Prédication du vendredi Saint.

Le message est apporté par le pasteur Samuel Kabo.

1- Né de la poussière JEM 135

1Frères et sœurs, vous qui appartenez à Dieu, vous avez part à l’appel qui vient des cieux. Alors, regardez à Jésus, l’envoyé de Dieu et le grand-prêtre de la foi que nous proclamons.  2Il a été fidèle à Dieu qui l’a établi, comme Moïse, sur toute sa maison.

3En fait, une gloire plus grande que celle de Moïse revient à Jésus, dans la mesure où celui qui construit la maison est plus honoré que la maison elle-même.

4Toute maison, en effet, est construite par quelqu’un ; or, celui qui a construit toutes choses, c’est Dieu.  5Moïse, pour sa part, a été fidèle dans toute la maison de Dieu, en tant que serviteur qui témoignait de ce que Dieu allait dire.

6Mais le Christ est fidèle en tant que Fils, placé à la tête de la maison de Dieu. Et nous sommes sa maison, si nous gardons notre assurance et l’espérance dont nous sommes fiers. Hébreux 3.1

2- Rédempteur admirable AEC 448

Ils arrivèrent au lieu dit Golgotha, ce qui veut dire “le lieu du crâne”. Au-dessus de sa tête, ils placèrent une inscription qui indiquait la raison de sa condamnation : «Celui-ci est Jésus, le roi des Juifs.» Deux brigands furent alors crucifiés avec lui, l’un à sa droite et l’autre à sa gauche

3-Frappe dans tes mains AEC 47

Car, devant le Seigneur, le serviteur avait grandi comme une simple pousse, comme une pauvre plante qui sort d’un sol desséché. Il n’avait ni l’allure ni le genre de beauté qui attirent les regards. Il était trop effacé pour se faire remarquer.

3Il était celui qu’on méprise, celui qu’on ignore, la victime, le souffre-douleur. Nous l’avons méprisé, nous l’avons compté pour rien, comme quelqu’un qu’on n’ose pas regarder. Esaïe 53.5

4- Attaché à la croix 458

Texte de circonstance

Luc 23v1-56

Jean 12v24

Prédication. Prière.

Culte de vendredi saint 2 Avril à 17h30

Luc 23

Jean 12v24

Avec le procès suivi de l’exécution de l’homme Jésus, le Fils de Dieu, le plan du salut est arrivé à son terme (mi-parcours, car la résurrection des morts sera l’apothéose). En pensant, à tort agir au nom de Dieu, les autorités religieuses juives de l’époque, ont ainsi contribué – tout en étant coupables-à l’achèvement du plan de Dieu.

Malgré les tentatives répétées de P. Pilate de déclarer Jésus innocent, celui-ci fut quand même condamné et exécuté. Cette parodie de justice (car c’en est une) a donné satisfaction aux autorités religieuses qui furent particulièrement gêné durant 3 ans par le puissant ministère de Jésus.

Je vous invite à examiner avec moi la suite du récit qui met en évidence diverses réactions que suscite parmi le peuple le sort réservé à Jésus :

.V5, les uns se lamentent

.V35, certains observent seulement et puis s’en vont

.V35-39, d’autres s’en moquent (ricanent) et se moquent du fils de Dieu.

Finalement le soutien offert à Jésus va venir d’une personne inattendue, un illustre inconnu, appelé Simon de Cyrène. Il convient de noter qu’il n’était pas volontaire, il a été forcé par les soldats.

. Des femmes de Jérusalem, devant une telle injustice, ne peuvent que manifestent leur empathie à Jésus que dans les larmes.

Toutefois, un personnage va nous surprendre par sa lucidité. En dépit du caractère horrible des circonstances qu’il était entrain de vivre, un bandit repentant, appelé le bon larron, va discerner même dans sa douleur de crucifié que Jésus ne vit là qu’une étape qui conduira à son règne éternel. (v42) car celui-ci s’adressant à Jésus : « Souviens-toi de moi quand tu viendras pour être roi. » Jésus lui répondit : « Je te le déclare, c’est la vérité : aujourd’hui tu seras avec moi dans le paradis. » Ainsi pour lui, contrairement à l’autre larron, la porte de l’enfer est fermée et est ouverte celle du paradis.

Voyez-vous, ces deux larrons, c’est l’image deux humanités. L’une qui reconnaît en Christ le sauveur du monde, et l’autre, à l’intelligence fermée par diable, méprise, refuse de reconnaître que c’est pour elle que Jésus est entrain de souffrir l’agonie qui a débuté au jardin de Gethsémani, dont le nom signifie littéralement « pressoir d’olives ». Gethsémani est situé sur une pente du Mont des Oliviers, juste en face de Jérusalem, de l’autre côté de la vallée de Kidron. De l’olive pressée sortira l’huile qui guérira l’humanité meurtrie.

Les événements survenus dans le jardin de Gethsémani résonnent à travers les âges. La passion de Jésus cette nuit-là a inspiré des œuvres musicales, des livres et des films depuis des siècles, des deux magnifiques oratorios, inspirés des Évangiles de Matthieu et de Jean, écrits par Jean Sébastien Bach au XVIème Siècle, au film La Passion du Christ continue d’embellir nos quotidiens.

