Prédication du 02 Mai 2021.

Prédication de notre Pasteur Clémence Bury.

Alès Jean 15 : 1-8 02/05/21

Le pasteur Samuel Kabo, les deux dimanches précédents, nous a entretenu sur la nécessité de demeurer en Christ et de porter du fruit. Il a également insisité sur le fait que c’est Dieu qui faisait le gros du travail en nous, et que nous n’avions à faire qu’un petit pourcentage, mais qui était réellement nécessaire. Le texte que nous allons lire ce matin s’inscrit dans la continuité directe de ces exhortations.

* Lecture

Il était une fois un roi qui tomba amoureux de la fille d’un boulanger. Elle était pauvre, mais belle. Et il l’épousa. Pendant quelques années les deux époux vécurent dans une harmonie et un bonheur parfaits. Et à la mort de son père, le prince monta sur le trône. Mais à partir de ce jour-là, les ministres et les conseillers s’empressèrent de lui faire comprendre que, pour le prestige du royaume, il devait renvoyer sa femme issue du peuple et épouser la fille du puissant roi voisin, afin de s’assurer, par ce nouveau mariage , une période de paix et de prospérité. L’insistance des ministres et des conseillers se fit de plus en plus pressante. Et le jeune roi finit par céder. «Je dois te renvoyer» dit-il à sa femme, «demain tu retourneras auprès de ton père. Pour te dédommager, tu pourras emporter ce qui t’est le plus cher». Ce soir-là ils dînèrent ensemble pour la dernière fois – un dîner bien arrosé! A la fin du repas, le roi tomba dans un profond sommeil. Alors la femme l’enroula dans une couverture et le chargea sur ses épaules. Le lendemain matin, le roi se réveilla dans la maison du boulanger : «mais comment? mais pourquoi?» s’étonna le roi. Sa femme lui sourit et lui dit : «tu avais bien dit que je pourrais emporter ce que j’avais de plus cher. Eh bien, ce que j’ai de plus cher au monde, c’est toi ! Sans toi je ne peux pas vivre !» C’est ce qu’on appelle une belle histoire d’amour ! Dans le texte que nous avons lu aussi, c’est comme si Jésus disait à chacun de nous : ce que j’ai de plus cher au monde, c’est toi ! Déjà dans l’Ancien Testament, la vigne du Seigneur est l’image du peuple que Dieu aime. « qu’y a-t-il encore à faire à ma vigne que je n’ai pas déjà fait pour elle ?» dit-il. Dans le Nouveau Testament Jésus se présente à ses disciples comme la vraie vigne, le Père étant le vigneron . Et ce qui compte aux yeux du Père, c’est que nous soyons unis au Christ, comme les sarments sont attachés à la vigne, unis au Christ de manière à reconnaitre comme la femme du roi dans notre conte: «sans toi je ne peux pas vivre.» Jésus, lui dit: « sans moi, vous ne pouvez rien faire… demeurez en moi». Demeurer en Jésus et le laisser demeurer en nous : voilà la clé de cette belle histoire d’amour.

Ce texte nous présente un des sept « Je suis » de Jésus : « Je suis le vrai cep ».

Nous trouvons ensuite celui qui prend soin de ce cep : «Mon Père est le cultivateur». Le cep a des sarments qui sortent de lui et produisent du fruit sur la terre ; c’est la profession de christianisme, ce à quoi les soins et la discipline du Père s’appliquent. Dieu cherche en ses enfants un fruit positif à la gloire de son nom par Jésus-Christ. Le Père donc, émonde le sarment pour qu’il porte du fruit et ôte celui qui n’en porte pas.

«Demeurez en moi» est le leitmotiv de ce passage. Les destinataires de l’Evangile sont appelés à rester fixés sur la «vraie vigne», la seule qui puisse porter et aider à porter du fruit «en abondance», précise le texte. C’est la promesse contenue dans ce passage. Mais il y a aussi une menace : les sarments stériles seront «enlevés». «C’est donc de la condition du croyant après Pâques qu’il en va ainsi. La relation entre Jésus et le croyant est décrite à la fois comme un don et une mise en responsabilité… Il n’y a pas de don sans mise en responsabilité, mais inversement, pas d’exercice de la responsabilité qui ne trouve sa source dans le don».

