Prédication du 25 juillet 2021.

Ce dimanche la prédication est apportée notre le pasteur Clémence Bury.

Jean 6 : 1-14 25/07/21

*Prière

Ils étaient venus de partout ce jour là ; les parents, les enfants, les mamies, les papys et les tout-petits, les pauvres et les riches, les malades et ceux qui étaient en pleine forme.

Ils étaient venus nombreux pour le rencontrer, lui, Jésus ; pour l’écouter, le toucher…, lui qui était différent ; lui qui était capable de calmer une tempête, de guérir un malade ; lui qui parlait comme personne ne parlait !

Ils étaient venus parce que dans leur vie il y avait un vide ; ils étaient venus parce qu’ils… avaient FAIM !

Ils étaient venus, comme nous aujourd’hui. En effet, ne sommes-nous pas là, nous aussi en famille ? Avec des petits et des grands ; les uns le coeur léger, les autres avec de gros soucis à l’intérieur ; certains plus, d’autres moins en forme…

Nous sommes venus parce que nous avons faim. Est-ce que je me trompe ? N’avez-vous pas faim ? Peut-être pas votre estomac, mais votre coeur, votre être intérieur…, celui qui peut donner de terribles crampes quand il manque de l’essentiel !

Oui, je le crois, chacun de nous, sans exception, est venu ici aujourd’hui avec une attente, toute personnelle, au fond du coeur.

Prenons le temps d’y réfléchir quelques instants et posons-nous sincèrement la question : qu’est-ce que j’attends de Dieu ici et maintenant ?

Une bénédiction pour quelqu’un que j’aime, une parole vraie pour m’accompagner et me fortifier, la paix pour mon coeur angoissé ou en soucis, un signe de la présence de Dieu…, …, mettez-y votre propre réponse…

Jésus voit la foule, cette foule si nombreuse venue à sa rencontre et il s’en préoccupe. Oui, il se fait du souci pour leur âme, mais aussi pour leur corps, pour leur estomac, pour toute leur personne.

Jésus a vu la foule et il nous voit dans toute notre personne avec tout ce qui se passe au plus profond de nous, il voit toute l’humanité avec sa faim.

*Lecture

Comme une grande foule suivait Jésus à cause des miracles qu’il accomplissait sur les malades, il gravit la montagne et s’y assit avec ses disciples. Après avoir rapporté ce fait, et avant de continuer son récit, l’évangéliste nous dit (v. 4) : «Or la Pâque des Juifs était proche». Si l’Esprit de Dieu intercale ici la mention de cette fête, nous en trouvons la raison dans la seconde partie du chapitre où le Seigneur parle de sa mort sous une forme mystérieuse (v. 51 à 57). Ce chapitre parle de Jésus, le fils de l’homme, pain de Dieu envoyé du ciel pour donner la vie au monde ; mais afin de pouvoir communiquer cette vie à d’autres, il fallait qu’il meure, mort dont la Pâque est le type.

Une grande foule donc se trouve rassemblée sur une montagne déserte et a besoin de nourriture. En ce qui concernait la puissance humaine, il était impossible de répondre à ce besoin. Mais le Seigneur est présent et il y pourvoira ; toutefois, avant de le faire, il se sert de la difficulté afin d’éprouver la foi de ses propres disciples. Ont-ils la foi pour utiliser les ressources du Seigneur lorsque, de leur côté, tout espoir a disparu ? Ainsi le Seigneur dit à Philippe : « D’où achèterons-nous des pains, afin que ceux-ci mangent ? » Puis, il est ajouté : « Il disait cela pour l’éprouver, car lui savait ce qu’il allait faire ».

Pouvons-nous douter qu’il en est aujourd’hui comme il en était alors ? Il est permis que des difficultés, humainement tout à fait insurmontables, surgissent parmi les enfants de Dieu, afin de nous éprouver. Nous professons suivre le Seigneur, confessant que sans lui nous ne pouvons rien faire, mais que sa grâce est suffisante. Notre profession est alors mise à l’épreuve par une difficulté que nous ne pouvons pas surmonter. Toutefois, il nous est dit que « lui savait ce qu’il allait faire » : ces paroles nous garantissent qu’aucune difficulté qu’il ne puisse résoudre ne surgira jamais sur notre chemin individuel ou parmi les enfants de Dieu. Dans les derniers jours, difficiles, les docteurs et les conducteurs peuvent nous faire défaut, mais au jour le plus sombre et en présence de la plus grande difficulté, il y a quelqu’un vers qui nous pouvons nous tourner avec l’assurance qu’il sait ce qu’il va faire.