Le Golgotha, qui est le lieu du crâne, fait allusion à Genèse 3v15 : «Je mettrai l’hostilité entre la femme et toi, entre sa descendance et la tienne. La sienne t’écrasera la tête, tandis que tu lui détruiras le talon. »

Ce verset comprend la première promesse implicite du plan rédempteur de Dieu pour le salut de l’humanité, de l’humanité repentante. Il prédit la victoire finale de cette humanité restaurée et celle de Dieu sur Satan et sur le mal qu’il incarne en prophétisant un conflit spirituel entre la postérité de la femme et celle du serpent. Dieu a promis dans Esaïe 7v14 que Christ naitra d’une femme et qu’il sera blessé au talon par sa crucifixion. Quand il aura bu la coupe de péché, portant sur lui-même la malédiction destinée à l’humanité coupable (Paratonnerre).

Cependant, il ressuscitera de la mort pour détruire complètement « écraser » Satan, le péché et la mort afin que la race humaine soit définitivement sauvée. Et voilà prend tout son sens ce verset très puissant : « Voici l’agneau de Dieu qui enlève le péché du monde. » Jean1v29 cf ; bouc émissaire qui porte le transfert de culpabilité.

Un autre verset puissant qui souligne que la vie abondante ne peut que sortir de la mort. Jésus leur répondit : « Oui, je vous le déclare, c’est la vérité : à moins qu’un grain de blé ne tombe en terre et ne meure, il ne reste qu’un simple grain. Mais s’il meurt, il produit beaucoup de fruits. Celui qui aime sa vie la perd, mais celui qui ne tient pas à sa vie dans ce monde la gardera pour la vie éternelle. Si quelqu’un veut me servir, qu’il me suive ; ainsi, mon serviteur sera aussi là où je suis. Mon Père honorera la personne qui me sert ». C’est là l’image que Jésus a employée pour exprimer la puissance de vie spirituelle.

C’est l’un des paradoxes centraux de la grâce. On ne peut pas comprendre l’œuvre de rédemption de Dieu si on ne s’attache pas ce paradoxe théologique, celui de la mort qui conduit à la vie.

La mort conduit à la vie. Venir à Jésus ne s’apparente pas à une négociation, un accord ou un contrat. Venir à Jésus, c’est mourir. Mourir à soi-même. Christ est mort afin que vous puissiez vivre. Maintenant, il vous demande de perdre votre vie afin que vous trouviez en lui la vraie vie, la vie en abondance, la vie éternelle.

D’où ce qui apparaît dans l’atmosphère comme une éclipse : « 9h00 crucifixion et première parole de Jésus sur la croix (Luc 23.34) ; ténèbres à midi (Luc 23.44), abandon pendant 3 heures.

V50 Jésus poussa de nouveau un grand cri et mourut.  Il est apparu plusieurs phénomènes insolites :

1-À ce moment, le rideau (le voile) suspendu dans le sanctuaire se déchira depuis le haut jusqu’en bas. L’image du ciel ouvert, déchiré pour nous faire voir le salut. Désormais, on entre dans la présence que par le seul nom de Jésus, l’unique intermédiaire entre Dieu et les hommes.

2-La terre trembla, les rochers se fendirent, le soleil a rendu son éclat, comme s’il ne voulait pas assister à ce spectacle. La main de Dieu a retenu les anges qui étaient sans doute prêt à en découdre avec les démons.

3-les tombeaux s’ouvrirent et de nombreux croyants qui étaient morts ressuscitèrent.  Ils sortirent des tombeaux et, après la résurrection de Jésus, ils entrèrent dans Jérusalem, la ville sainte, où beaucoup de personnes les virent. Et cela a arraché de la bouche du centurion une confession : « Il était vraiment le Fils de Dieu ! »

Ne luttez pas contre la mort de votre ancienne vie. Au contraire, célébrez la vie qui est la vôtre par grâce, et par grâce seule. Souvenez-vous que votre Sauveur continuera à vous appeler à mourir car c’est le chemin qui mène à la vie. Et le secret de la vie abondante en Jésus le Christ.

Une déclaration à échos prophétique

« Les jours viendront où, de ce que vous voyez, il ne restera pas pierre sur pierre qui ne soit renversée » (Luc 21:6).

Leur Messie leur annonçait que l’édifice le plus important pour leur pays et leur religion allait être entièrement détruit. C’était, à n’en pas douter, inquiétant ! Tous les Juifs se souvenaient des douleurs causées par la destruction du temple de Salomon par les Babyloniens et se réjouissaient de la construction du second temple.

L’idée que ce dernier puisse aussi être détruit devait, à leurs yeux, être impensable, surtout venant de l’homme étant – dans leur esprit – supposé restaurer la gloire d’Israël et expulser les Romains !  Il n’y avait d’ailleurs pas que les implications nationales et spirituelles de Sa déclaration qui les choquait ; c’était aussi l’idée que ces pierres énormes et si impressionnantes puissent être renversées !

Prière

Jésus, ta mort à la croix, annonce une ère nouvelle

Celle du printemps spirituel où tu amènes toute chose à mourir par ta mort

Et à ramener toute chose à la vie par ta résurrection.

Donne nous réaliser non seulement tu as connu la mort pour enlever la malédiction qui pèse sur nous, mais que nous réalisions que nous également sommes morts avec toi, et que désormais, si nous vivons dans la force que produit en nous ta résurrection.

Merci pour la restauration, d’avoir tout remis en endroit dans ma vie.