Nous verrons cela plus en détail dans un second temps, car nous aborderons ce texte selon deux axes principaux, tous deux induits par les mots eux-mêmes puisque le mot « fruit » revient six fois en huit versets et le mot « demeurer » sept fois !

  1. Le fruit : Ne rien faire de mal ne suffit pas !

À quoi et à qui pense donc Jésus, quand il parle de la vigne ? Pour Jésus tout comme pour ses contemporains juifs c’était bien clair : la vigne, c’est le vignoble planté par Dieu. Nous lisons au prophète Esaïe, au chapitre 5 : « or la vigne de l’Eternel des armées, c’est la maison d’Israël…, le plant qu’il chérissait ».

Jésus parle donc du peuple de Dieu, de ceux que Dieu a appelés et qu’il veut réunir autour de lui. Une autre image rend encore compte de la même réalité profonde, destinée à nous remplir de joie et de fierté : la vigne de l’Eternel, pourrait-on dire, c’est le troupeau que sa main conduit. Ces comparaisons rendent compte de façon riche et réjouissante de notre appartenance au Seigneur et de l’amour, de l’intérêt qu’il nourrit à notre égard.

Ce passage fait partie de ce qu’on appelle le discours d’adieu de Jésus. Or Jésus n’évoque pas l’image de la vigne en passant ; il y revient de façon insistante, en accordant beaucoup d’importance aux fruits : « Pas de fruits, porter du fruit, beaucoup de fruits », voici ce qui l’intéresse.

Au premier degré, il s’agit des grappes de raisin, dont nous constatons avec joie la présence en automne. Une belle vigne pleine de grappes juteuses nous remplit de reconnaissance et nous incite à la louange du créateur.

Jésus attend de nous que nous portions du fruit, du fruit pour les autres, pour que les autres puissent se réjouir et se régaler. Dans le Sermon sur la Montagne (Matth.5, 16), Jésus dit :

« Que votre lumière brille ainsi devant les hommes, afin qu’ils voient vos oeuvres bonnes et glorifient votre Père qui est dans les cieux. » Lorsque les hommes verront les fruits de la vigne qu’a plantée le Seigneur, ils se mettront à glorifier le Père céleste. Voilà le but !

Voyez : quand Jésus dit : « vous êtes la lumière du monde », ou bien « je suis le cep, vous êtes les sarments » qui portent beaucoup de fruits, il insiste sur le fait que notre appartenance au peuple de Dieu se remarque de façon claire et nette. La lumière se remarque, elle chauffe et éclaire ; les fruits, les grappes nous réjouissent, elles sont à la fois nourriture et délice, un grand bienfait pour tous ceux qui en profitent. Il en va de même pour d’autres « fruits » : une poignée de main, une parole qui réconforte et console, un coup de main pour sortir de l’embarras, un éloge pour réjouir le coeur… !

Un chrétien pourrait se contenter de ne pas faire de mal, de ne pas faire des choses que le monde réprouve ; ce ne serait pas demeurer dans l’amour de Christ. Son amour à Lui ne s’en est pas tenu là ; il n’aurait pas été manifesté comme Fils de Dieu s’il s’était borné à ne pas faire de mal. Dieu est amour ; Jésus était l’activité de l’amour de Dieu sur la terre, et cet amour produisait du fruit. Il en est de même pour nous ; nous sommes la manifestation de la vie de Christ sur la terre, et l’effet naturel de la conscience de son amour et de la communion avec Lui, sera de nous faire produire du fruit. Ce dernier se trouvera nécessairement là où l’amour de Jésus se trouve ; il manquera s’il n’y a pas une communion habituelle avec Lui.