Trop souvent, le trouble a sa source dans notre lenteur à reconnaître le fait humiliant que nous ne savons pas que faire. Chacun de nous estime savoir et est persuadé que tout irait bien si seulement les autres agissaient selon nos suggestions. Et ainsi, nous ne pensons pas à nous adresser à Celui qui sait. Comme dans le cas des disciples, les difficultés mettent en évidence la pauvreté de notre foi, tout en révélant en même temps la grandeur des ressources dans le Seigneur. Pour répondre à la situation, Philippe ne voit rien d’autre que le pouvoir de l’argent ; il doit toutefois admettre que son plan assurerait seulement « quelque peu » de nourriture à la foule. Quelle différence avec le Seigneur qui, lorsqu’il agit, donne « autant qu’ils en voulaient ».

Tandis que Philippe mentionne la grande quantité qu’il faudrait, André se lamente sur le très peu dont ils disposent. Ni l’un ni l’autre de ces disciples ne pense au Seigneur et aux vastes ressources en lui qui sont à la disposition de la foi.

Après la manifestation du manque de foi des disciples, le Seigneur lui-même révèle la grâce de son cœur et la puissance de sa main pour répondre à la difficulté. Quelle bénédiction pour eux, comme pour nous, que la défaillance des siens ne retienne pas la main du Seigneur d’agir en leur faveur !

Quand la puissance de Christ met les ressources terrestres, si petites soient-elles, en relation avec les ressources inépuisables des cieux, le très peu de chose va loin. Ainsi, Christ peut employer un petit garçon en possession de cinq pains d’orge et de deux poissons pour nourrir cinq mille hommes plus les femmes et les enfants !

Lorsque Christ dispense la bénédiction, les hommes reçoivent autant qu’ils en veulent et, même ainsi, quand tous sont rassasiés, il reste un surplus.

Nous avons une grande leçon pratique à tirer de ce récit. Lorsque nous nous trouvons en présence d’une difficulté, ne considérons-nous pas premièrement comme Philippe, que ce qu’il faudrait pour y faire face est hors de notre portée ? Ou bien, comme André, nous comptons nos ressources insuffisantes, au lieu de dire au Seigneur comme Philippe aurait dû le faire : «Nous ne pouvons rien, mais toi, tu peux tout». Une telle confiance l’honore et il ne manque pas d’y répondre. Si Jésus n’est pas physiquement présent avec nous, il n’y est pas moins en réalité et s’occupe de tout ce qui concerne ses bien-aimés avec le même amour. Ainsi, quelle que soit l’importance des difficultés que nous rencontrons chaque jour sur notre chemin, ne comptons que sur lui pour y faire face. Il veut que notre attitude soit celle de gens qui attendent paisiblement, dans la confiance, son intervention, sans être agités, inquiets et doutant de lui. Jésus dit : «Faites asseoir les gens. Les hommes donc s’assirent au nombre d’environ cinq mille». Se représente-t-on une telle foule assise confortablement dans l’herbe, attendant du pain, mais sans aucune ressource apparente ? Seul le Seigneur savait ce qu’il allait faire. Qu’il nous suffise de savoir que le Seigneur sait ce qu’il veut faire à notre égard, dans chacune de nos difficultés, et nous pourrons attendre son intervention dans le calme et la confiance. «Dans la tranquillité et dans la confiance sera votre force», est-il dit à Israël en Ésaïe 30:15. Et encore : «C’est une chose bonne qu’on attende, et dans le silence, le salut de l’Éternel» (Lamentations de Jérémie 3:26).

