Prédication du 18 avril 2021.

Prédication de notre Pasteur Samuel Kabo.

SUIVONS LE CHRIST (1/2)

L’une des nombreuses raisons de l’incarnation de Jésus est de fournir à chacun de nous un modèle à suivre. Christ est le modèle par excellence. L’apôtre Paul avait repris les Corinthiens en termes : « elles établissent leur propre mesure pour s’évaluer, elles se comparent à elles-mêmes ».

C’est dire que la norme de la foi qui a inaugurée l’ère de l’alliance nouvelle est Jésus le Christ. Pour le suivre par ses exemples, cerner son idéal de sauveur de l’humanité, il nous revient d’examiner sa personnalité et en repérer les caractéristiques.

Pâques chrétiennes, c’est la fête du dé confinement par excellence. Elle nous extrait de notre humanité pour nous introduire dans l’univers sans limite de Dieu. Comme une brebis qui suit son berger lors de la transhumance vers des pacages luxuriants. Pourquoi et comment ? Il convient de suivre Celui qui a dit un jour à chacun de ses disciples qu’il a rencontrés : « viens et suis-moi ». Une nouvelle ère commence pour ces disciples

.Lire : Celui qui déclare demeurer uni à lui doit vivre comme Jésus a vécu (a marché) : jean 2v6

« En effet, vous connaissez le don généreux de notre Seigneur Jésus-Christ. Il était riche, mais pour vous, il s’est fait pauvre, afin de vous rendre riches par sa pauvreté » 2Cor 8v9

Etudions les personnalités de Jésus le Christ, auquel chacun de ses disciples (avec ses caractères du péché) est appelé à s’identifier : Vérité et sainteté ;  Humilité et obéissance (service) ; Amour et douceur ; Vie de prière et obéissance.

I- Vérité et sainteté 

De par sa nature, qui est divine, Jésus est saint et sans péché (Hébreux 4v15) : «Le grand-prêtre que nous avons est capable de souffrir avec nous de nos faiblesses. En effet, comme nous, il a été tenté en toutes choses, mais lui n’a pas péché. » Il était également irrépréhensible dans ses actes, puisqu’il était séparé de pécheurs (hébreux 7v26) : « Jésus est donc le grand-prêtre qu’il nous fallait. Il est uni à Dieu, sans défaut, sans péché ; il a été séparé des pécheurs, et élevé très haut dans les cieux. Il n’est pas comme les autres grands-prêtres : il n’a pas besoin d’offrir chaque jour des sacrifices, d’abord pour ses propres péchés, et ensuite pour ceux du peuple. Cela, il l’a fait une fois pour toutes, quand il s’est offert lui-même ».

Il accomplissait toujours les œuvres qui réjouissent Dieu (Jean 8v9), son Père. Ce faisant, il a déçu beaucoup dans son entourage et ceux qui sont déçus, ce sont ceux qui ne sont entrés dans idéal divin du salut spirituel (Barabbas, Judas). Aussi, lorsque nous considérons Jésus quant à sainteté, nous ne pouvons que nous écrier comme Pierre dans Luc 5v8b) : « Seigneur, éloigne-toi de moi ! Oui, je suis un homme pécheur ! » ou comme Esaïe 6v5 : « Malheur à moi ! Je suis perdu ! Je suis un homme aux lèvres impures, j’habite au milieu d’un peuple aux lèvres impures, et mes yeux ont vu le Roi, le SEIGNEUR de l’univers ! »  C’est dire qu’au contact de Jésus le péché se révèle d’où : «Soyez saints, parce que moi, je suis saint. » (1P1v16). La sainteté ne peut être dissociée de la vérité/ Jésus dit dans Jean 8v32. : « 32vous connaîtrez la vérité et la vérité vous rendra libres. .. 44Votre père, c’est l’esprit du mal, et vous voulez faire ce que votre père désire. Lui, c’est un assassin depuis le début. Il n’est jamais resté dans la vérité, parce qu’il n’y a pas de vérité en lui. Sa façon normale de parler, c’est de dire des mensonges. En effet, il est menteur, et c’est le père du mensonge. »

C’est le langage du péché dans lequel l’être humain s’est enfermé après la chute. La Parole de Dieu qui est Esprit et vie est comme l’échelle de Jacob qui relie la terre au ciel par laquelle les anges montent et descendent. La Parole est souillée, pervertie. Le diable n’ôte pas à la parole sa puissance mais oriente la parole vers la destruction. Veuillons à ce que les paroles qui sortent de nous soient des paroles de Dieu, paroles de vérité. Voilà c’est vers toutes ces réalités que l’Esprit compte nous conduire et de nous faire vivre de sa parole, source de la foi sans laquelle personne ne peut plaire à Dieu. Nous devrions être saints à la manière de Jésus (1P1v16). Impurs et dépourvus de puissance, nous devrions laisser la Parole de Dieu purifier nos cœurs (laver de nos idoles) et nous unir au cœur de Dieu.

II- Humilité et obéissance (service) 

L’humilité de Jésus s’est parfaitement manifester lors de ministère terrestre. Philip 2v3. : « Il possédait depuis toujours la condition divine, mais il n’a pas voulu demeurer à l’égal de Dieu. 7Au contraire, il a de lui-même renoncé à tout ce qu’il avait et il a pris la condition de serviteur. Il est devenu un être humain parmi les êtres humains, il a été reconnu comme un homme ;8il a accepté d’être humilié et il s’est montré obéissant jusqu’à la mort, la mort sur une croix. »

Alors qu’il est vraiment riche le plus riche, propriétaire du cosmos. Il est celui à qui revient toute la gloire ‘1Chron 29, Psaume 24). Il s’est volontairement fait pauvre par amour pour nous (Moïse en Egypte). Afin de mieux s’identifier à notre humanité, il a pris sur lui notre pauvreté au sens intégral du terme : « En effet, vous connaissez le don généreux de notre Seigneur Jésus-Christ. Il était riche, mais pour vous, il s’est fait pauvre, afin de vous rendre riches par sa pauvreté » (2Cor.8v9).

Voyez-vous, nouveau-né, il fut logé dans une étable sans pouvoir disposer en propre une chambre (Luc 2v7). A la suite de sa mort à la croix, Il n’avait davantage le tombeau qui lui appartint et fut enseveli dans un tombeau d’emprunt (Matthieu 27v57-60). Enfin, il va accomplir un des actes des plus répugnants qui expriment son puissant amour et son humilité. Jean 13v14

Le lavage des pieds : service le plus répugnant. « Je vous ai donné un exemple : ce que je vous ai fait, faites-le-vous aussi » Jean 13v12 

1P 2v21 : « C’est à cela, en effet, que vous avez été appelés, parce que Christ lui aussi a souffert pour vous et vous a laissé un exemple, afin que vous suiviez ses traces ; lui qui n’a pas commis de péché, et dans la bouche duquel il ne s’est pas trouvé de fraude