Prédication du 24 octobre 2021.

Message apporté par le pasteur Samuel Kabo.
Montre nous le Père, et cela nous suffit
Jean 14v8 : »
Philippe lui demanda : « Seigneur, montre-nous le Père et cela nous suffira. » 
9Jésus lui répondit : « Il y a si longtemps que je suis avec vous et tu ne me connais pas encore, Philippe ? Celui qui m’a vu a vu le Père. Comment peux-tu dire : “Montre-nous le Père” ? 
10Ne crois-tu pas que je suis dans le Père et que le Père est en moi ? Les paroles que je vous dis ne viennent pas de moi. C’est le Père qui demeure en moi qui accomplit ses propres œuvres. 
11Croyez-moi quand je dis : je suis dans le Père et le Père est en moi. Sinon, croyez du moins à cause des œuvres elles-mêmes. 
12Oui, je vous le déclare, c’est la vérité : celui qui croit en moi fera aussi les œuvres que je fais. Il en fera même de plus grandes, parce que je vais auprès du Père. 
13Et tout ce que vous demanderez en mon nom, je le ferai, afin que le Fils manifeste la gloire du Père. 
14Si vous me demandez quelque chose en mon nom, je le ferai.
Cette demande de Philippe est un cri d’orphelin qui trouve écho dans le cœur du Père.
Il manquait quelque chose à Philippe.
Il avait suivi Jésus de Nazareth depuis le jour où il L’avait rencontré;
C’est lui qui a dit à Nathaniel qu’il avait trouvé le Messie;
C’est lui aussi qui avertit Jésus du désir de quelques Grecs de Le voir. Il avait donc rendu témoignage et servi son Maître, mais il lui manquait
Sauf qu’Il n’avait pas encore compris que celui qui a vu Jésus, a vu le Père. Philippe était orphelin, plutôt, il se comporte en orphelin car la lumière du Christ n’avait pas encore illuminé ses pensées humaines pour les aligner sur les pensées de Dieu. Il était rempli d’incompréhensions.
Ecoutons la réponse du Seigneur un peu plus loin: « Je ne vous laisserai pas orphelins. »
« Il y a si longtemps que je suis avec vous, et tu ne M’as pas connu, Philippe!
 Oh! nos incompréhensions! Combien nous comprenons mal les choses saintes! Le Seigneur a été avec nous depuis le jour où nous L’avons reçu dans notre cœur, et si souvent nous L’avons méconnu. Nous n’avons pas la claire évidence qu’à travers ce Jésus, l’Eternel Dieu habite en nous. Ne s’appelle-t-il Emmanuel ?
Mais dès que nous aurons compris la grande patience du Père et du Fils à notre égard, notre incompréhension se dissipera.
II- « Cela nous suffit. » Dans le texte original, le verbe suffire comprend l’idée d’une muraille de protection, tenant à l’abri de toute surprise de l’extérieur. Dans le sens du psaume 91 : « 1Celui qui se place à l’abri auprès du Dieu très-haut et se met sous la protection du Dieu souverain,
Voilà ce qu’est pour nous le Père céleste: un rempart protecteur. Si nous Le connaissons comme tel, Il nous gardera des chemins de travers; nous ne nous poserons plus la question: Puis-je faire ceci ou cela? Car nous posséderons une abondance de vie et de satisfaction qui nous séparera tout naturellement de ce qui est incompatible avec Sa volonté – et cela simplement parce que nous L’aimons; Son Fils a donné Sa vie pour nous, et nous Lui avons donné la nôtre.
Cette pleine suffisance effacera nos récriminations et nos craintes, comme le soleil du printemps enlève les traces de l’hiver le plus long et le plus rude. Croyons donc tout simplement que le Père fait Sa demeure dans notre vie et qu’Il la transforme en faisant de nous des possesseurs et héritiers de tout ce qu’Il a et de tout ce qu’Il est.
III Nous pouvons tout par Celui qui nous fortifie. Car Il est le Tout-suffisant. Il est la source, le pourvoyeur.
Genèse 22 v1 : « 1Par la suite, Dieu mit Abraham à l’épreuve. Il l’appela et Abraham répondit : « Me voici. » 2Dieu reprit : « Prends ton fils Isaac, ton fils unique que tu aimes tant, va dans le pays de Moria, sur une montagne que je t’indiquerai, et là offre-le-moi en sacrifice.
Quand ils arrivèrent au lieu que Dieu lui avait indiqué, Abraham construisit un autel et y déposa le bois. Puis il lia Isaac, son propre fils, et le plaça sur l’autel, par-dessus le bois. 10Alors il tendit la main et saisit le couteau pour égorger son fils. 
11Mais des cieux l’ange du Seigneur l’interpella : « Abraham, Abraham ! » – « Oui, répondit Abraham, me voici. » 12L’ange lui ordonna : « Ne porte pas la main sur l’enfant, ne lui fais aucun mal. Je sais maintenant que tu reconnais l’autorité de Dieu, puisque tu ne lui as pas refusé ton fils, ton fils unique. »13Relevant la tête, Abraham aperçut un bélier retenu par les cornes dans un buisson. Il alla le prendre et l’offrit en sacrifice à la place de son fils. 14Abraham nomma ce lieu “Le Seigneur y veillera”. C’est pourquoi on dit encore aujourd’hui : « Sur la montagne, le Seigneur y veillera ».
A la dernière seconde Dieu intervint pour arrêter la main d’Abraham car ce n’était de cette manière, ni en cet endroit que l’Eternel voulait la mort du jeune Isaac. Dieu voulait qu’Isaac meure dans le cœur d’Abraham (émotions et esprit). Dieu cherchait la preuve de la volonté d’Abraham de Lui obéir et Lui faire confiance en toute circonstances
« Relevant la tête, Abraham aperçut un bélier retenu par les cornes dans un buisson »
Si vous êtes désespérés, n’abandonnez pas. Dieu a déjà pourvu à vos besoins avant que ceux –ci ne se manifestent. Relevez simplement la tête vers Celui qui a été pourvu par Dieu en échange de votre vie : le Crucifié, par qui TOUT est accompli. Remettons-nous à lui alors tout devient possible et notre piété ne sera stérile mais fructueuse.