(v. 8). «En ceci mon Père est glorifié, que vous portiez beaucoup de fruit, et vous serez mes disciples». Le mot disciple va quelquefois plus loin que celui de chrétien. Un disciple est instruit par son maître, tandis que les chrétiens tirent parfois leur instruction du monde, de leur propre sagesse et de leurs pensées. Un homme pourrait ainsi être chrétien sans être disciple ; il peut vouloir que le christianisme soit honorable parmi le monde, ce qui est le contraire de la pensée de Christ, tandis que le disciple connaît et suit la pensée et l’instruction de son Maître.

Le Christ – la vigne véritable – « produit » des sarments – des disciples. Et produit des sarments qui produisent du fruit, il ne peut en être autrement. Même plus : « déjà vous êtes émondés à la parole que je vous ai fait entendre »… (v. 3). Ainsi, tout disciple « enraciné » en Christ produit nécessairement du fruit. Il est même entretenu pour en produire plus encore (v. 2) : « il l’émonde, pour qu’il produise encore plus de fruit ».

Les sarments doivent produire du fruit, c’est évident, sinon à quoi bon la vigne elle-même…

Le fruit en Jean, c’est l’amour. Tout le monde a soif d’amour. Et selon Jean, Dieu est amour. Vivre de l’amour, porter l’amour de Dieu, c’est toute la gloire de Dieu et des hommes.

Jésus nous fait donc comprendre que notre appartenance au Seigneur ne profite pas seulement à nous-mêmes ; elle concerne et touche également les autres. Ma foi, en Jésus-Christ porte du fruit dans l’intérêt de tous ; elle se remarque, réjouit ceux qui me fréquentent et les pousse même à louer le Seigneur !

Bien sûr, nous vivons dans une société laïque ; nous ne sommes pas seulement croyants, mais encore citoyens ; il n’empêche que notre foi ne saurait rester cachée la plupart du temps au fond de notre coeur ! Nous ne la cultivons pas pudiquement à l’abri des regards. La foi n’est pas une plante fragile à garder en serre ou sous cloche. Non, notre appartenance au Seigneur se manifeste publiquement par des fruits dont profitent les autres.

Il faut donc le dire et y insister : être en communion avec le Christ, faire partie du peuple qu’il a racheté, être une vigne qu’il a plantée, ce n’est pas avoir à domicile une belle collection de timbres qu’on ne fait voir qu’à quelques privilégiés et qu’on regarde de temps à autre pour en jouir en cachette et en privé !

Non ! La foi a tout de suite une dimension publique et se remarque de l’extérieur. Une Église est un enrichissement pour la société, pas un parasite égoïste. Des fruits, beaucoup de fruits naissent au contact du Seigneur. Une foi privée est une foi qui prive les autres des fruits du Saint-Esprit, et qui prive Dieu de la louange des vendangeurs comblés par la vigne du Seigneur. Une foi privée est une vigne stérile, une foi sans rayonnement, sans offrir aux autres l’opportunité de se décharger sur Dieu des regrets, des soucis et des craintes quotidiennes, sans permettre à tous de jouir de la liberté des enfants de Dieu.

  1. Demeurer, c’est « pratiquer » ?? 

Bien sûr qu’elle existe, une foi profonde ! Il n’est pas question de rester superficiel ou de s’en tenir uniquement aux questions sociales, même si Jésus réclame des fruits palpables et appréciés par l’entourage. Jésus n’est pas superficiel, il a choisi une image sans équivoque sur ce point. La vigne a besoin d’un point d’ancrage, le cep a besoin de sève, livrée par les racines, par ces racines vitales sans être apparentes. Pas de fruits sans sève, pas de vie épanouie et riche sans contact permanent avec Jésus-Christ, sans communion organique avec le Seigneur ainsi qu’avec les soeurs et frères qu’il a appelés en même temps que nous.

« Sans moi, vous ne pouvez rien faire, » rappelle Jésus en plein milieu de son discours imagé.

Il y insiste même plus que sur la nécessité de porter du fruit.