«Jésus prit les pains ; et ayant rendu grâces, il les distribua à ceux qui étaient assis ; de même aussi des poissons, autant qu’ils en voulaient» (v. 11). Le Seigneur lui-même distribue ; dans les autres évangiles, ce sont les disciples, parce que l’enseignement y est différent ; il s’agissait de leur faire comprendre leur responsabilité, en recevant eux-mêmes du Seigneur ce dont ils avaient besoin pour accomplir leur service, tandis que, dans l’évangile de Jean, on voit le Seigneur opérer toujours lui-même, divinement, au milieu de la ruine et de l’incapacité de l’homme. Les disciples n’interviennent sur son ordre que pour recueillir les restes dont ils remplissent douze paniers, infiniment plus que ce que les cinq pains pouvaient fournir. Nous pouvons remarquer que le Seigneur n’a pas créé les pains ; il aurait pu le faire ; mais il s’est servi de ce qu’avait le petit garçon. Cela nous rappelle qu’à tout âge nous pouvons faire quelque chose pour le Seigneur et pour le bien des autres. Il paraît être le seul à avoir pensé à sa propre nourriture. En acceptant de mettre ce peu qu’il a à la disposition du Seigneur, il devient le moyen de pourvoir aux besoins de cinq mille hommes. Lorsque le Seigneur veut se servir de nous, ne prétextons jamais notre jeunesse ni l’insuffisance de nos ressources ; Il saura, Lui, comment les utiliser (Jér. 1 v. 6, 7). Cela nous enseigne aussi que pour aller en avant dans nos difficultés, nous ne devons pas attendre d’avoir tout ce que nous estimons nécessaire, mais nous servir de ce que nous avons, si peu que ce soit, et le Seigneur, le même aujourd’hui qu’alors, saura multiplier ces ressources par les moyens qu’il trouvera à propos. Cela exerce la foi ; mais si nous ne savons pas comment le Seigneur veut faire, il doit nous suffire de savoir que lui le sait. Remarquons aussi que l’abondance n’autorise pas le gaspillage ; elle doit toujours s’allier à l’économie et à l’ordre. Le Seigneur veut que «rien ne soit perdu». C’est pourquoi il envoie les disciples ramasser les morceaux qui restaient. Il est le modèle parfait placé devant nous dans les plus petits détails de la vie. Il faut être économe et soigneux pour lui ressembler et plaire à Dieu, et non pour amasser de l’argent en vue de sa propre satisfaction.

Les foules ont suivi le Seigneur Jésus. Mais elles sont une fois de plus attirées davantage par sa puissance que par sa grâce et toutes ses perfections morales. Or, l’une ne va pas sans les autres ; une fois de plus Jésus va les manifester ensemble dans cette scène de la multiplication des pains.

«L’homme ne vit pas de pain seulement» a dit Jésus, et lorsque vous rentrerez chez vous tout à l’heure, vous prendrez encore un repas. Mais ce que vous avez reçu là, pendant ce culte, c’est de la nourriture pour votre âme, pour votre coeur, pour votre foi, votre amour et votre espérance. Cette nourriture est surabondante, toujours présente. Le Christ s’est donné à nous, il a nourri notre foi, il nous a unis à lui, et il reste 12 paniers pleins ! Ayant reçu cette nourriture pour notre foi, nous sommes invités à la partager avec d’autres. À nous maintenant d’aller dire la bonne nouvelle de cet immense amour. À nous maintenant que nos coeurs se sont ouverts, de rayonner de la joie et de la grâce de Dieu.

Dieu seul peut créer, Mais il t’appartient de mettre en valeur ce qu’il crée.

Dieu seul peut donner la vie, Mais il t’appartient de la transmettre et de la respecter.

Dieu seul peut donner de croire, Mais il t’appartient d’être un signe de Dieu pour ton frère.

Dieu seul peut donner d’aimer, Mais il t’appartient d’apprendre à aimer ton frère.

Dieu seul peut donner la paix, Mais il t’appartient de réunir.

Dieu seul peut donner la joie, Mais il t’appartient de sourire.

Dieu seul peut faire un miracle, Mais il t’appartient d’apporter tes 5 pains et tes 2 poissons.

Dieu seul se suffit à lui-même, Mais il a voulu avoir besoin de chacun de nous.

Amen.