le malheur. Le Seigneur verrait cela d’un mauvais œil et il détournerait sa colère de ton ennemi. » Prov 24v17-18
Disons : « C’est un appel de Dieu pour que nos cœurs, ouverts à la compassion, passent à l’action et fassent du bien. »

Naaman a sans doute tout essayé pour se guérir de son affreuse maladie ; il a dû dépenser des sommes folles, a couru tous les « guérisseurs », – nous n’osons dire les médecins, – les plus fameux ; et toute tentative s’est révélée vaine : la maladie semble inexorable. Tout est perdu, disent les hommes ; et c’est à ce moment que retentissent ces vers : À qui perd tout, Dieu reste encore, Dieu là-haut, l’espoir ici-bas.

Hélas ! il faut dire que Naaman, comme païen, n’avait pas cette suprême ressource. Et c’est dans des heures de confidences ou d’épanchements affectueux que l’humble fillette aura parlé à sa maîtresse de son Dieu, de ses serviteurs les prophètes, de sa foi. Enseignons à nos enfants une telle grandeur d’âme.

Que peut une pauvre enfant en réalité? Symbole de faiblesse ? Elle ne peut être que la cause de beaucoup de soucis, de tracas, si sa conduite et son caractère laissent à désirer. Cependant, notre jeune esclave s’est révélée un ange bienfaisant qui transforme tout, qui éclaire tout, par ses chants, son sourire, son affabilité. Elle peut être la cause première des plus riches bénédictions, puisqu’elle ouvre des horizons nouveaux, ceux de la guérison et du salut. Parlons du ministère de l’enfance.

3. Vers la guérison. Dieu n’a pas besoin de ton protocole – v9-11

Naaman arrive avec chars, argent, or, lettre du roi. Il s’attendait à un show. Il allait prendre une claque. Élisée envoie juste un message : « Va te laver 7x au Jourdain« .

Timidement peut-être, la femme de Naaman s’est ouverte à son mari des confidences de la fillette : il pourrait être guéri… seulement… et c’est ce premier mot qui est terrible… il faudrait demander la guérison au prophète d’Israël ! il faudrait aller chez les vaincus d’hier qui doivent détester leur vainqueur, s’exposer à des humiliations, courir le risque de représailles ; seriez-vous surpris que ce Naaman soit devenu furieux ; sa femme a dû pleurer ; la Bible ne le dit pas, mais je ne puis m’empêcher de le penser : la fillette a dû fléchir ses tendres genoux et prier son dieu, vivant.

Et le lendemain, sans rien dire chez lui, Naaman, qui a réfléchi et qui a besoin de guérison, en a « touché un mot » à son roi. Comment, sans déroger à sa dignité, demander une faveur au roi de Samarie que l’on a pillé peu auparavant ? Et ce sentiment explique le ton pressant de la lettre que le puissant prince de Damas va écrire à son voisin le roi de Samarie. Et là encore la situation s’embrouille : le roi de Samarie croit qu’on lui cherche chicane ; Naaman, arrivé avec de magnifiques présents, craint d’avoir à retourner à Damas sans sa guérison, bien plus, humilié de sa démarche.
Un bon conseil : quand tout s’embrouille dans la vie, ne clamez pas vos ennuis ou vos difficultés ; les hommes peuvent parfois détourner le fléau ou retarder l’échéance ; mais toute notre diplomatie humaine fait faillite. Adressez-vous à l’homme de Dieu à l’occurrence, au prophète Élisée, bien mieux, au Fils de Dieu, à Jésus, notre adorable Sauveur. La réponse, comme la guérison, de même que le salut, ne peut venir que de lui.

4. L’orgueil retarde le miracle – v11

« Les fleuves de Damas ne valent-ils pas mieux? » Naaman voulait choisir comment Dieu devait agir. Frère, ne dis pas « il faut que ce soit un promoteur, il faut que ce soit cash ». Laisse Dieu choisir l’acheteur et le timing. Humilité = guérison.

5-L’obéissance bête débloque – v14 Naaman, en impulsif, a commenté par gronder ; puis il s’est rendu aux conseils de sagesse de ses gens. Il est allé au Jourdain ; oui, il a obéi, tout simplement, « Il descendit et se plongea 7 fois« . 6 fois rien. La 7ème : peau neuve. Certaines situations tenaces cèdent en face de la persévérance : ne négligeons pas les petits commencements, et quand nous nous engageons, soyons persévérants.

6. La guérison se voit – v14

« Sa chair redevint comme la chair d’un jeune enfant ». Un nouveau commencement. Il peut tout recommencer.

Sans demander pourquoi, et il est revenu guéri. C’est une expérience que nous devons tous faire le remède du péché, c’est l’obéissance à la loi divine. Se cabrer, se révolter, gronder, tout cela n’a jamais guéri personne. « Ruer dans les brancards est une perte de temps et de forces surtout, absolument inutile ; c’est plus facile d’obéir. »

Et le voilà qui revient tout joyeux ; il va chercher à payer sa dette au prophète : riches présents, dons merveilleux … Élisée refuse tout ;

Les autres leçons à tirer de cet épisode

-Ne pas avoir honte de sa foi devant les hommes, surtout devant les puissants ;

– Ne s’adresser qu’à Dieu, par Jésus-Christ, et tout attendre de lui seul ; mais attention de ne pas se tromper d’adresse !

-Apprendre à obéir aux ordres d’on haut, sans discuter, et se rappeler que l’obéissance à la voix d’en haut est mille fois plus facile que la résistance.

il y aurait beaucoup moins de lèpre morale et surtout infiniment plus de bonheur.

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