Pour que nous ayons à coeur la gloire du Seigneur, il faut que Sa vie en nous soit nourrie, soit entretenue par la communion avec Lui. Si nous demeurons en Lui, c’est-à-dire si nous sommes dans sa communion, nous désirerons sa gloire.

Le fait de demeurer, c’est statique, la demeure est permanente, elle a des fondations tout comme le pied de vigne a des racines. Demeurer uni à Jésus-Christ, c’est la condition même d’une foi joyeuse et fertile, paisible et assurée.

La question est donc non pas celle du vigneron mais du sarment, non pas celle du comportement de Dieu mais de celui du disciple : la question est celle, pour le disciple, de demeurer enraciné en Christ. Le verbe demeurer est le terme clé de ce passage. Dieu a planté sa vigne – le Christ qui engendre des disciples à la foi par sa parole. Comme un bon vigneron, il pourvoit à l’épanouissement de sa vigne. Le Christ demeure pour ses disciples : mais les disciples demeurent-il en Christ ? (v. 4).

La question est épineuse si je puis dire : elle est celle du lien au long cours, de la vie spirituelle au long cours. Elle est épineuse car elle aborde de front la question de la « pratique » religieuse. Si l’on se débarrasse, à juste titre, de l’aspect formel que la « pratique religieuse » peut contenir, il reste la question de « l’entretien » de la vie spirituelle, de l’enracinement dans la Parole.

C’est l’enjeu du baptême qui n’est pas un but en soi mais plutôt un point de départ : il donne lieu à une « vie baptismale », une vie nourrie constamment par la Parole de grâce toujours réentendue. C’est l’enjeu du culte : faire retentir cette Parole créatrice dont on a besoin pour demeurer, être renouvelé, et porter cet Évangile de grâce et d’amour. Il est facile de perdre le fil ; il est plus difficile voire laborieux de le renouer afin d’en vivre vraiment. La question de la pratique est donc d’abord celle, pour le chrétien, de l’entretien du lien avec cette Parole toujours offerte.

On a parfois beau jeu de stigmatiser le langage de l’Église pour expliquer la désaffection cultuelle. L’actualisation est nécessaire ; mais il n’est pas démontré qu’elle soit suffisante. Les pratiquants épisodiques se réjouissent, quand, à l’occasion, ils entrent dans une église et y trouvent un langage accessible, un langage qui « leur parle ». Mais ils peuvent néanmoins rester des pratiquants épisodiques…

Chacun est en réalité renvoyé à son propre souci d’enracinement, au temps qu’il veut consentir à chercher Dieu, au désir de Dieu qu’il a vraiment, au désir de vivre de sa Parole, à s’interroger sur sa propre fidélité, à son souhait de rencontrer ceux qui, comme lui, ont soif de cette vie « éternelle ». Quel est notre désir, notre soif de Dieu ?

Nous pourrions faire ici un parallèle avec le mariage dans lequel, rappelons-le, il s’agit de quitter, s’attacher et devenir. La vie chrétienne, c’est quitter notre ancienne nature, s’attacher à Christ et devenir un en Lui. Pour être et rester dans cette dynamique, dans ce mouvement, que ce soit dans le mariage ou dans la vie de disciple, cela demande un effort considérable et constant ! C’est du boulot de rester attaché à l’autre ! Demeurer en Christ, cela demande de la volonté, du désir, une lutte même contre notre ancienne nature et contre tout ce qui voudrait nous en éloigner ! C’est notre responsabilité !

Nos rencontres avec Jésus-Christ n’ont rien de passager, de provisoire ou d’épisodique. Vous le savez bien, vous qui êtes venus aujourd’hui en sa présence. Notre participation au culte, notre place autour de sa table, notre écoute de sa parole, nos prières et nos louanges sont autant de rencontres avec le Ressuscité. Notre communion avec le Seigneur n’est pas un point acquis une fois pour toutes, de sorte que l’on pourrait passer à autre chose ; le baptême est le point de départ, suivi de plusieurs étapes sur le cheminement permanent avec Christ. Notre rencontre avec lui n’est pas un événement du passé dont on n’aurait gardé que le souvenir. « Demeurez en moi comme je demeure en vous », Jésus insiste !

Or cette présence du Seigneur nous est garantie : « Je suis avec vous tous les jours ! »

Soyons sensibles et attentifs à cette présence de tous les instants, présence invisible, mais vivifiante.

Ne quittons pas ce maître qui veut nous nourrir et nous conduire, nous consoler et nous faire fructifier à toute heure, afin que le monde entier puisse chanter de joie et que la jubilation s’empare des plus aigris.

« Demeurez en moi » : parole dite aux douze, parole dite à nous aussi aujourd’hui et maintenant ! Demeurer, c’est habiter, s’installer, avoir un foyer, se sentir chez soi, … C’est un lieu désirable, un lieu où on se sent en sécurité, à l’abri. La question est : Jésus est-il notre résidence principale ou une simple résidence secondaire ?

S’il est notre demeure, nous deviendrons aussi demeure pour Lui. Cette communion n’est pas seulement l’objectif final de notre foi mais une condition pour la vie chrétienne, pour le témoignage, pour porter du fruit et pour que le Père soit glorifié.

Ce n’est pas nous qui produisons le fruit !! Nous sommes appelés à le porter ! Nous devons empêcher que quoi que ce soit ou que qui que ce soit ne vienne s’interposer entre Jésus et nous car c’est le fait de demeurer en Christ qui va produire du fruit ; nous nous devons porter ce fruit et non le cacher… C’est la conséquence de cette communion et cela nous permet d’aimer à notre tour comme nous sommes aimés. Ne rejetons pas la faute sur nos frères et sœurs sous prétexte qu’ils seraient difficiles à aimer ! Le Seigneur nous appelle à aimer et nous ne pouvons le faire que dans la dépendance totale à Dieu : « Sans moi, vous ne pouvez rien faire ».

Le but c’est de glorifier le Père, le moyen c’est de demeurer en Christ.

Ce texte ne s’adresse pas à l’église en tant que corps, ni au monde en général, mais bien au disciple, celui qui se réclame du nom de Christ.

Il faut que notre vie et notre conduite soient telles que le monde puisse dire : Voilà ce que Christ est. C’est là la qualité du fruit. Nous sommes dans ce monde l’épître de Christ, nous avons à y porter la vie de Jésus, et le disciple accompli sera comme son Maître. Nous n’avons rien à faire ici-bas que la volonté de Christ, et nous ne pouvons l’accomplir que par la puissance de Son Esprit, en restant solidement attaché au Seigneur et enracinés dans Sa Parole.

Pour vivre cette belle histoire d’amour avec le Christ, retenons donc que :

1.Il faut choisir la bonne vigne et il n’y en a qu’une : c’est le Christ ressuscité.

2.Il faut s’y attacher, rester ferme et fidèle et chercher en Dieu seul le chemin de notre vie.

3.Il faut lui remettre toute notre vie avec ses faiblesses et ses doutes et accepter d’être émondés et purifiés par lui. Ainsi toute notre vie nous nous étonnerons chaque jour de cette merveilleuse histoire d’amour de Dieu avec nous. Un étonnement qui se changera en joie, cette joie qui fait de nous des hommes et des femmes qui se font l’écho dès ici-bas et dès maintenant de cet amour de Dieu dans notre monde. Car ce que l’épouse a dit au roi dans notre conte, c’est Dieu qui le dit maintenant à chacun de nous : « ce que j’ai de plus cher , c’est toi !»

L’histoire ne le dit pas , mais l’on pourrait facilement s’imaginer la réponse de l’époux. Il a certainement dit à son épouse, avec beaucoup de tendresse : « je t’aime, moi aussi !»

C’est cette réponse que Dieu attend de nous maintenant : « je sais que sans toi je ne peux rien faire ! Je sais que sans toi je ne peux pas vivre ! Je t’aime !» Amen.

  • Arc 268 « Oui tu es digne »